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25 février 2007 7 25 /02 /février /2007 20:15
Bonjour,

on me dit que je me fais rare sur ce blog. C'est vrai! Cela est dû au fait qu'en hiver l'activité en matière de CAP est réduite. Les années précédentes, j'ai un peu compensé cela par des articles consacrés au ski de fond. Mais cette année, il n'y a pas de neige dans ma région: pour la première fois depuis près de 35 ans, je n'ai cette année chaussé ni mes skis alpins, ni mes ski de fond. Une vrai misère...

Parlons alors du marathon de Paris pour lequel je me prépare depuis plusieurs semaines. Demain lundi 26 février 2007, je vais faire la 13ème séance du plan d'entrainement qui en compte 32 (le marathon étant la 32ème). J'arrive donc bientôt à la moitié. Le 4 mars, je devrai faire un test consistant à couvrir 21 km en 120 minutes. Du résultat de ce test dépendra la suite de l'entrainement: soit je continuerai comme prévu dans le plan dont il est question dans l'article précédant (vous pouvez y accéder en cliquant ici), soit j'adapterais les fréquences selon une formule qui vous sera révélée en temps utile.

En attendant, j'ai fais le 21 février dernier un test (pas prévu par le plan) sur un quart de marathon à courir en 60 minutes. J'y suis arrivé assez facilement, mais je ne suis pas vraiment rassuré. C'est le test sur 21 km qui devra le faire.

Le plus difficile, dans ces périodes de doutes et d'entrainement, c'est de rester motivé. C'est pourquoi je recours aux souvenirs, par exemple à mon arrivée du marathon de New-York 2001...



A bientôt
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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 16:33
Bonjour,

pour 2007, les choses sérieuses commencent: le 29 janvier,  j'ai débuté le plan d'entrainement 'marathon en 4 heures'. Tel est en effet mon objectif pour le 15 avril 2007: terminer le marathon de Paris avec 3:59:59 au maximum. Cela fait plusieurs années que je cherche à passer la barrière chronométrique 'mythique' des 4 heures, sans succès jusqu'à maintenant.

Mes marathons courus à ce jour:

21.08.1999: Marathon du Val-de-Travers en 4:24.56,9 (moyenne montagne, il y a 18 mois que je me suis mis au sport et donc à la CAP);
24.10.1999: Lausanne en 4:12.14,8;
16.06.2000: Bienne en 4: 39.35,0 (chaleur et parcours erroné, environ 45 km);
22.10.2000: Lausanne en 4:15.42,4 (chaleur et mauvaise gestion du premier semi);
04.11.2001: New-York  en 4:26.39,0 (chaleur et décalage horaire; OK jusqu'au semi);
17.08.2002: Marathon du Val-de-Travers en 4:38.44,9 (moyenne montagne, maux de ventre);
21.08.2004: Défi du Val-de-Travers détourné en marathon pour cause de ... neige! (tempo pour les 72 km; chrono: 4:45.38,03);
23.10.2005: Lausanne en 4:01.46,5, mon meilleurs temps sur cette distance;
22.10.2006: Lausanne en 4:18.06,8 (OK jusqu'au semi, ensuite la cata!).

Si je n'ai rien oublié, Paris 2007 sera donc mon dixième marathon! Vous pouvez voir le parcours en vue d'avion ici (menu La course > Parcours > Google map).

Je me suis toujours entrainé avec un plan pour 3h30, en me disant que ensuite il serait plus facile de faire 4h... Ceci à l'encontre de tous les conseils que j'ai lu dans les magazines spécialisées et autres ouvrages traitant de la CAP. Cette fois, c'est décidé, je prends un plan adapté à mon objectif, soit 4 heures. Ce plan, contrairement à l'autre, se base sur la FCM. J'ai donc fait l'acquisition d'un cardio-fréquencemètre et cette fois, je vais me plier à cette contraignante discipline. Cela devrait (toujours selon les théoriciens) aussi me permettre de perdre les quelques kilos pris durant l'hiver (à condition d'aussi surveiller l'alimentation). A ce jour, j'ai fais les trois premières séances et pour le moment, tout va bien!!!

Vous pouvez accéder à ce plan en cliquant ici.

A bientôt
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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 14:17
Bonjour,

plusieurs bloggeurs m'ont posé des questions par rapport au froid. Bien sûr, c'est pas toujours évident de sortir selon la météo en cours. Personnellement, seule la pluie me retient. Et encore, si je suis sur un objectif 'impératif', je n'hésite pas à me mouiller (mais pas trop). Les rafales de vent me retiennent aussi, cela peut  être dangereux. Par contre, le froid, jusqu'à environ moins 5 degrés ne me gêne pas, surtout si le ciel est bleu! Par temps de brouillard, c'est plus ennuyeux, cela 'transperce'. Pour oublier l'environnement (mais pas trop, il faut être attentif à ce qui nous entoure, aux réactions de notre corps), je me dote d'un lecteur MP3, sur lequel j'écoute 'Les grosses têtes' de Philippe Bouvard, podcastable sur RTL. Avec cet instrument aussi il faut faire attention, qu'il ne masque pas le bruit des voitures, par exemple. La course à pied (CAP) produit un réchauffement du corps, une grande (trop grande à mon avis) partie de notre énergie sans va sous forme de chaleur. Nous ne sommes pas, de ce point de vue, d'une rentabilité extraordinaire! Donc en principe, si on est habitué à courir sous les basses températures, on ne devrait pas avoir froid. mais si on transpire, il ne faut pas trop s'arrêter en route et si à la fin de la sortie on ne rejoint pas immédiatement son domicile, il faut prévoir du linge de rechange.

Voici quelques trucs pour atténuer les morsures du froid.

1. cela peut sembler être une lapalissade: s'échauffer avant de courir, mais le faire à l'intérieur; attention de ne pas transpirer.

2. porter plusieurs couches au lieu d'une grosse polaire; on peut ainsi enlever/mettre des couches selon la température; peut nécessiter un petit sac à dos, il en existe de très légers pour le running;
choisir des vêtements adaptés à la CAP.

3. commencer sa séance contre le vent, alors que l'on est encore sec; et au retour, il nous aidera à surmonter la fatigue;

4. Si la sortie est longue, prévoir du ravitaillement solide, sous forme de gel, de glucose ou de fruits secs. Il s'agit d'ingurgiter de petites quantités, la digestion se faisant difficilement durant la CAP.

5. Les habits que vous portez doivent être tempérés avant de sortir, c'est à dire qu'ils ne doivent pas être froids, parce qu'entreposés dans une pièce non chauffée, par exemple. De même pour les chaussures. De plus, les gants, bonnet, chaussettes, sous-vêtements doivent être adaptés à la température. Les vêtements sombres absorbent plus de chaleur que les vêtements clairs. Attention cependant à être visible. En plus de marque réfléchissantes, il peut être judicieux de se muni d'une lampe frontale (nuit, brouillard).

