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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 12:46
Bonjour à tous,

je suis de retour de la Vanoise et de nouveau il pleut chez moi. Qu'elle chance que d'avoir eu cette fenêtre de tir de beau temps durant le week-end! J'ai découvert une très belle région, un peu moins fréquentée que l'espace du Mont-Blanc, plus sauvage, plus authentique aussi. Sans vouloir faire d'injures aux habitants de la vallée de Chamonix. D'ailleurs, ils n'ont pas besoin d'un Suisse pour se tirer la bourre entre eux... En toute amitié, bien sûr.

Tous les détails sur ce trail sont lisibles ici: http://www.pralo.info/tgv/.
Le site de la commune: http://www.pralognan.com/fr/accueil.php (infos touristiques).

Nous sommes donc arrivés en début de soirée à Pralognan-la-Vanoise ce vendredi 29 juin 2007. Voyage en train de Marin-Epagnier à Genève-aéroport puis en voiture de location avec les amis de Belgique de Genève à Pralognan. En Vanoise, le ciel est couvert mais pas menaçant. Et la météo prévoit du beau pour le week-end...

Nous nous rendons à l'hôtel déposer les bagages et prendre la chambre. Nous rencontrons ensuite des connaissances de Marc, Jöel Meuwis, son épouse Véronique et une amie de ceux-ci Claudine. Nous prenons un repas dans un petit restaurant tout près de notre hôtel. Les pâtes, ou plutôt les Crozets sont au menu. Ensuite au lit!!! Car demain samedi les participants à la 'randonnée' démarrent très tôt.
Explication: en parallèle au trail proprement dit, l'organisation met sur pied un 'TGV en marchant', consistant à couvrir le même parcours (sauf les premiers km) que le trail, sur deux jours entrecoupés d'une nuit en refuge. Parmi nous, trois dames partent donc pour ce périple. Si bien que samedi matin à 0700 nous nous retrouvons devant le téléphérique du Mont-Bochor pour encourager les candidates.

La montagne au saut du lit le samedi matin. Cela s'annonce sous les meilleurs auspices...

Le soleil s'est levé à son tour...

... et nos concurrentes sont là. Le défi: environ 70 km pour plus de 3000 mètres de D+ (et donc de D-). En tête, Véronique, puis Claudine et Martine, tranquille, les mains dans les poches...

Environ une cinquantaine de personnes participe à cette escapade. Tout le monde plaisante (encore) et les animateurs sont super sympathiques. Ce trait de caractère semble d'ailleurs être très répandu dans la région...

Quand à nous autres coureurs, il nous faut employer notre temps durant cette journée. Nous décidons Marc et moi de monter au Mont Bochor, après le petit déjeuner. Nous prenons le même moyens de transport que les marcheurs de tout à l'heure. Nous nous promenons un peu la-haut et essayons d'imaginer quel sera le début du parcours de demain matin. Le coin est très joli, la faune alpestre est en son plus bel état, le ciel est bleu, que demander de plus? Après un petit tour de l'endroit, nous buvons un café sur une terrasse située à deux ou trois cent mètres de l'arrivée du téléphérique. Nous sommes les seuls touristes, il faut dire que la matinée ne fait que débuter. Le troquet est plus sympathique par son environnement que par la chaleur du service...

Vue de Pralognan-la-Vanoise depuis la station supérieure du téléphérique.

Puis nous devons redescendre car Marc doit aller chercher deux amis parisiens à lui à la gare de Moûtiers: Sébastien Le Drogo et Caroline Cavaillier.

En début d'après-midi, nous touchons nos dossards puis nous assistons au briefing ou nous sont faites moultes utiles recommandations. La météo est toujours optimiste.

Il y a du monde sur la place de la mairie de Pralognan!

Nous sommes attentifs et resterons vigilants, promis.

Le repas du soir consiste en une bonne assiette de spaghettis sauce bolognaise, l'ultime plat de pâtes avant la course.

Dimanche 1er juillet 2007, 0430 du matin, pointage avant le départ. Tout le monde est là, il fait beau, la température est fraiche.

Le jour s'est levé, nous avançons d'un bon pas et nous sommes dans les temps.

