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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 18:59
Bonjour,

il y a quelques années, quand j'étais coureur débutant, je lisais plusieurs magazine de 'running' chaque mois, pour y trouver des renseignements, des trucs et astuces, des plans d'entraînement, etc. C'est dans ces magazines que j'ai lu pour la première fois des articles sur la mythique course Saint-Etienne - Lyon. A cette époque, ce genre d'épreuves me laissait admiratif, certes mais assez indifférent aussi.

C'est à la fin de l'UTMB 2007 (pour moi la CCC) que nous avons décidé de nous rendre à Saint-Etienne à la fin 2007. La course se déroulait le 2 décembre 2007, le départ étant fixé au parc des expositions à minuit. Pour cette raison (départ tardif), j'avais décidé de me rendre à Saint-Etienne la veille déjà, afin de mettre tous les atouts de mon côté (fatigue du voyage, grèves, etc). De Marin-Epagnier à Saint-Etienne, le voyage en train à duré environ 6 heures. J'ai passé la première partie du déplacement (Neuchâtel-Genève) dans le wagon-restaurant. Si les prix y sont plutôt élevés, le service est correct et la qualité de la marchandise correcte. A Genève, je n'avais que 6 minutes pour passer la douane et changer de train. J'y suis arrivé, de justesse. C'est de justesse aussi que j'ai trouvé une place assise dans le TER d'ancienne génération, plein comme un oeuf et doté de seulement trois voitures! Nouveau changement à Lyon avec tout le temps nécessaire et même avec une réserve puisque le prochain train à 10 minutes de retard. C'est fois, c'est un train TER de dernière génération, à deux étages, mais lui aussi archi plein, avec des passagers debout. Les personnes qui sont autour de moi rentre du travail, elles sont peu souriantes, sauf un type qui écoute quelques chose sur un MP3, quelque chose qui a l'air de fortement le réjouir. Peut être, tout comme moi, écoute-t-il un podcast des 'Grosses têtes'? Saint-Etienne, je gagne mon hôtel, j'y dépose ma valise et je pars à pied pour le centre ville, afin d'y trouver un restaurant pour le repas du soir. Saint-Etienne compte environ 180'000 habitants, à comparer avec Lausanne (120'000) et Genève (186'000). J'ai été surpris par le 'calme' de cette ville. J'ai mis pas mal de temps à me repérer et à trouver un restaurant correspondant à mes attentes. Finalement, j'ai abouti au 'Bistrot de Paris' qui est, parait-il, un des meilleurs restaurants de la ville. Eh bien, je plains les Stéphanois, car si le menu était correct, sans plus, l'addition était très salée. Avis aux étrangers de tous poils: en Suisse, vous trouverez une qualité nettement supérieure, pour moins cher, eh oui! Surtout de nos jours, avec l'envolée de l'Euro, vu que nous, on a encore notre bon vieux franc suisse. Juqu'à quand, c'est une autre histoire! Bon, le menu n'était pas trop 'fit', pour un coureur: carré de boeuf à la Rossini, avec deux petites tranches de foie gras dessus, légumes, riz etc. Un verre de rouge avec tout ça (plus de Beaujolais nouveau).  Je suis ensuite rentré au bercail, j'ai commencé à préparer mes affaires pour le lendemain et ensuite: dodo.

J'ai très mal dormi, pour l'hôtel était très calme, la chambre était très bien pour un hôtel deux étoiles. Un peu nerveux, sans doute.

Le lendemain, je me suis réveillé assez tôt, car je voulais continuer mon exploration de la ville, faire des achats, etc. La veille au soir, le ciel était très couvert. Je fus dès lors surpris de trouver, au saut du lit, la vue ci-dessous:

HPIM0574.JPGL'aube.