6. La tête agit comme une cheminée: si vous avez froid à la tête, vous aurez froid partout. Donc, couvrez-là!

7. Je suis toujours consterné de voir, par temps chaud, le pourcentage de coureurs ne prenant aucune boisson durant leur séance, ce qui est une hérésie. Seul un sur dix prend la peine d'emporter un bidon. JE NE SORS JAMAIS SANS EAU, MÊME EN HIVER! Car la respiration d'air froid et/ou sec déshydrate. Il faut donc régulièrement (toutes les dix minutes environ) avaler une/deux bouche/s d'eau tempérée. Par temps froid, 30 grammes de sucre par litre d'eau suffisent, ou alors une boisson de sport du commerce fortement diluée (elles contiennent toutes trop de sucre). Franziska Rochat-Moser ne buvait que du coca coupé à l'eau. Avec le succès que l'on sait...

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas.

A bientôt
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1 janvier 2007 1 01 /01 /janvier /2007 18:21
Bonjour,

en ce premier janvier 2007, j'adresse mes meilleurs voeux à tous les habitués de ce site de CAP.

Il est temps de tirer un bilan de cette année 2006 écoulée. Jusqu'au 22 octobre 2006 y compris, date du marathon de Lausanne, vous savez déjà tout. Depuis cette date, je n'ai pas fait grand chose du point de vue sportif, pour deux raisons au moins. En premier lieu, mon boulot m'a pris beaucoup de temps jusqu'à la fin de l'année. Cela devrait dès maintenant se détendre un peu et me donner l'opportunité d'augmenter le temps à disposition du sport. Il y avait aussi une certaine dose de saturation. Avec la nouvelle année arrive une motivation nouvelle aussi et la fin de cet article sera consacrée au programme envisagé pour 2007.




Je suis content de la fréquentation 2006. Depuis sa création (mai 2005), le blog a été visité par 41'289 visiteurs uniques et 95'412 pages ont été vues. La journée record est le 22.12.2005 avec 723 pages vues et le meilleur mois est janvier 2006 avec 7'182 pages visitées. Les statistiques 2005 sont visibles ici.

La fin de l'année 2006 étant plus printanière qu'hivernale, j'ai terminé décembre par un tour de la Thielle, 13 km en 1:18:53. En 2006, j'ai couru en tout 1'646 km, soit environ 90 de plus qu'en 2005.

31 décembre 2006, dernière sortie, il fait 'chaud', presque trop. Quelques calories brûlées, vite retrouvées pendant le réveillon...


Programme 2007:

- 17 mars 2007: 15 km de Kerzers;
- 15 avril 2007: marathon de Paris;
- 1er juillet 2007: Tour des Glaciers de la Vanoise;
- 27 août 2007: CCC - Courmayeur-Champex-Chamonix (UTMB);

Pour le reste de l'année, je n'ai pas encore décidé, on verra en son temps.

Je dois maintenant préparer mes programmes d'entraînement, je vous en ferai part le moment venu.

Je vous souhaite une bonne année 2007, pleine de courses.

A bientôt, Jean-Louis
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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 14:27
Bonjour,

dans l'un de mes premiers articles, j'avais présenté un plan pour débutant (voir ici). Si j'en crois les messages reçus, ce plan rencontre un certain succès. En effet, plusieurs internautes m'ont envoyé un message allant dans ce sens. J'ai pensé qu'il serait intéressant de rapporter ces commentaires dans un article, ceci bien sûr dans le but de susciter de nouveaux 'talents'.

Le plan est téléchargeable en PDN ici (merci à Churchill).

De certains correspondants, je ne dispose que du prénom et/ou du nom, donc pas de la région de résidence. Cela n'a pas trop d'importance, car la CAP (course à pied) peut se pratiquer partout.

Je vous présente les témoignages dans l'ordre ou ils m'ont été remis.

1. Le témoignage de Ciodini Jean-Pierre, Suisse

J'ai acheté un jour des runnings, c'étaient des Reebook, et elles m'ont donné envie de courir.

C'était au printemps 2005.

J'ai commencé comme ça, ça me plaisait bien mais je m'essoufflais très vite et je commençais à avoir des douleurs aux genoux, alors j'ai fais une recherche sur le net et je suis tombé rapidement sur ton blog.

Je dois dire que je n'étais pas très sportif, voire pas du tout, juste un peu de vélo pour me déplacer et du parapente, mais ça c'est pas du sport, s'asseoir dans les airs! Bon il y a quand même la marche d'approche, mais à Genève , en volant au Salève, c'était assez limité !!
Vu que j'avais envie de faire un sport simple, qui ne coûte rien, à part des efforts, et que j'ai envie de durer le plus longtemps possible, ce plan progressif m'a tout de suite plu, je me sentais guidé, et c'est vrai que semaine après semaine je me rendais compte de l'amélioration de ma condition physique, tout en étant si progressif que ce n'était pas difficile de continuer.

Je suis devenu de plus en plus enthousiaste au point de penser à m'inscrire à une course, pour voir. J'ai alors regardé quelle course arrivait plus ou moins au terme du plan, et j'ai trouvé le demi de Jussy, comme j'arrivais à la fin du plan, je me suis dit que dix kilomètres ça irait comme première course de ma vie. Hop-là, j'ai eu mon premier dossard et c'est parti, je suis pas arrivé premier, mais c'est pas grave, l'important c'est de participer, n'est-ce pas ?
Mon chrono fut quand même honorable, 48 minutes, pour une première, j'étais bien content.

Je suis sur que c'est grâce à ce plan que j'ai pu arriver jusque là sans me blesser, depuis je continue à courir, d'ailleurs comme ça m'a bien plu, je me suis inscrit après la première, au semi-marathon de Lausanne, que j'ai terminé en 1 h 55, bien moins mal qu'après le dix kil, sans crampes et en pouvant accélérer sur la fin.

Ce que j'aime dans la course à pied ce sont les sensations de liberté, de bien-être que je n'avais jamais ressenti jusque là. Et c'est tellement simple !

Cette année, je ne m'étais pas encore inscrit à une course, mais voilà chose faite pour début décembre, la course de Noël, à Sion (33:34:10), j'ai déménagé avec ma famille dans cette magnifique région et les paysages donnent envie d'en faire partie en courant, voilà, c'est bien un peu ça que je ressens, je fais partie du tout, et c'est ça qui me plait.

Voilà ce que je peux dire pour le moment, aussi merci d'avoir mis en ligne ce plan que j'ai d'ailleurs recommandé à d'autres débutant qui ont été ravis.

Sur cette photo du 10km de Jussy (canton de Genève, 2005), Jean-Pierre est dernier.
Mais il
ne fût pas le dernier du classement.

