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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 21:41
Bonjour,

le 9 août 2008, j'ai participé à la première édition de la course Gstaad-Scex Rouge. Il s'agit donc d'une épreuve nouvelle que j'ai voulu découvrir. Pour une première, c'est une très grande réussite. Mais commençons par le commencement. C'est en surfant sur Internet que j'ai fais la découverte de cette nouvelle épreuve venant s'ajouter au choix déjà très vaste des courses en Suisse. Je me suis donc déplacé de mon domicile à Gstaad le vendredi 7 août, pendant l'après-midi. Compter deux heures de voiture. La météo était mitigée, des orages étaient annoncés. Nous sommes arrivé sans encombres, sans pluie. Parcage de la voiture, prise de la chambre puis promenade dans le village. Nous sommes aller chercher le dossard au centre sportif, puis nous avons pris un repas du soir à notre hôtel. Vers 22 heures, dodo, après avoir préparé les effets pour le lendemain.

Le lendemain, la météo s'est arrangée. Il a plus durant la nuit. A sept heures, la température est fraîche, le ciel est bleu. Cela se présente très favorablement. Le départ est à dix heures, sur la Promenade, la zone piétonne de la station.

Samedi matin, 7 heures: il fait beau.

Derniers ajustements avant le départ.

Il y a 451 coureuses et coureurs au départ. 398 franchiront la ligne d'arrivée. Le déchet est important (environ 12%).

C'est parti, pour 2 heures 20 pour le plus rapide, 4 heures 58 pour moi et 5 heures 17 pour le plus lent. 398  concurrents franchiront la ligne d'arrivée. Le déchet est important (environ 12%).

La première partie du parcours (16 kilomètres) se fait sur le fond de la vallée de la Sarine (Saanenland). Cela débute par deux ou trois km sur un chemin bitumé. Ensuite, nous allons progresser sur des chemins blancs et des sentiers longeant les chalets. Le paysage est très vert, l'herbe est grasse. C'est elle qui permet la production de si bons fromages!

Les jolis chalets bernois.

Toujours des fleurs devant les maisons!

Repos bien mérité devant la ferme!

Le fond de la vallée est peu vallonné. En fait, sur les 16 premiers km, il y a environ 300 mètres de dénivelé positif. Les dix derniers km par contre nous verrons grimper de 1590 mètres!

Je n'avais vu de pareils sentiers, pavés!

Le ravitaillement de Gsteig, au km 12.

Au départ de Gsteig, nous sommes encouragés par des sonneurs de cloches.

La flore alpine est toujours superbe.

Ravitaillement de Reusch. Quelques ajustements, consultation de l'horaire...

Après quelques centaines de mètres en sous-bois, la pente s'accentue. A part quelques plissements de terrain, il n'y aura plus de plat jusqu'à l'arrivée.

... et c'est déjà le départ pour la 2ème tranche!

La nature devient plus sauvage.

Cette eau nous indique que les glaciers ne sont pas loin!

La cabane au fond du jardin...

Durant la montée sur Oldenegg, le dénivelé s'accumule.

Toujours plus haut, toujours plus beau!

Au ravitaillement d'Oldenegg, le steelband du Saanenland chauffe l'atmosphère, merci à lui!

Je suis exactement au milieu de la photo (4ème position), photographié depuis le ravitaillement de Olgenegg.

Ravitaillement à Oldenegg.

Cette montée était rude, 601 mètres de dénivelé. En principe, la longueur devait être de 2,5 km et il y avait ici au moins 2 km de plus, sans que l'on sache vraiment pour quelle raison. Mais pour le moment, tout continue à bien aller.

Départ de Oldenegg. Le chemin mérite de moins en moins ce qualificatif. Cela comencce à devenir plus pénible.

Nouvelle étape de 2,5 km avec 606 mètres de dénivelé, jusqu'à Cabane.

Tout de suite le relief est très rude, très technique, retardant la progression. Il n'y a pas de telles difficultés sur le trajet de Sierre-Zinal, par exemple. La troisième tranche mène jusqu'au lieu dit Cabane, 2,5 km pour 604 mètres de dénivelé. Après environ 1 km, je ressens des débuts de crampes dans les mollets. Alors que je n'avais eu aucune crampe à Courmayeur, voilà que cela recommence. Après le Tour de la Vanoise en 2007 et le Défi du Val-de-Travers, c'est la troisième fois que cela m'arrive. Je dois absolument analyser la raison et y remédier.