Après le petit déjeuner, je suis donc repartit pour le centre, avec pour première idée de trouver un magasin de sport afin de faire l'acquisition d'une ou deux paires de 'running' pour remplacer d'anciennes paires plus ou moins usées. J'ai trouvé finalement un 'Intersport', mais qui n'ouvrait qu'a 9 heures. J'ai donc tourné en rond entre l'hôtel de ville et la place Jean Jaurès, ce qui constitue le centre intéressant de Saint-Etienne. Finalement, j'ai acheté une paire de Mizuno Trail, plus pour leur look que pour leur qualité apparente. J'aurais voulu encore une paire de Nike  Pégasus, mais il n'y avait pas les demi-pointures. L'heure passe et il est temps de me diriger vers le parc des Expo pour y réceptionner mon dossard, le road book et tutti quanti. Je m'y rends avec le tram. Je commence à connaître le centre ville comme ma poche. Sur place, peu de monde encore. Heureusement que j'ai un plan des lieux, car il n'y a  aucun fléchage sur le trajet. Je reçois  ce que je viens chercher assez rapidement et après cela, je repars pour le centre ville.
HPIM0576.JPGCette bâche montre le dénivelé du parcours, plus impressionnant sur cette image qu'en réalité: question d'échelle!

De retour en ville, je prends un (deux) cafés dans un salon de thé (il n'y a pas de fumée, d'ailleurs il n'y a pas de clients non plus!). Cela me permet de consulter le road book qui pourrait se limiter à dire 'Suivez les flèches', mais bon, il y a les sponsors, que je remercie au passage. Mine de rien, nous voilà à l'heure du dîner (déjeuner pour les francillons). Vu la faible concentration de bistrot hors kebab, je me mets immédiatement  en recherche d'un restaurant à pâtes. Finalement, je trouve une pizzeria portant le romantique non de 'Pizza yellow'. Bizarre, comme nom, si ce n'est que le personnel est vêtu tout de jaune. Le serveur se prénomme plutôt Yacine que Gino, non décidément, je pige pas... Ce n'est que le lendemain que Caroline trouvera, bien tard, la réponse à cette question existencielle: Pizza Yellow = Pizzaiolo! Ca, c'est plus fort que le Roquefort! Y faut le faire, comme disais la repasseuse. Bref, je prend une sole grillée avec du riz, c'est plutôt bon, le personnel est sympa et le prix est absolument correct. Petit bémol, le tout refroidi assez vite, la raison est que l'assiette n'a pas été préchauffée. Le test est positif, nous reviendrons ici ce soir. Car j'ai repéré sur la carte, entre autres les fameux 'spaghettis à la bolognaises' dont certains coureurs ne pourraient se passer juste avant une course, plutôt par superstition que par nécessité, vu que le plein de glycogène est déjà fait. Après le repas, je regagne ma chambre où je prépare mes affaires pour le soir.

En milieu d'après-midi, je me rends à la gare pour accueillir Caroline et Sébastien qui arrivent de Paris. Ils me disent être en petite forme, peu entraînés et toute cette sorte de choses. Nous patientons quelques minutes ensembles et voila Marc qui arrive de Bruxelles. Nous retournons à mon hôtel ou mes amis pourrons déposer leurs bagages. Nous pouvons nous reposer au calme dans le salon de l'hôtel. Vers 18 heures, nous repartons pour chercher le dernier membre de notre Dream Team: Pierre, qui arrive par le train de Gland (ça, je vous laisse chercher ou cela se trouve!). Nous retrouvons donc notre ami à sa descente de train. Nous nous rendons ensuite au parc Expo ou mes copains doivent toucher leur dossard. Sébastien rigole car je me dirige dans cette ville comme si j'y habitais depuis des années. Il y a déjà un peu plus de monde que ce matin, mais les files ne sont pas encore trop longues.

P1000635.JPGVoilà, on a les dossards, il n'a plus qu'à tuer le temps, mais on a tellement à se dire.

Nous repartons ensuite pour le centre ville, il est déjà l'heure de souper. Nous allons donc au Pizza Yellow ou la plupart d'entre nous choisissent des pâtes, en ce qui me concerne des spaghettis bolo 'avec la sauce dessus'.

Nous passons un bon moment dans ce restaurant, puis nous repartons pour ma chambre d'hôtel pour les derniers préparatifs. Il fait nuit, il y a beaucoup d'humidité ambiante, mais il ne pleut pas. Un peu avant 22 heures, nous repartons pour le parc des expos. Selon le règlement, il faut déposer les bagages pour Lyon au plus tard à 22 heures, alors que le départ du trail est à minuit. Nous sommes consciencieux et nous obéissons. mais nous n'aurions pas eu de problèmes en partant à onze heures pour amener ces bagages, ce qui nous aurait éviter de poireauter deux heures dans une halle frigorifiante.