Merci à Jean-Pierre

2. Le témoignage de Amaya, France (ouest)

A Noël dernier (2005) je recevais mes premières chaussures ainsi qu'un cardio frequence-mètres...J'avais décidé de courir pour améliorer ma condition physique, je m'étais mise à faire du sport depuis le début de l'année et je sentais combien je manquais de condition. Je détestais courir, comme beaucoup je pense, il m'était difficile de faire 15 minutes sans pester et sans "cracher mes poumons". J'ai cherché un plan pour débutant et celui de Jean-Louis me semblait non seulement abordable mais surtout encourageant. La première fois où j'ai tenu 30 minutes sans m'arrêter, je n'y croyais pas! Ma fréquence cardiaque m'inquiétait, à en croire la machine, je frôlais la crise cardiaque à chaque sortie, mais je voulais continuer à progresser, je sentais surtout les bienfaits lors de mes autres activités sportives. Ce fût le déclic pour arrêter de fumer! Et chaque entraînement devenait bénéfique. Puis j'ai atteint 1 heure de course sans arrêter, d'abord avec difficulté puis par la suite 1h20, 1h30, avec plaisir, plus ça allait plus je me sentais bien. Je ne cours pas vite mais je cours régulièrement à monr ythme et je prends plaisir, beaucoup de plaisir. Le 12 novembre dernier, je passais la ligne d'arrivée d'un semi-marathon, après 2h14 de course sans m'arrêter, pendant lesquelles j'ai vécu des sensations exceptionnelles, énormément d'émotions. Ce plan m'a donné confiance, je m'appuyais dessus pour remplir mes objectifs et la régularité à fait le reste. Maintenant, j'aimerai passer la barre des 2 heures!

Ne
pas baisser les bras! Détermination! Et beaucoup de plaisir!

Amaya m'a donné une vignette de son arrivée du semi de Béhobie, je compte sur une nouvelle photo, car sur celle-ci on voit bien qu'elle est heureuse, mais on ne le voit pas assez!!!

Le commentaire de Jean-Louis: après moins d'une année, Amaya a déjà beaucoup d'expériences! Dans la CAP, mais aussi par rapport à la vie, qui se mérite qu'en se battant (pour de justes causes, bien sûr). Bravo Amaya, dans une année tu fais un marathon!

3. Le témoignage de Christian, France

Le témoignage de Christian est assez long, mais plein de bon sens. Il devrait en particulier intéresser grandement les personnes ayant des problèmes de poids. Quand au temps que cela prend, évidemment, on a rein sans rien. Mais on peut aussi agrémenter certaines sorties monotones. Par exemple, j'écoute les grosses têtes de Philippe Bouvard sur mon MP3 (podcastables sur RTL). Et comme je rentre le soir à la maison par le train, je descends quelques stations plus tôt et je finis en courant. la perte de temps est ainsi limitée!

A) La course à pied? Quelle horreur!
En fait, pour moi, avant, la course à pied, c'était le cross annuel du collège. En bref : une corvée. Fallait faire un tour d'un lac artificiel, et c'était chronométré, et noté par des profs de sport (dont certains ne devaient plus avoir fait de sport depuis quelques années, vu leur embonpoint).Y'avait aussi le camion-sono qui jouait de la musique naze, et des parents qui étaient là pour encourager leur rejeton. Il manquait que la baraque de frites...

J'allais oublier le froid qui nous brûlait les bronches, parce que naturellement, on faisait ça au milieu de l'hiver. Bref pas très motivant tout ça.

B) Le besoin et la motivation
Et puis, il y a 4 ans, je me suis mis au parapente. Et pour ça, il faut un certificat médical. Déjà à ce moment là, le médecin me fait remarquer que mon pouls est un trop élevé et me conseille de développer "le foncier" par la marche, la course ou le vélo. Comme je suis hyper sportif et très motivé par ce genre de choses, je n'ai évidemment rien fait. L'année dernière, rebelotte (le certificat étant valable 3 ans). Là, il refait les mêmes remarques sur le rythme cardiaque et me dit aussi que ma tension est limite. Peu de temps après, une visite médicale au boulot donne à peu près la même chose. Le médecin du travail, prenant mon pouls, me demande même si je suis venu en courant. Il me dit aussi que je devrais perdre au moins une dizaine de kilos. Vous vous doutez bien les conséquences que j'en ai tiré : rien.

Et puis finalement, l'idée a quand même fait son chemin. Surtout quand, un jour de sortie parapente où ça ne volait pas, on est allé faire une randonnée en montagne. Au retour, nous nous assoyons en terrasse devant une bière. Un membre du club nous explique les différents régimes de consommation de l'énergie par le corps humain selon la vitesse du cœur. En gros, son exposé nous indiquait que l'on consommait des graisses jusqu'à un rythme de 130 bpm environ qui correspond au début de l'essoufflement.

Et puis. Et puis, le soir même, les conditions aérologiques s'améliorant, il y a peut-être moyen de faire un petit vol. Nous voilà donc parti dans un chemin légèrement montant. Là, par curiosité, je prends mon pouls. 160 ! Pourtant je ne suis pas essoufflé. Je me demande alors à combien j'étais pendant la randonnée, lorsque j'étais essoufflé. Surtout, je me dis qu'il faut faire quelque chose (note : je ne savais pas à cette époque que la bière avait aussi peut-être un petit effet ;-).

C'était mi-mai. J'ai alors parcouru Internet sur les différents forums, et notamment votre blog et ce plan. J'ai aussi relevé mon pouls au réveil : il tournait entre 82 et 86. En journée sans forcer, j'atteignais assez souvent les 100 ou un peu plus.

C) C'est parti
Finalement j'ai commencé le plan début juin.

Globalement, j'ai choisi ce plan parce qu'il était directif, et simple. Notamment, il ne disait pas "écoutez votre corps" ou "commencez en ne courant que 20 minutes, mais surtout sans être essoufflé". En effet, je savais très bien que si il fallait que je ne sois pas essoufflé, il valait mieux que je renonce tout de suite : 15 à 30 secondes de course me suffisaient amplement à être essoufflé, même en courant le plus doucement possible. A la limite, en marchant vite, j'étais déjà un peu essoufflé.
Bon c'est parti. Effectivement, les premières semaines, je suis très essoufflé. Les deux minutes entre deux temps de course ne sont pas suffisantes pour retrouver complètement une respiration normale. A partir de la deuxième semaine, j'ai aussi mal à l'avant du tibia au moment où je commence les deux minutes de marche (ça me fait moins mal quand je cours que pendant la marche qui suit). Je commence aussi à faire des étirements à partir de ce que j'ai trouvé sur le site volodalen.com.

Ce phénomène de douleur devant le tibia durera jusqu'à la 8ème semaine environ. La 8ème semaine, justement, je commence à sentir que mes jambes changent: ce serait pas un muscle, là ? Il y a un autre truc incroyable : mon pouls au repos baisse à une vitesse incroyable :

1 semaine : 76

2 semaines : 68

4 semaines : 63

Cela dit, au cours des 9 premières semaines, il n'a pas été facile d'ajouter chaque semaine les quelques minutes de course en plus. Entre la 9ème et la 10ème semaine, il fait froid et il pleut (on est en août), j'ai pas envie d'aller courir et je n'y vais pas. Je commence donc la 10ème semaine du plan après une semaine de "vacances". Et là c'est le miracle : je cours beaucoup plus facilement le programme prévu. Toujours essoufflé, mais beaucoup moins de douleurs. Le souffle a le temps de revenir pendant les deux minutes de marche entre les intervalles de course.

A partir de là, ça n'ira qu'en s'améliorant.