Nous arrivons au refuge du Col de la Vanoise à 0655, soit 20 minutes avant l'heure conseillée par l'organisation. Il n'y a pas à ce moment de barrière horaire éliminatoire, mais passer après 0715 pourrait déjà poser des problèmes. A ce moment de la course (7 km et 1100 mètres de D+), je suis plutôt optimiste.  Nous sommes à 2500 mètres d'altitude. Nous continuons notre chemin et nous traversons le joli 'Lac des Vaches'.

Marc devant le Lac des Vaches...

... et moi-même au même endroit

Il y a beaucoup de jolis petits lacs dans cette partie du parcours.

Il est temps de prendre un gel pour entretenir la quantité de sucres nécessaires.

Nous sommes à la limite de la neige. La température est agréable. Nous arrivons au refuge de l'Arpont un peu avant 0930, donc dans les temps. La non plus, pas de barrière éliminatoire. Pour le moment, je suis encore optimiste sur la suite des opérations. J'ai découpé chaque tronçon décrit par le road-book en autant de programmations sur mon GPS Garmin. Pour les deux premiers tronçons nous étions en avance. Il y donc de quoi voir venir. Au début du troisième tronçon devant nous conduire au Refuge de Plan Sec, nous prenons de nouveau de l'avance, mais de façon modérée, sage. Et soudainement, après deux kilomètres, je ressens une forte douleur dans le muscle de la cuisse droite: une forte crampe, qui m'oblige à stopper et à attendre que cela passe. La crampe s'en va et je repars gentiment. A partir de maintenant, je vais perdre du temps dans chaque montée. Au plat et à la descente, je rattrape un peu, mais cela ne suffit pas. Un peu plus tard, deuxième crampe, cuisse gauche cette fois: je n'ai jamais eu de crampes aux cuisses et je ne m'explique pas pourquoi cela survient ce jour. Est-ce le déficit d'entrainement? (J'ai 400 km de moins dans les pattes que l'année dernière). Quelqu'un me dira plus tard que le fait de rester presque en permanence en dessus de 2000 mètres y serait pour quelque chose... Si quelqu'un peut me confirmer cela, merci à lui ou à elle. Encore plus tard (vers 13 heures) j'ai de nouveau une crampe à droite, très forte. Je sais depuis une demi heure que je ne passerai pas la barrière horaire de Plan Sec (kilomètre 36, à 2310 mètres d'altitude). J'arrive à cet endroit à 1340. Marc y est arrivé à 1320 et s'il ne m'avait pas attendu, il aurait passé la barrière. Merci à lui, c'est ça les amis. Mais je n'en demandais pas tant de lui! J'ai donc parcouru 36 km linéaires et 2250 mètres de dénivelé positif, soit 56 km effort . C'est peut être facile à dire après, mais je ne suis pas trop déçu, car pour moi, il s'agissait avant tout d'une étape dans ma préparation de la CCC. Je n'ai d'ailleurs plus qu'un mois et demi pour être au top et je le serai!!!
D'autant plus que le 14 juillet, nous repartons, Marc et moi à Courmayeur pour la première édition du 'Gran Trail de Courmayeur'. Cette course fera l'objet d'un article dans deux ou trois semaines. En attendant, je continue de m'entrainer, un peu plus sérieusement, quand même.

Il y a tout de même quelque chose de positif dans tout cela. Tout d'abord, je suis très content de mes nouvelles chaussures (Asics Trabucco). Le reste du matériel est le même que d'habitude. mais comme toujours, j'ai pris trop de matos dans mon sac. Je vais changer cela pour Courmayeur. Et le plus beau, c'est la découverte d'une nouvelle région, de nouvelles personnes et de nouveaux amis!!!

Juste avant Plan Sec, un regard sur les vallées

Même commentaire

En contrebas, les barrage de Plan d'Amont ou nous allons retrouver la navette qui nous ramène en plaine... Snif!

Il faudra plus de deux heures au car pour nous ramener à Pralognan. Voila qui explique, entre autres, la sévérité des barrières horaires!