Le paysage est de plus en plus sauvage et la progression, également en raison de l'augmentation de l'altitude, de plus en plus difficile.

Les zones herbeuses (maigres) alternent avec les pierriers.

C'est ici que les crampes ont commencé. Le terrain est très accidenté et cela demande de gros efforts. Certainement une des raisons qui ont provoqué les crampes.

Le toit pointu, c'est l'arrivée à Cabane. Presque tout à gauche, en dessus du mamelon rocheux émerge dans le brouillard un cube, à peine visible. C'est le restaurant Botta 3000, l'arrivée!

Arrivée à Cabane en vue.

M'y voilà!

Déjà 1500 mètres de dénivelé derrière moi! Plus que 415 mètres à grimper! Les crampes sont reparties, grâce à un automassage et à un ralentissement du rythme.

Les bénévoles étaient au nombre de 170 tout au long du parcours. Merci à eux.

Un nouveau petit ravitaillement et il faut songer à repartir, car l'horloge avance! Je viens de changer de t-shirt, je suis maintenant en blanc. En avant pour la 'dernière ligne droite', comme on dit!

Dès maintenant, plus trace de la moindre végétation.

Vue sur la vallée, on mesure ainsi le dénivelé.

Un peu après le départ de Cabane, un sonneur de cloche nous encourage. L'animation était sympa, pour une première. Peu être un peu à étoffer pour le futur!

Là-haut, l'arrivée de la télécabine, avec le restaurant Botta 3000, lieu également de l'arrivée.

Le dernier km se fait à côté et sur le glacier...

... et dans le brouillard.

Cette balise fouettée par le vent nous indique que nous sommes à 500 mètres du but.

Me voilà en vue de l'arrivée, sortant du brouillard. La température est supportable, car l'effort réchauffe.

J'approche, j'approche...

200 mètres avant l'arrivée, mes cuisses deviennent dures comme de la pierre: des crampes, des deux côtés, terribles. Je m'accroche, je dois absolument arriver avant 15 heures. J'utilise le câble de la barrière et je m'aide en tirant dessus! Je finis au mental!

Je serre les dents!

Encore 10 mètres!

1 minute d'automassage et hop, plus de crampes!

Vue du glacier depuis l'arrivée.

Cabane, vu de l'arrivée. Il m'a fallut xx minutes pour faire ces 2,5 km et 415 mètres de D+.

Nuages d'altitude. Il fait 15 à 20 degrés de moins que dans la vallée.

Après une rapide restauration, descente en télécabine jusqu'au col du Pillon.

A partie de là, on prend le car postal et on retourne à Gstaad.

C'est maintenant le moment de vous présenter un peu la station. Personnellement, je trouve la réputation de l'endroit un peu surfaite. Certes, on voit bien que la plupart des gens qui déambulent dans la rue principale ne comptent pas sur les chèques déjeuners pour partir en vacances! Mais finalement, comme partout en Suisse, il y a des 'bed & breakfast', des appartements de vacances à louer, des restaurants pour 'monsieur tout-le-monde', une Coop, une Migros, etc.  Bref, il y a tout ce qu'il faut, pour (presque) toutes les bourses!

Après la douche, nous repartons nous balader dans le village. L'hôtel le plus connu de la localité est le 'Gstaad Palace Hôtel'. Il est également remarquable par son architecture, assez bizzarre par rapport au cadre alpin. Folies de la belle époque...

Le Gstaad Palace

La rue principale, La Promenade, sans voitures.

Idem.

Balcons fleuris, dans la même rue.

Et pour terminer, une ferme typique de la région.

Je suis très satisfait de terminer un 3ème trail la même saison. Ce parcours est superbe, exigeant. En cas de mauvais temps, les abondons pourraient atteindre 50%. Deux (tous petits) bémols: la date; il n'est peut être pas très judicieux de la fixer le même week-end que Sierre-Zinal. Et deuxièmement, la dotation en 'prix' est vraiment maigrichonne: une casquette et c'est tout! Pas de t-shirt finisher, pas de médaille! Un peu pingre, les sponsors. A améliorer.

La barrière horaire est aussi trop serrée. En cas de mauvais temps, je n'aurais pas pu la respecter.

A part cela, tout fût parfait, merci aux organisateurs, aux bénévoles et aux sponsors. Merci aussi à la photographe de service!

A une autre fois à Gstaad, peut être!


A bientôt.

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Published by Jean-Louis - dans running
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