Vers la 13ème semaine, mon pouls au repos qui était descendu à 61 remonte à 68. J'en discute avec une amie qui court depuis 3 ans, et qui me dit que je cours trop vite, qu'il faut que je ralentisse. C'est vrai que, comme ça devenait plus facile, j'avais tendance à vouloir accélérer. J'avais oublié qu'"on ne court jamais trop lentement", comme dit le plan. Je re-ralentis donc l'allure, et la semaine suivante, tout rentre dans l'ordre.

Finalement, le 10 octobre, je cours une heure pour la première fois de ma vie. Pas très difficile. Quelques moments d'essoufflement léger, mais   en ralentissant, le souffle revient rapidement. Le plan aura été étalé sur 18 semaines : 16 semaines de programme et 2 semaines de "vacances" (la deuxième, c'était une petite visite de Barcelone entre la 15ème et la 16ème semaine du plan. Là, la majeure partie de mes déplacements s'est faite à pieds. J'évalue à un peu plus de 20 km par jour la distance parcourue. J'avais pris les chaussures pour courir, mais j'ai pas eu le courage)

D) Et maintenant ?
Maintenant je vais courir à peu près 3 fois par semaine pendant une heure environ. Sans aucun problème et sans essoufflement. Je parcours entre 8,3 et 9,3 km (d'après google) pendant cette heure. Voila. Maintenant, le prochain objectif est d'atteindre une vitesse de 10km/h sans être essoufflé, histoire de pouvoir aller courir avec d'autres personnes sans les ralentir trop.

Je vais aussi retourner voir mon médecin pour vérifier qu'il n'y a pas de problème, et peut-être voir s'il faut qu'il me prescrive un test d'effort ou ce genre de chose, ne serait-ce que pour permettre d'améliorer l'efficacité de mes sorties.

E) Bénéfices
ça fait 6 mois (hier) que j'ai commencé à courir avec le plan.

  • L'objectif principal était de réduire ma fréquence cardiaque, et c'est pleinement réussi. Mon pouls est maintenant entre 56 et 60 au réveil (contre environ 84, il y a 6 mois).
  • En terme de poids, peu d'effet pendant l'application du plan (je suis passé de 91 à 89 en 4 mois). Par contre, depuis la fin du plan (deux mois) je suis plutôt sur un rythme de -1,5kg par mois. Et cela commence à se voir nettement au niveau des pantalons où je ne rentrais plus, et où je rentre à nouveau avec de la marge.
  • En terme d'énergie, j'ai plus la pêche qu'avant. Je me sens mieux, moins fatigué. J'ai même l'impression d'avoir les idées plus claires. Et à la limite, quand je laisse passer 4 jours sans courir, ça me manque...
  • Seul inconvénient : en terme de temps disponible, évidemment, ça me prend un peu plus de 4 heures par semaine (3 heures de course + étirements + douche). Mais comme, finalement, ce n'est pas désagréable...

 Bref, que du bonheur. On est bien loin du cross du collège.

Encore merci pour ce plan pour débutant (et félicitations pour l'UTMB je suivais tes entraînements de plusieurs heures quand je tirais déjà la langue après 4 minutes de course.

Merci Christian.


4. Le témoignage de Delphine, France (Sèvres)

Bonjour,

Voici mon commentaire : je n'avais pas fait de sport depuis un long très long moment et puis certaines collègues de bureau se sont mises à faire du jogging et des compétitions; j'avoue que cela me laissait un peu sur ma faim. Fin octobre 2006, je décide de reprendre une activité sportive et en cherchant sur Internet je tombe sur votre article et plan de courses. Cela a été décisif non seulement parce qu'étant seule je ne pouvais faire n'importe quoi mais parce qu'il correspondait à mes attentes (marche course...); voici un mois que je cours (j'ai aussi entrainé mon mari dans ce projet) et j'arrive à faire 3x10mm de course sans être fatiguée avec bien-sûr toujours un repos en marchant. Un petit soucis de douleur aux genoux m'arrête dans mon élan et j'espère que je pourrais reprendre d'ici peu.
Finalement être seule me posait problème plus maintenant et je découvre la joie d'être proche de la nature et loin du monde professionnelle. J'en suis à ma 4è semaine mais je ne peux pas encore faire 30 minutes sans m'arrêter; je fais à mon rythme comme le plan et peut-être qu'en septembre je ferais la PARISIENNE; en fait de compte, je cours toute seule et ça me convient mieux étant donné que la présence féminine m'agace un peu.

Le commentaire de Jean-Louis: merci Delphine. On compte sur une photo de toi à l'arrivée de la Parisienne!!! Il semble que le problème des genoux soit récurrent chez les débutants. En cas de fortes douleurs, allégez l'entraînement, voire stoppez une semaine. Si cela est douloureux et persistant, voir un médecin du sport. Mais souffrir un peu (raisonnablement) est normal. Si non, cela serait trop facile!!!

5. Le témoignage de Churchill (blogoshère)

Aller directement sur le blog.

Voilà, j'espère que d'autres se mettront à la CAP, grâce a ces quelques encouragements!

A bientôt.
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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 18:27
Bonjour,

depuis le marathon de Lausanne, j'ai un peu levé le pied, c'est le cas de le dire! D'abord, je me suis reposé 3 semaines, sans aller courir. Il faut aussi écouter son corps et se reconstruire, pour mieux repartir! Ensuite, j'ai repris les sorties, mais modestement, une-deux fois par semaine, juste pour entretenir la forme. Il faut savoir que durant les 3 semaines d'arrêt, j'ai pris le même nombre de kilos, sans pour autant manger plus que d'habitude! C'est vrai qu'il y a aussi une question d'âge, on prend plus vite et plus facilement une fois dépassée la quarantaine. Ce qui pour moi est largement le cas!

Pour le moment, je n'ai pas encore arrêté mes buts pour 2007. Cela se dessine gentiment dans ma tête et le fruit de mes réflexions devrait bientôt être mûr.

En attendant, je vous présente l'un des lieux favoris de mes sorties, le bord du canal de la Thielle. Avec le trajet Ins-Gare de Marin, c'est l'un des deux endroits qui se prêtent le mieux pour moi en période hivernale. Il faut dire que cette année, les joggeurs sont gâtés au niveau température. Sachez qu'il y a encore deux semaines, je ramassais encore quelques fraises dans mon jardin!

Donc ce samedi 18 novembre 2006, je sors de chez moi pour 12-13 km de résistance douce. Il fait beau, tenue: corsaire et sweet-shirt. Après un km à travers champs et une petite descente, j'arrive au bord du canal.

Le canal de la Thielle. En face, la rive bernoise.

Le canal est bordé de deux chemins blancs, surtout fréquentés par des promeneurs à pied, à vélo et à cheval. Pas trop de chiens et je n'ai jamais eu de problèmes avec eux, en général les maîtres sont bien éduqués '-). Encore un km et en face voici le château de Thielle. Cette bâtisse, autrefois neuchâteloise se trouve aujourd'hui en terres bernoises. Des échanges de terrains ont en effet eu lieu à la fin du 19ème siècle, lors de la correction des eaux du Jura. Le cours du canal a été déplacé et Neuchâtel a cédé ce terrain contre d'autres... mais sans château.