Encore un petit mot sur l'organisation: parfaite à tous égards, sauf peut être un (petit) bémol: les personnes qui comme moi ne sont pas allées au bout de l'exercice n'ont pas reçu de bon pour le repas de clôture... Mais je veux croire qu'il s'agit d'un oubli!
A bientôt
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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 10:23
Bonjour,

après une petite semaine de vacances, j'ai essayé de reprendre l'entrainement sérieusement, l'objectif étant le trail 'Courmayeur-Champex-Chamonix' du 24 août 2007. Cet entrainement a été un peu perturbé par la météo exécrable de ces dernières semaines. Et de ce fait, j'ai une petite appréhension pour ce qui m'attend dimanche: le Trail du Tour des Glaciers de la Vanoise.

Voici le dénivelé.

Et voici le parcours.

Par ce lien, vous pourrez voir une foule de détails sur cette région que je me réjouis de découvrir ces prochains jours.

La semaine prochaine, je vous ferai un compte rendu de ce trail.


A bientôt.

P.S.: je reçois fréquemment des demandes de renseignements via les commentaires, de la part de personnes ne laissant pas d'adresse de courriel.  Ainsi, cet article à déjà reçu 18 commentaires; il ne m'est pas possible de répondre chaque fois via un post. Je pense particulièrement à Virginie, autrice du dernier commentaire, qui recevra une réponse si elle envoie sa demande ici: rochatjl@freesurf.ch.
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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 19:03
Bonjour,

cette année, je remplace l'UTMB par la CCC: Courmayeur-Champex-Chamonix. Il est donc plus que temps de commencer à y songer. En effet, en date du 6 juin 2007, j'ai couru environ 530 km, soit 350 de moins qu'en 2006 à la même époque. Il donc temps de commencer avec les séances OFF et je commence directement par celle de 'Marin-La Chaux-de-Fonds et retour'. Un compte rendu de la sortie de 2006 figure à cette adresse: http://www.jogging-running.com/article-2640613.html. Le récit d'aujourd'hui sera donc bien plus court car le parcours est naturellement identique. D'autant plus que les conditions météo n'étaient pas géniales et que donc je n'ai pas d'aussi belles photos que l'année dernière.

Avec donc 350 km de moins au compteur, j'ai mis le même temps que l'année passée (09:24 en 2007, 09:38 en 2007). De plus, cette année, je me suis arrêté deux fois plusieurs minutes à cause de la pluie, sans arrêter le chrono. C'est donc plutôt positif. D'autant plus que je me suis moins arrêté pour me ravitailler. J'augmente aussi certainement ma résistance de ce côté là.

Saint-Blaise est en vue, le temps est à l'orage et le soleil nettement moins présent qu'en 2006.

Il faut donc monter à Chaumont. Je crains la venue de la pluie...

La montée le long du funiculaire est une très bonne mise en jambes...

A la Chaux-de-Fonds, je vais me ravitailler au charmant petit restaurant du camping du Bois du Couvent. Si vous prenez le matériel avec, vous pouvez vous y doucher!

En 2006, j'ai compté ici 352 marche. Cette fois je n'en ai que 341; je reviendrais donc en 2008 pour vérifier!!!

A bientôt
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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 17:49
Bonjour,

le BCN Tour du Canton (nouvelle appellation du Tour du canton de Neuchâtel) s'est terminé le 30 mai 2007, par l'étape de Neuchâtel. Du fait de l'éloignement de mon lieu de travail, il est compliqué pour moi de participer à toutes les étapes comme je le faisait il y a quelques années. J'ai donc choisi de ne faire que la dernière, qui constituait ainsi le point d'orgue d'un plan d' entrainement "10 kilomètres". Le parcours avait une longueur de 11,4 km avec 332 mètres de dénivelé positif. La première partie est toute en montées jusque dans les hauts de la ville puis dans la forêt, suivis de quatre kilomètres de descente puis d'un km de plat pour terminer.

J'ai donné tout ce que j'ai pu dans la descente et j'en ai ressentis des douleurs inhabituelles durant une semaine. J'ai cru à une tendinite... Au niveau du chrono (1:02.13,0),  je suis satisfait. Il y a quelques années, j'aurais fait moins de 60 minutes. Mais l'âge passe et autre raison, je ne m'entraine plus aussi rapidement qu'auparavant.