Le château de Thielle, encore caché par le feuillage de l'été indien.

Au km 4, il y a un petit mémorial rappelant qu'ici s'est noyé un ouvrier occupé aux travaux de l'Expo02. Si tout le monde a oublié ces fumeuses festivités, la famille et les amis de Goran ne l'ont pas oublié, lui, car cette stèle est toujours fleurie, été comme hiver.

Je ne sais pas si Goran me voit passer mais je lui fais toujours un petit signe.

Je passe maintenant à proximité de la raffinerie de Cressier. Cet endroit est assez paradoxal: au loin, il y a de hautes cheminées crachant flammes et fumées et en même temps, l'endroit étant sécurisé, il a gardé une certaine sauvagerie naturelle. Et l'un dans l'autre, la raffinerie, on ne la voit plus, camouflées qu'elle est par les épais feuillages.

Le chemin, rectiligne, le long de la raffinerie.
Ce parcours de 12-13 km est plat de chez plat et assez rectiligne. Entre deux séances avec dénivelé et aussi pour les séances douces, je trouve ce terrain idéal. Il permet aussi de faire de la vitesse et donc de se tester. Je le parcours tout au long de l'année et il est chaque fois différent si on sait regarder les transformations de la nature.

Heureusement, la correction des eaux du Jura (autrefois la zone était souvent inondée et insalubre) a laissé quelques bras de la 'vieille Thielle', comme sur la photo ci-dessous. Ces zones sont protégées, on peut même y voir des castors.
Un bras de la vieille Thielle, des airs de bayous de Louisianne.

Juste avant de prendre le chemin du retour.

J'arrive maintenant à proximité du vieux bourg du Landeron qui mérite à lui seul un reportage mais que mon chemin évite. Je traverse le pont routier qui à cet endroit relie les deux rives du canal. Je suis donc maintenant sur le territoire bernois.

Le canal vu du pont, en direction de Marin. Le ciel est encore tout bleu, la température agréable...

En effet, deux kilomètres plus loin, le ciel à complètement changé, heureusement, la température reste douce.

Pleuvra, pleuvra pas?

Gentiment, on se rapproche du point de départ. Voici l'entrée du château de Thielle, vu cette fois de l'autre côté. Pas mal comme résidence...
Le château, côté face. Propriété privée qui ne laisse rien voir.

Après avoir de nouveau traverser le canal par un pont routier, j'attaque la seule petite montée et j'arrive au fabuleux domaine de Montmirail. Eh oui, Montmirail c'est là, à proximité de chez moi. D'ailleurs je croise fréquemment Jacquouille dans les environs...
Le magnifique domaine de Montmirail.

Me voilà de retour, c'était une belle sortie, certes un peu lente (à cause des prises de photos), mais bien belle quand même.

Il est temps d'arriver, il pourrait bien pleuvoir...


A bientôt
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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 12:50
Bonjour à tous,

c'est avec un mois de retard que je fais ce petit mémo sur ma participation au marathon de Lausanne 2006. Les raisons de ce silence sont au moins au nombre de deux. Tout d'abord, je dois faire face à une surcharge de travail dans ma profession. La deuxième raison est la déconvenue que j'ai subie à Lausanne. Alors que j'ambitionnais de passer sous les 4 heures, j'ai fais 4 heures et 18 minutes! Il s'agit de mon plus mauvais temps sur marathon, excepté New-York en 2001 ou j'avais délibérément décidé de courir 'lentement', pour mieux profiter de l'ambiance.

Il ne m'a pas fallut beaucoup de temps pour analyser les raisons de cette contre-performance, et surtout pour trouver la raison principale: la chaleur. Alors que la température était plus qu'agréable au départ, avec le soleil et un beau ciel bleu, il faisait à la Tour-de-Peilz (semi-marathon) environ 20 degrés. Je sais depuis longtemps que mes performances en course à pied baissent dès que la température dépasse 14 degrés.

En 2005 j'avais fait 4:01:46.5. J'avais fléchi dans les cinq derniers km. En 2005, j'ai passé le semi en 1:55:37, cette année en 1:55:57. J'étais donc tout à fait dans le rythme à ce moment là. C'est au km 27 que cela s'est gâté: j'ai tapé droit dans le mur, le fameux mur du marathon. En 2005, cela m'étais arrivé 10 km plus loin. J'ai eu de gros problèmes jusqu'au km 37, puis j'ai pu à nouveau un peu augmenter la cadence, mais c'était trop tard. En 2005, j'ai fait le 2ème semi en 2:06:09 et cette année en 2:22:09. J'ai donc perdu 16 minutes de plus que l'année passée sur le 2ème semi!

Un ami m'avait mis en garde: le marathon de Lausanne est trop difficile pour vouloir y faire une perf. Il avait raison. Ce n'est que partie remise: je suis inscrit pour Paris 2007!

Arrivée à Lausanne.

Bon, cela n'est pas grave, sauf que cerise sur le gâteau, je me suis fais piquer mon porte-monnaie au vestiaire pendant le marathon...

Vous pouvez également visonner l'arrivée ici: http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/05/93/69/19328.wmv


A bientôt
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7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 16:16
Bonjour,

aujourd'hui et avant de reprendre la thématique de la course à pied, je veux encore vous parler d'une petite excursion en terres fribourgeoises, plus précisément en Singine, à la frontière de la Gruyère.

Le 18 octobre 2006, attentifs aux prévisions de la météo annonçant un changement de temps, nous sommes partis par un beau matin d'automne, avec comme but de monter sur le Patraflon! Drôle de nom, pour une montagne! D'une altitude de 1'916 mètres, ce sommet des pré-Alpes fribourgeoises sépare deux vallées diamétralement différentes. La première, sauvage à souhait, peuplée uniquement de cinq ou six métairies d'alpage, fermées en cette saison, est très sauvage, avec une végétation maigre. On devine que les éléments doivent donner à cet endroit cet aspect particulier, presque effrayant. J'ai passé quelques semaines dans cet endroit lors de mon école de recrues, en hiver. Nous montions tous les jours (sauf en cas d'avalanches), depuis les cantonnements du Lac Noir, chargés comme des baudets de munitions, d'armes et de subsistance. Le cerise sur le gâteau était quand nous avions l'immense plaisir de passer la nuit dans l'une des écuries de cette haute vallée. Nous n'avons enlevé nos pantalons que la première nuit, car le lendemain ils étaient gelés et il fallait les taper contre un mur pour les assouplir...

Revenons à nos moutons. Après un court trajet en train jusqu'à Fribourg, puis en bus jusqu'au Lac Noir, nous commençons notre grimpette. En quelques brefs kilomètres, nous passons de 1'046 mètres à près de 1'600 mètres d'altitude. A la fin de cette première montée, très raide, nous arrivons à l'entrée de la vallée dont j'ai oublié le nom complet, qui commence par 'Breca'. Nous cheminons dans cette vallée sans croiser quiconque pendant deux ou trois kilomètres. Le sol est assez vallonné, les chemin sont bien entretenu. J'entrevois là un futur terrain d'entraînement...