L'arrivée dans le nouveau stade de la Maladière était le point d'orgue de cette étape.

Bilan du plan dix kilomètres: avec le chrono de ce soir, je suis content de mon entrainement. Je dois maintenant me mettre rapidement à l'entrainement conséquent que demande mon objectif principal 2007: Courmayeur-Champex-Chamonix à la fin août 2007.

A bientôt
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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 21:09
Bonjour,

depuis quelques temps, j'ai des demandes de plans de la part de personnes qui arrivent au bout du plan pour débutant. Vous trouverez facilement sur Internet toutes sortes de plans, pour toutes les distances. Je rappelle que j'ai déjà publié un plan 10 kilomètres à cette adresse: http://www.jogging-running.com/article-949928.html. Si vous désirez aller plus vite (ou plus lentement), vous adaptez plus ou moins les temps à votre objectif. Par exemple si dans le plan dont il est question ci-dessus vous devez faire 1 heure à 10 kilomètres par heure (première séance du plan), et si votre objectif est de faire un 10 km en 60 minutes, vous courrez cette première séance à 7,2 km par heure environ, et ainsi de suite (10 / 60 * 43). J'utilise justement actuellement ce plan dans le but de faire la dernière étape du Tour du Canton BCN du mercredi 30 mai 2007.

Je vous présente quand même un plan semi-marathon en 1h40, téléchargeable ici. Ici également, à vous de l'adapter en fonction de vos objectifs.

Je fais encore un peu de publicité pour le tour du canton, cliquez ici. La dernière étape aura lieu mercredi 30 mai 2007. Je vais la faire car elle se déroule près de chez moi. Ensuite, je vais me mettre à l'entraînement pour la CCC, entraînement qui passera par le TGV, qui aura lieu le 1 juillet 2007, le même jour que Neirivue-Moléson.

Je reviendrai prochainement sur tout cela.



A bientôt










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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 18:24
Bonjour,

le 15 avril dernier, je faisais pour la première fois le marathon de Paris. J'avais la ferme intention de passer enfin en dessous des quatre heures sur la distance mythique des 42,195 km. Caramba, encore raté. Bien sûr, de prime abord, c'est la déception qui l'a emporté. Puis une analyse assez fine du déroulement de la course m'a permis de relativiser le résultat. Mais commençons par le début.

Nous sommes partis de Neuchâtel le vendredi 12 avril, avec le TGV de 9 heures 08. Après presque 5 heures de voyage, nous arrivons à La gare de Lyon, avec plus d'une demi-heure de retard (ennui technique à la caténaire). Nous nous rendons rapidement à l'hôtel déposer nos affaires et nous partons immédiatement pour marathon Expo (palais des expositions de la porte de Versailles). Là, nous retrouvons l'ami Marc Hoste, belge de son état et que j'ai grand plaisir à revoir. Nous retrouvons également Michel Vandame, belge aussi et neveu du premier. Nous passerons donc une partie du week-end ensemble.

L'entrée de Marathon Expo.

Assez rapidement, nous récupérons nos dossards, puis nous regagnons le centre ville. Les épouses des deux copains et les enfants nous attendent au MacDo des Galeries Lafayette. Retrouvailles, blabla, puis nous décidons d'aller souper. C'est la terminologie helvético-belge, les français disent 'dîner', allez savoir pourquoi...

C'est donc dans un Hipopotamus que nous nous rendons et comme nous sommes assez tôt, nous ne devons pas attendre. Puis vers 21 heures, nous retournons à notre hôtel. Avant de nous coucher, je commets l'erreur, à plus d'un titre, de boire un dernier café. Premièrement, alors que cela n'est jamais le cas d'ordinaire, il m'empêche de m'endormir avant minuit. Deuxièmement, nous payons plus de 14 euros pour deux cafés, dans un troquet tout ce qui a de plus ordinaire. Nous sommes d'ailleurs les seuls clients... Vu les prix, on comprend pourquoi. Et on dit la Suisse chère... pour un prix pareil, il faut chez nous aller dans un palace de Zermatt, Davos ou Gstaad... Mais là, il y aurait quelque chose à voir justifiant un tel montant, pas comme dans ce petit café. Enfin, c'est comme ça. En tous cas, ne pas boire de café avant de se coucher. Erreur de débutant!!!

Le lendemain matin, nous retrouvons Marc et Martine pour la course dite du 'petit déjeuner', inspirée de New-York. Je ne sais pas si c'est en raison des attentats du 11 septembre, mais en 2001 à New-York, il y avait beaucoup plus de personnes pour cette petite ballade de 5 km. Par contre, je constate que malgré l'heure matinale, 8h30, la température est déjà haute. Aie, aie, aie, mois qui n'aime pas le chaud pour courir...

Le départ de la course du petit-déjeuner.

Dans la bonne humeur et entres amis!

Gants blancs et petit chien, très classe...

Petit arrêt souvenir devant la vieille Dame!

En vue de l'arrivée; le petit chein est fatigué. Sans doute se réserve-t-il pour demain...

La mode écossaise fait toujours un effet certain!

Après cette agréable mise en jambes, nous allons flâner un moment à Montmartre. Ensuite de quoi, nous rentrons nous doucher, avant de retourner en ville pour assister à une pièce de théâtre. La soirée se termine par le souper dans un restaurant italien: des pâtes, of course. Nous nous couchons de nouveaux assez tôt, et cette fois, je dors bien, avec boules Quiès (car les environs de l'hôtel sont assez bruyant).

Dimanche, le grand jour. Vers 8h15, nous retrouvons Marc et Martine à l'angle des avenues de Friedland et de Tilsit.

Sortie du métro, place de l'Etoile-Charles de Gaule.

Tout le monde est sur le pont: les athlètes et les supporters!

Michel et sa famille nous rejoignent. Nous sommes bientôt dans notre sas de départ (le vert, pour 4 heures) et bientôt, le départ est donné.

Dans le sas, ça rigole encore...

Il me faut 9 minutes pour franchir le tapis qui déclenche la puce électronique fixée à ma chaussure et me mettre à courir. Il fait déjà chaud, 18 degrés, je pense. C'est bien la première en plus de dix ans de cap que je peux courir en avril en débardeur et cuissards. Attention aux coups de soleil! La course commence par la descente des Champs-Elysées. A New-York, j'avais décidé de profiter au maximum du paysage urbain. Pour Paris, mon attention était fixée sur la course. Je dois dire qu'à cause de cela, je n'ai pas prêté grande attention à l'environnement. Après 5 km, rue de Rivoli, premier pointage: j'ai environ dix secondes d'avance sur le meneur d'allure, donc tout va bien. Le trajet continue par la rue de Rivoli et le boulevard Soult et nous arrivons déjà au deuxième ravitaillement. Tout se passe bien, l'eau est présente en quantité, l'organisation est au top. L'ambiance est sympa, mais bien plus calme que celle de New-York. Les spectateurs sont même assez amorphes. Pourtant, voir passer presque 35'000 bipèdes devraient réveiller les plus blasés! Au km 10, j'ai selon les classements (voir sur http://www.parismarathon.com) 2 minutes 20 secondes d'avance sur le timing. Par contre, les ballons verts sont près de moi. Nous allons donc trop vite, mais je ne m'en inquiète pas. C'est sûrement une erreur, j'aurais dû ralentir. Voilà venir le 15ème km: j'ai maintenant 3 minutes d'avance, c'est pas bon. La température dépasse déjà les 20 degrés. Heureusement, soit les hautes maisons, soit les arbres, comme maintenant au bois de Vincennes procurent de l'ombre. Et un petit vent maintient un sans blanc de fraîcheur. Le 20ème km puis le semi-marathon sont atteints. Au 20ème, je suis toujours en compagnie des ballons mais nous avons maintenant 3 minutes de retard. C'est vrai que j'ai senti un ralentissement à ce moment là, mais cela m'étonne qu'il en soit de même pour les meneurs. J'ai un petit passage à vide durant 1 ou 2 km, puis je sens que l'énergie revient. Je me dis alors que je peux recoller aux ballons qui entre deux m'avaient un peu lâché. Effectivement, au km 25, je suis à nouveaux avec les verts et nous avons toujours environ 2 minutes 30 d'avance sur l'horaire. Je vais maintenant payer l'effort consentis pour revenir. Là aussi, j'ai sûrement fait une erreur tactique. Vers le km 28, je sens que le moteur toussote. Je perds de la vitesse.