La voilà, cette vallée, au premier abord plutôt inhospilalière. Pas un bruit, même pas un torrent!

Nous avons maintenat quitté cette haute vallée et approchons du sommet.

N'y a-t-il pas du Mordor, dans ce paysage?

A noter qu'au départ, le soleil était bien là, et au retour, celà sera aussi le cas!

Voilà le Patraflon. Ce nom est sans doute issu du patois fribourgeois!

Depuis le sommet, on a une belle vue sur la verte Gruyère. Quelle différence! Au centre, le couvent de la Valsainte.


Dans l'autre direction, on devine au loin les crêtes du Jura, dans la brume.

L'autre versant n'est pas plus doux que le premier. Cependant, le chemin, quoique parfois un peu raide est très bon. Un bon point pour les personnes qui entretiennent les chemins du canton de Fribourg!!! Au loin, le Lac Noir que nous devons rejoindre. Le soleil est de nouveau là. En fait, le ciel ne s'est pas couvert puis découvert. C'est qu'il y a un micro-climat dans la Breca.

Un dernier regard sur la Gruyère...

Je pense que je reviendrai m'entraîner ici. On peut facilement faire deux fois le tour en une journée, ce qui ferait 1800 mètres de D+ assez rapidement...

A bientôt
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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 08:58
Bonjour,

j'ai été absent de ce blog plus d'un mois et demi! C'est que après l'UTMB, j'ai pris un peu de
repos concernant le jogging, puis j'ai repris une semaine de vacances et l'entraînement en
vue du marathon de Lausanne dont je vous parlerai dans un prochain article. Durant cette
semaine de vacances (du 16 au 22 septembre 2006), je suis allé faire deux excursions
à la montagne. Je vous présente ici la première, celle du 16 octobre.

Nous sommes partis tôt le matin pour gagner un endroit connu: Le Col de la Forclaz.
Celui qui surplombe la vallée du Rhône et Martigny, car il existe un autre col portant le
même non dans les alpes françaises.

L'idée était de faire le trajet Col de la Forclaz - Champex-Lac, via Bovine. Il s'agit donc d'un
tronçon fait à l'UTMB quelques semaines plus tôt, mais avec trois différences majeures:
nous avons marché dans le sens contraire de l'UTMB, de jour et avec un ciel immaculé.

Le début s'est passé à l'ombre du soleil et il faisait franchement frais.

Nous arrivons en vue du petit col Portalo et nous allons enfin nous réchauffer au soleil.

Le temps est magnifique, nous ne savons pas encore que cet été indien durera jusqu'aux portes de novembre.

Et voilà Bovine, dans les brumes matinales et automnales.

Les vaches sont déjà redescendues des hauts-alpages et la buvette de Bovine est fermée.
Pas de café...

Je ne me souvenais pas que ce chemin en balcon est en faux-plat, descendant aujourd'hui,
mais montant durant l'UTMB. J'étais ici à la fin de la deuxième nuit...

Nous venons de commencer à redescendre.

Le paysage change constamment. Nous sommes maintenant dans une petite combe ou la température doit bien de dix degré inférieure à ce qu'elle était 200 mètres avant.

Quelques heures après le départ, nous pouvons enfin nous sustenter un peu. Cette fondue
sur la terrasse du Club Alpin de Champex est un délice... Et ceci à près de 1'500 mètres,
au bord du lac, un 16 octobre. C'est génial!!!

Mais il ne faux pas oublier de regarder les beautés environnantes. Si ce n'est pas le paradis,
ça y ressemble...








Le fait de ne rencontrer pratiquement aucun déchet sur le parcours m'a donné une grande
joie. Je n'ai vu que deux ou trois papiers dont la nature laissait d'ailleurs à penser qu'il
n'étaient pas du fait des trailers de l'UTMB 2006.


A tout bientôt.
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9 septembre 2006 6 09 /09 /septembre /2006 19:17
Bonjour,

Nous nous sommes quitté au moment de commencer la montée sur Champex. 4,3 km pour 422 mètres de D+. Pour moi, il s'agit d'une des deux portions les plus dures du trajet: la montée se fait dans une forêt très très sombre, car très serrée. Le 'chemin' est un véritable chaos minéral sur les 3/4 de sa longueur. On a l'impression d'un torrent asséché, parfois presque vertical. Ou d'escalier dont les marches font 1 mètre de haut! Après près de 110 km de vadrouille, les muscles commencent un peu à tirer. Il faut ajouter à cela la pluie (fine), puis la neige et le brouillard. Parfois, je dois m'arrêter pour chercher mon chemin avec ma lampe ventrale. Par endroit, le chemin large de 50 cm surplombe le vide. Il s'agit de rester bien concentré! De Praz-de-Fort à Champex-Lac, il me faut 1:49. J'arrive à la base de vie à 01:47, Dimanche matin. J'ai 66 minutes de retard, soit 13 de plus qu'à Praz-de-Fort. Mais j'ai 73 minutes de marge sur la barrière horaire. C'est 15 minutes de plus qu'à La Fouly (gain réalisé sur la pause). Compte tenu de la difficulté que je viens de franchir, c'est pas mal. J'avais prévu sur mon tableau de marche que si j'arrivais à 24:00 à Champex, j'aurais droit à une douche (que j'ai déjà zappée à Courmayeur). Donc, exit la douche. De toutes façons, vu l'organisation de cette base de vie, autant ne pas y penser. C'est là mon deuxième bémol par rapport à l'organisation: une fois mon sac de rechange récupéré, j'ai demandé ou se trouvaientt les locaux pour se rechanger, se reposer, etc. On m'a aiguillé sur... la cantine. C'est donc parmi les spectateurs qui mangeaient saucisses et autres raclettes que j'ai dû déballer mes effets, dans une promiscuité totale, sans place (car les occupants non coureurs étaient peu enclins à faire de la place). C'est parmi ces brave gens que j'ai déballé mes pauvres petits petons martyrisés (et certainement peu appétissants) afin de pouvoir rapidement les soigner. Ils sont en effets mouillés depuis plusieurs dizaines de km et les dégâts commencent à apparaître. Mais pas de cloques (pas encore). Bref, je suis un peu grinche, mais finalement j'arrive à emballer tous mes effets, je me sustente la moindre (il n'y a plus grand chose à manger) et toujours sous la pression de la barrière horaire, je repars. Cela devient un peu un exercice de survie... Engagez-vous, qu'ils disaient...