Quelque part vers le 30ème km; les spectateurs, assez indisciplinés, nous gênent passablement.

Au km 30, j'ai plus de deux minutes de retard, ce qui n'est pas (encore) dramatique. En 5 km, du 30ème au 35ème, je vais perdre plus de 9 minutes. Puis encore 14 minutes sur les 7,195 km restant. A l'arrivée, avenue Foch, il fait plus de 25 degrés!

Voici quelques photos prises durant la course.

Je ne sais pas exactement à quel endroit du parcours cette photo a été prise, mais c'est certainement dans les dix premiers km.

Ici, par contre, je crois que c'est à la place de la Bastille.

Et ici, c'est en vue de l'arrivée.

L'élaboration de ce récit me permet de tirer les conclusions suivantes:

  • je pense que l'entraînement basé sur la FCM était judicieux, à condition de le corser dans son entier comme je l'ai fais pour les dernier jours. En effet, si je respecte la fameuse équation FCM = 220 moins l'âge, je ne courre pas assez vite à l'entraînement;
  • ma relative contre-performance est clairement due à la chaleur;
  • cependant, quelques menus détails m'auraient permis de limiter les dégâts (meilleurs avant-dernière nuit, meilleures tactique de course dès le 20ème km, etc.);
  • mes deux derniers plans marathon étaient des plans à 4 séances par semaine; pour des raisons de disponibilité, j'ai les deux fois étalé le total des séances à raisons de trois par semaine, augmentant ainsi le nombre de semaines; je crois que cela a pour effet de 'diluer' l'effort et qu'au final, je me retrouve au départ moins affûté que si je fais les plans avec quatre séances par semaine. La prochaine fois, je reprends l'ancien système; car si je peux faire 4:01 au marathon de Lausanne, nettement plus difficile, il n'y a aucune raison de pas faire 3:59,59 à Paris, ou ailleurs pourvue que cela soit plat.
A bientôt
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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 10:33
Bonjour,

La liste des abonnés à la newsletter a été effacée par erreur; les anciens abonnés doivent s'inscrire de nouveau. Avec mes excuses pour cet inconvénient.

A bientôt

Jean-Louis
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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 16:17
Bonjour,

c'est la dernière ligne droite. Dans un peu moins de neuf jours, je saurais si j'ai atteint le but que je me suis fixé pour Paris: passer sous les quatre heures sur marathon. Ce n'est pas un exploit, direz-vous: cela dépend pour qui... Pour y arriver, j'ai opté cette fois pour un plan axé sur la fréquence cardiaque (FC). Les fois précédentes, j'avais un plan qui contenait du fractionné, avec un plan pour marathon en 3h30. Avec ce plan FC, j'ai la très nette impression d'être moins rapide et cela m'a inquiété dès la moitié du plan (début mars 2007). Néanmoins, j'ai pu assez facilement atteindre les objectifs intermédiaire (par exemple: 21 km en moins de deux heures). S'agirait-il alors d'un manque de confiance en moi-même, de peur devant l'inconnu (nouveau plan, nouveau parcours...). Sans doute un peu des deux. Il y a aussi l'âge qui commence à se faire sentir, eh oui!

Pour me rassurer, j'ai décidé de modifier un peu mon plan d'entraînement en corsant un peu la fin. Le premier plan (non modifié) est visible et téléchargeable ici. Le plan modifié: les lignes marquées par les cellules rouges sont restées identique. La charge a été augmentée pour celles marquées en vert. Cliquez ici pour voir la différence.

Pour ceux que cela intéresse, voici l'adresse du marathon de Paris: http://www.parismarathon.com/. Vous pourrez y voir entres autres, le parcours en vue aérienne photographique et 'zoomable'.