La prochaine étape, c'est Bovine. C'est la septième 'grosse' montée du parcours (sur neuf). Toutes ces montées sont superbes de jours, plus redoutables la nuit. Une fois de plus, je constate que les lambdas comme moi souffrent finalement plus que les cracks: on a plus rien aux ravitaillement, on passe après 1500 autres bipèdes et de ce fait la boue est ... boueuse à souhait et surtout on se paie deux nuits blanches! Bon, si on divise les coûts par le nombre d'heure, nous sommes largement gagnants! On se console comme on peut. Chemin faisant (pan! pan!), j'arrive à Bovine à 05:44, avec 72 minutes de retard sur mon horaire, soit 6 minutes de plus qu'à Champex. Je suis visiblement en forme descendante, attention danger. A Bovine, le jour se lève, il pleut un peu et il y a du brouillard. Par de raisons de s'attarder, donc. Encore une petite montée et on passe le collet de Portalo. Il y a maintenant une assez longue mais facile descente jusqu'au Col de la Forclaz. Cette descente se fait dans une forêt de mélèzes, très jolie. Depuis le Col de la Forclaz, on voit la plaine du Rhône, Martigny et les environs. C'est il y a trois ans, je crois, que j'ai passé une nuit dans un dortoir de l'hôtel de ce col, lors d'une excursion dans le coin. A la réception, dans le présentoir des attractions touristiques du coin, j'avais trouvé une petite brochure annonçant la 1ère ou la 2ème édition de l'UTMB. J'avais déjà fait des marathons et en lisant ce prospectus, je m'étais dit: 'c'est démentiel, en tous cas pas pour moi'. Et pourtant...

Depuis le Col, on courre un moment au plat (si, si), le long d'un bisse réhabilité. Puis on plonge à travers la forêt jusqu'à Trient, 200 mètres plus bas. La boue est de plus en plus boueuse. Heureusement, on a mis des copeaux de bois sur la sente. Sans quoi, bonjour les glissades. Depuis le départ, je ne suis pas encore tombé. Je touche du bois! J'arrive à Trient à 07:41 au lieu de 06:15. J'ai donc 86 minutes de retard, soit 14 de plus qu'à Bovine. Mama mia, ça sens le brûlé. mais à Trient, il y a une barrière horaire à 08:15. J'ai donc maintenant 120 minutes de marge. Bizarre? Vous avez dit bizarre? En effet, l'organisation à resserré les barrières du début du parcours, mais le temps final admissible reste le même. Pour ma part, cela m'a mis sous pression tout le long et cela a certainement contribué à ma réussite. Mais d'autres, que je connais, ne se seraient pas inscrits sur la base de ces nouvelle barrières (elles ont en effet été connues APRES l'ouverture des inscriptions).

Passons sur ces considérations terre-à-terre et continuons notre quête du Graal. La descente sur Trient nous a amené à 1300 mètres d'altitude. Il s'agit de se taper maintenant la montée des Tseppes, à 1932 mètres. Soit 632 m de D+ en 3,5 km environ. C'est une montée longue, un peu monotone, mais régulière et relativement facile. D'autant plus qu'il ne pleut plus et que la température est assez 'douce'. Au lieu-dit les Tseppes, il y a un chalet. Ses propriétaires ont refusé qu'il s'y tienne cette année un ravito, en raison des déchets laissés l'année dernière (information non officielle). C'est l'occasion pour moi de fustiger les cochons de coureurs qui laissent leurs déchets sur le chemin. Ils sont nombreux, malgré la charte que l'on signe avant la départ. Mais qu'elle solution trouver? On ne peut pas mettre un surveillant derrière chaque concurrent! La seule à mon avis: faire payer dix Euros de plus, et avec cette cette taxe (mon Dieu que je n'aime pas ce mot), financer des 'bénévoles' qui feront le tour en 2-3 jours et ramasseront ces déchets. La taxe rentrera ainsi dans la caisse des sociétés (sportives ou autres) qui feront ce travail. Bien sûr, cela ne devrait pas être un encouragement à cochonner encore plus l'environnement. Fin de la parenthèse.

Arrivée aux Tseppes à 09:27. Il fait maintenant bien jour, la journée promet d'être agréable. J'avais prévu d'atteindre cet endroit à 08:08. 79 minutes de retard. J'ai donc repris 7 minutes depuis Trient et de nouveau à la montée. Avec l'âge, je deviens meilleur grimpeur que descendeur. Aux Tseppes, sinon boire un thé, il n'y rien à faire. Donc zou, départ pour le sommet (à 2050 mètres), puis la descente sur Catogne. C'est une portion du trajet que je connaissais pas jusqu'au reconnaissances du 14 juillet. C'est magnifique et depuis Catogne, à 1 km de la frontière, on peut faire entre autres le Col de Balme, conduisant en France et beaucoup d'autres randonnées magnifiques. Donc Catogne, à 2000 mètre d'altitude. On descend maintenant jusqu'aux Esserts, c'est la frontière franco-suisse. Les Esserts, cela se trouve dans un domaine skiable, c'est assez joli, mais le sentier est boueux de chez Boueux. Et c'est dans cette descente que je chute 2 ou 3 fois. Imaginez-vous: le chemin fait a peu près 50 cm de large et la boue qui le recouvre est une crème chocolat (pas comestible) de 20 centimètres d'épaisseur au moins.

Au moins le ciel est serein, on ne peut pas tout avoir en même temps. Depuis les Tseppes jusqu'à Vallorcine, il y a plus de dix kilomètres. Pour une fin de parcours, je trouve que c'est un peu long, sans ravitaillement intermédiaire. D'un autre côté, je suis un peu comme le cheval qui sent son écurie se rapprocher. Je commence à être fatigué, certes, mais le but approche, approche. Et c'est dans la descente sur Vallorcine que je rencontre un ami, Marc Hoste, mais que fait-il donc là? L'ami Marc à convaincu son épouse, la mienne ainsi que la Puce de venir à ma rencontre à Vallorcine. De plus, il a fait au moins 200 mètres de D+ pour venir à ma rencontre. Vraiment, c'est un AMI précieux qu'il s'agira de garder précieusement. Mais je le mets en garde: il n'a pas le droit de me porter assistance, pas le droit de courrir à mes côté, etc. (voir le règlement de l'UTMB). Mais 50 mètres devant ou derrière, pas de problèmes. J'arrive à Vallorcine à 11:38, l'heure de l'apéro.

Arrivée à Vallorcine, la fatigue s'installe!

Mais mes pensées sont ailleurs, elles sont focalisées sur l'arrivée, place de l'Amitié, à Chamonix. Je vois une bière, de plus en plus grosse, j'en ai envie (mirage?). J'ai 88 minutes de retard sur mon timing, mais plus que 7 minutes sur la barrière horaire. Je commence en effet à ressentir une grosse fatigue, ce qui n'est pas très étonnant, après 40:37 et 142 km de course.

Ho! Un Hobbit ici?

La présence de mes amis et de ma famille me redonne un coup de fouet et c'est reparti pour les 14 derniers km. Cette distance correspond plus ou moins à mes séances d'entraînement habituelles, mais ils seront les 14 km les plus durs que j'ai jamais courus. Jusqu'à Argentières, via le Col des Montets, ça va.

J'arrive en vue du Col des Montets. Je suis au milieu de l'image, à côté d'un gars en orange.

Le  Col des Montets est atteint, c'est en principe la dernière difficulté. Pour moi cela sera l'avant- dernière.

P'tit peu fatigué...