Je vous retrouve dans une dizaine de jours pour un compte rendu de mon marathon.

Le marathon de Paris: moi, parmi 35000 autres concurrents, dont certains irons au Jeux Olympiques! Aucun autre sport ne permet cela...

A bientôt
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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 21:10
Bonjour,

aujourd'hui mercredi 21 mars 2007, il neige. Il y a quatre jours, je courais les 15 kilomètres de Kerzers/Chiètres. Je vous ai déjà parlé de cette course qui constitue depuis 10 ans mon épreuve de reprise après l'hiver.
Le printemps était encore bien là, ce qui m'a permis de courir en court (cycliste et t-shirt).

Une foule de records a ponctué ces 15 kilomètres:

- le nombre de coureurs classés d'abord: 6712, toutes catégories confondues; pas mal pour le village organisateur qui compte 4467 habitants. C'est comme si la ville de Paris voyait 3,2 millions de bipèdes la traverser durant le marathon du 15 avril prochain!!! Or nous ne serons sur les bords de la Seine que... 35000!

- le record féminin ensuite, par Aniko Kalovic, Hongrie, en 49:44,3;

- le record masculin également, par le Kenyan Stanley Salil, en 43:25,4;

- mon propre record, en 1:16,4;

- peut être le record de température;

- le nombre de mes participations (forcément): dix, et consécutives.
J'avais mis le concurrent virtuel de mon GPS sur 1:15. Le problème, c'est que dans les portions à couvert (forêt), le GPS perd ses repères. Pendant ces moments, il faut essayer de garder le rythme. Et quand le GPS repart, si l'avance (ou le retard) qu'il indique reste stable, c'est que le rythme est stable. Sur les deux-trois derniers km, il m'indiquait une avance confortable de 300 mètres et je ne me suis pas méfié, j'ai levé le pied. Et trois cent mètres avant l'arrivée, il s'est arrêté, pour lui les 15 km étaient terminés! Mais je suis bien content quand même car mon chrono semble indiquer que je suis sur la bonne voie pour le marathon de Paris!

La photo ci-dessous, extraite du clip officiel vous permet, en cliquant dessus, de télécharger le clip d'arrivée.

Sur la photo, je suis au centre, en noir, derrière la dame en rose. Si vous cliquez sur cette image, vous avez la possibilité de télécharger le clip vidéo.

Pour télécharger le clip, procéder comme suit:

1. cliquer sur l'image ci-dessus;
2. cliquer ensuite sur la vignette 'Kerzerslauf';
3. sous numéro de dossard, entrez 7043;
4. cliquer sur le lien download.

Et voici la photo officielle. Derrière moi, un vieil ami du gymnase cantonal. Voilà qui ne nous rajeunis pas!!!

Voilà pour aujourd'hui. J'ai déjà repris l'entrainement, l'échéance parisienne se rapproche à grande vitesse.

A bientôt
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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 21:10
Bonjour,

je suis à la moitié de l'entraînement pour le marathon de Paris. Avec 2-3 jours d'avance (question de calendrier et de disponibilité), j'ai fais un auto-test 'demi-marathon', ce jour-même. J'ai mis mon GPS  sur 120 minutes pour 21,1 km et j'ai arrêté le chrono à 1:59.52,35. Donc, parfaitement réussi, même si j'ai du ajouter quelques briquettes pour terminer les cinq derniers kilomètres.

Quand je suis parti un peu après 9 heures, il faisait environ 15 degrés. Un temps superbe, avec un tout petit peu de bise, idéal pour courir. Après la douche, j'ai préparé une grillade (dehors), le café a aussi été pris à l'extérieur.

Pour terminer sur cette séance, mon record sur semi-marathon date du 9 juin 2001 (c'était pas hier!) au semi-marathon de Bienne est de 1h47.

Aujourd'hui, vu la température, il était important de ne pas oublier la boisson. Et pourtant (j'insiste), j'ai croisé plusieurs autre amateurs sans boisson embarquée.  Je profite de l'occasion pour vous faire bénéficier d'un texte (extraits) lu il y a quelques années déjà et toujours d'actualité, signé du Docteur G. Gremion, médecin du sport (Lausanne).