Après une dernière pause, re-départ pour le finish, encouragé par le fans-club!


Très joli chemin menant à Argentière, un peu boueux, n'est-il pas?

J'arrive à Argentière. Je courre encore, mais la position est un peu 'tassée'.

J'arrive à Argentière à 13:25 au lieu de 11:59:  76 minutes de retard sur mon timing. 12 minutes de moins qu'a Vallorice: le coup est jouable. Serrons les dents!!! On rencontre des promeneurs qui nous félicitent et ça fait du bien.

Arrivée à Argentières, dernier ravitaillement avant Chamonix!

Comme j'ai oublié de me recharger en gels à La Fouly, je prends du thé sucré que me prépare Marc!

Petit ravitaillement, moi qui ne bois presque jamais de coca, j'en ai fait une cure, ce week-end.

Bref ravitaillement à Argentière et je repars. C'est à ce moment que posant le pied sur un cailloux pointu (qui l'a donc mis là?), je ressens une vive douleur. Je continue, je commence à traîner la patte. Mais j'avance. Le dernier tronçon, d'une dizaine de km est un calvaire: des cloques surgissent (ou se manifestent soudain). Je prends la résolution de les percer et de les recouvrir de com-peed. Je connais la méthode, maintes fois éprouvées, et cela devrait me permettre de terminer sereinement. Y a un bug: à la Fouly, parce que je sentais la fin proche, je me suis délesté. Et par inattention, j'ai écarté la petite trousse contenant entre autres les com-peed (aini que les gels...). Je suis donc condamné à recouvrir ces cloques de sparadrap et je continue. Une âme bienveillante m'a aidé à me soigner les pieds. Est-ce de l'assistance? Céleste, peut-être... Le dernier tronçon est joli, certes, pour des promeneurs du Dimanche.

Les organisateurs nous ont encore mis une bonne montée sur le petit balcon sud. Histoire sans doute d'atteindre ces fameux 8500 de dénivelé positifs...

Mais je commence vraiment à être fatigué. J'ai chaud, j'ai froid, il est vraiment temps d'en terminer.

Après une grimpette interminable (tous les 500 mètres on croise des quidams disant en souriant: 'plus que 500 mètres' (sadiques!!!)). Soudainement, un virage à angle droit et voici la plongée sur Chamonix. J'ai tellement mal aux pieds que j'ai l'impression de marcher sur des oeufs. C'est alors que je suis dépassé par un concurrent, en pleine descente. Il dois avoir mon âge, voir plus. MAIS IL EST PORTE PAR DEUX AUTRES PERSONNES.   Arrivé au plat, il est reposé à terre et marche normalement. Sans doute un problème musculaire des ischios, fréquent à la descente. Mais je ne vais quand même pas me faire dépasser par un éclopé! Allez, il reste 800 mètres, courrons un peu!

Le raid touche à sa fin.

Je débouche sur la rue commerciale et piétonne de Chamonix. Immédiatement, je suis pris en mains par la personne qui accueille chaque coureur à cet endroit (sauf ceux qui arrivent en paquet) et c'est une arrivée délirante dans Chamonix en fête et au soleil. Cette personne (dont j'ai oublié de demander le nom) est celle se trouvant au milieu de la photo ci-dessous: t-shirt orange, casquette blanche, polaire noire et pantalon bleu. Il fait partie de l'organisation. Il m'a demandé d'ou je viens, si c'est la première fois, à quel club j'appartiens... Puis quand la foule est devenue plus dans, il s'est mis à crier: C'EST JEAN-LOUIS, IL EST DE RETOUR, APPLAUDISSEZ-LE! C'EST JEAN-LOUIS QUI ARRIVE... Cela a bien duré une à deux minutes et toutes mes douleurs se sont envolées. J'ai dû retenir mes larmes.
Arrivée 'triomphale'. A droite en orange, ce gaillard qui me suit depuis Vallorcine. A gauche, en bleu ciel Martine, qui est au moins aussi contente que moi. Merci Martine pour ton soutien.

J'oublie mes douleurs, je suis HEUREUX!

Un peu trop sérieux, peut être?

On y est presque. La casquette que je porte en ce moment est un souvenir du marathon de New-York 2001 (sept semaines après les attentats!)

Yes! je l'ai fait.

Enfin, voici l'arche d'arrivée, juste devant l'église. Merci mon Dieu pour cette fantastique expérience.

Plus que trois mètres...

Il manque la cerise sur le gâteau: avec 44 heures 50 minutes et 40 secondes, je suis 1144ème sur 1685 classés. En effet, nous sommes classés depuis la Fouly. Mais je suis un des derniers à arriver à Chamonix. Seuls huit concurrents arriveront encore après moi. Et soudainement, je me fais happer par un officiel qui me juche sur le podium ou on est en train de remettre les prix des premiers de chaque catégorie. Et c'est de nouveau le délire, deux mille (au moins!) personnes m'applaudissent. Cela fait vraiment chaud au coeur. Et cela donne la photo ci-dessous.
Vous me connaissez assez pour me reconnaître sur la droite de la photo. Au centre, avec la casquette rouge, c'est le vainqueur, Marco Olmo, Italie, en 21 heures, 6 minutes et 6 secondes. Il y a déjà un jour qu'il se repose...

Nous y voilà. Je n'oublerai jamais ces deux dames habillées de Channel qui me regardaient comme une bête curieuse! Leur regard en disait long sur leur sentiment: l'incrédulité!

Après l'effort, le réconfort: de la part des amis et de la famille, mais aussi matérialisé par un 'sérieux' panaché (dénomination de la chope à Chamonix).

Voilà, j'ai accompli un rêve qui me tenaillait depuis plus de deux ans. J'ai sacrifié beaucoup de temps à cela, mais j'ai beaucoup reçu en retour. Mes remerciements vont à mon épouse qui doit supporter mes fréquentes absences, à Aurélia qui m'a soutenu par sa présence, à Marc et Martine qui ont été un des innombrables éléments qui ont contribué à la réussite, à Sandrine ' Bisoux' Bec et aux amis des reconnaissances de juillet 2006, aux 900 (!!!) bénévoles présents sur le parcours, par des températures ou ils auraient préférer courir, à l'organisation et en particulier le couple Poletti, aux autorités des communes traversées, aux populations locales, aux spectateurs, à mon ange gardien qui a parfaitement remplit sa mission!

Ces chaussures ont fait plus de trois fois le Tour du Mont-Blanc en deux ans: elles sont cuites. Je les immortalise, elles seront laissées à Chamonix.

Après un bon bain, j'ai dû prendre quelques cachets anti-fièvre: le contrecoup ne s'est pas fait attendre. Cela ne nous empêchera pas de sabler le champagne, puis d'aller manger au restaurant. Mais j'étais content de retrouver un bon lit!
Après l'effort, le réconfort, disais-je: Martine et Marc sablent le champagne avec moi...

... et avec Marie-Jeanne.

La boucle est bouclée!!! Jamais cette phrase n'a eu autant de sens pour moi. La fête est finie, la place se vide, dans quelques jours, il faudra redescendre sur terre!

A bientôt
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