RéHYDRATATION ET ALIMENTATION: CLé DE LA RéUSSITE D'UN MARATHON

Une déshydratation même modérée (inférieure à 5% du poids corporel) affecte de manière significative la capacité d'endurance. Une personne déshydratée ne peut pas maintenir une puissance de travail donnée aussi longtemps qu'une personne en équilibre hydrique.

Une diminution de certaines aptitudes physiques est constatée dès que la perte d'eau par déshydratation atteint 1,5% du poids corporel (1 kg pour une personne de 68 kg). La diminution de la capacité de performance dépend aussi de la rapidité avec laquelle cette déshydratation  intervient. Quand elle s'instaure lentement, le déficit hydrique peut atteindre près de 4% du poids corporel sans que soit ressentie la moindre atteinte à la performance. Cela signifie que par temps chaud et/ou taux d'humidité de l'air très élevé, la déshydratation s'installe rapidement et que la capacité de performance diminuera sensiblement alors que par temps frais et/ou taux d'humidité de l'air faible la performance sera moins affectée.

Lors d'efforts de longue durée qui dépassent une heure de compétition, les réserves de glycogènes assurant une grande partie de la fourniture d'énergie pour l'effort, peuvent être limitatives. Pour ce type d'effort, l'alimentation durant l'effort peut jouer un rôle de quelque envergure. Il apparaît donc important qu'au cours de l'effort, les muscles soient régulièrement réapprovisionnées en glucides (boisson sucrée). Un tel réapprovisionnement permet d'éviter le fameux coup de barre du 30ème kilomètre et un fléchissement précoce de l'intensité d'effort.

Les possibilités de remplacement des pertes de liquides et de sucre sont limitées dans une certaine mesure par la vitesse du transit gastrique et par l'absorption intestinale (passage de l'intestin vers le sang). Ce sont en effet l'eau pure et l'eau légèrement salée qui passent le plus vite. Toute adjonction de sucre au-dessus d'une certaine quantité diminue la vitesse de réabsorption; lorsqu'on a recours à une boisson autre que l'eau, celle-ci doit être très diluée si l'objectif prioritaire consiste à lutter contre la déshydratation.

En fonction des conditions atmosphériques, le coureur qui souhaite réaliser la meilleure performance possible, devra adapter sa manière de se ravitailler. En cas de chaleur accompagnée d'un taux d'humidité élevé, le but prioritaire du ravitaillement consistera à lutter contre la déshydratation. Il est donc impératif de boire l'équivalent de 1 litre d'eau ou d'eau légèrement salée (1 gramme de sel de cuisine par litre d'eau). Cette 'mixture' pourra contenir un peu de sucre (jusqu'a 2,5%, soit 5 morceaux de sucre). A cet effet, on peut recommander le mélange suivant: 1 litre d'eau, une pincée de sel, 20 grammes de sucre, une pincée de potassium, un peu de jus de citron (pour le goût), le tout consommé à 15° (si possible). Cette boisson remplace les boissons isotoniques que l'on trouve dans le commerce et qui ne sont pas toujours bien supportées.

Lorsque les conditions atmosphériques sont modérées (temps frais, taux d'humidité faible) le niveau de transpiration est plutôt faible. Le besoin de remplacer l'eau et le sel étant moins urgent, l'apport de glucides sous la forme d'une boisson sucrée devient alors prioritaire. Même si le transit d'une boisson sucrée à travers l'estomac est ralenti, ces glucides vont quand même pouvoir être assimilés à une vitesse de quelques 50 grammes par heure. Cet apport est suffisant pour prévenir la chute du glucose sanguin et maintenir une cadence élevée pendant la compétition.

EN RESUMé

Quand il s'agit de choisir une boisson de concentration appropriée à une situation particulière, c'est à chacun d'évaluer son besoin prioritaire, eau, énergie ou combinaison des deux, en fonction des conditions climatiques, du type d'exercice et de son état nutritionnel au moment donné.

Texte repris du Docteur G. Gremion, médecin du sport.


A bientôt
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Published by Jean-Louis - dans running
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