HPIM0579.JPGUne vue partielle des concurrents, vus de la mezzanine. Impressionnant!

Enfin l'heure du départ est là. Nous sortons sur le lieu de départ, il y a vraiment beaucoup de monde. Il ne fait pas trop froid, 1 à 2 degrés. C'est minuit, le départ est donné. Les premiers km se courent sur le goudron, il faut bien quitter la ville. Comme toujours, nous partons trop vite et après 3-4 km, je dis à Marc que je ralentis un peu. Qui veut aller loin ménage sa monture, je fais toujours mienne cette maxime empreinte de sagesse. Marc prend un peu le large, quand aux Parisiens et à Pierre le Glandois, il y a longtemps que c'est fait.

Maindru2.jpgLà, c'est pas longtemps après le départ, vu la propreté des équipements...

Après 15 km, j'arrive au premier gros ravitaillement, à Saint Christo en Jarez. Dans la montée, j'ai eu un peu mal à l'estomac. En le tâtant, je constate qu'il est tout froid et je repense à la conversation que j'ai eue quelques heures auparavant avec Sébastien. Cette basse température est due au retrait du sang des viscères au profit des muscles. Cela peut occasionner des troubles stomacaux, surtout si la température externe est froide aussi. Sébastien prévient cela par une friction de pommade chauffante. A retenir...

HPIM0586.JPGDans la nuit, tous les chats sont gris...

Je suis arrêté depuis deux minutes quand arrive Marc, que je croyais devant. Il a aussi mal à l'estomac, mais plus que moi, semble-t-il. Nous discutons un peu, il envisage d'arrêter au prochain ravito. Il m'encourage donc à repartir sans l'attendre, ce que je fais. La progression se fait sans trop de problème, quand je progresse, je n'ai pas froid. Les chemins sont très très bourbeux et je me tord fréquemment les chevilles en cherchant à éviter les gamelles (je ne tomberais que deux fois). Je n'aime pas trop cela. En effet, la nuit est assez sombre et comme la boue l'est aussi, on ne voit pas vraiment la trace du chemin. Assez fréquemment, il faut se mettre de côté pour laisser passer les relais qui nous rattrapent et comme les chemins sont très étroits, c'est encore une occasion de se tordre les pieds. A mon avis, les relais devraient partir avant et non pas après les solos. Je n'ai pas non plus aimé les longues portions de bitume ou nous étions obligés de courir parmi les voitures d'accompagnants. Je sais, je suis un peu critique, mais je ne cours pas dans la nature pour le faire dans les gaz d'échappement. A part ça, tout va bien, madame la marquise. Dans les montées, c'est très joli, on voit des centaines de lucioles devant et derrière soit: les frontales. J'arrive en bon état à Moreau, deuxième ravitaillement. Ma vitesse n'est pas extraordinaire, mais je progresse régulièrement. Cependant, j'ai perdu 115 rangs entre Saint Christo et Moreau. Heureusement qu'a ce moment-là je ne le savais pas. Marc arrive a son tour et il n'a toujours pas la grande forme. Mais je me dis que s'il a pu arriver jusqu'ici, c'est que ses douleurs ne sont peu être pas insurmontables.

Je suis maintenant reparti en direction de Sainte-Catherine. Quand on voit le profil sur le papier, on se dit qu'à cet endroit la on ira un peu plus vite, vu qu'il y a pas mal de descente. Oui, mais la descente dans la boue, je t'explique pas. Certes, je vais un plus rapidement, mais pas autant que je voudrais. Heureusement, de manière générale, les chemins ne sont pas trop techniques, cela compense un peu avec la gadoue, la gadoue... Sainte-Catherine, km 28. Je suis moyennement bien. Depuis Moreau, j'ai branché mon MP3. J'emmène toujours des fichiers des Grosses têtes et je me sui bien marré avec Jean-Marie Bigard. J'emmène toujours ce morceau d'anthologie avec moi, il m'aide à surpasser les moments difficiles. A ce ravitaillement, je vois une masse assez considérables d'abandons, tremblant de froid dans leur couvertures de survie. Pas un instant je pense à m'arrêter. Je pense que Marc est assez derrière et comme il m'a dit vouloir s'arrêter ici, je repars sans l'attendre. Il est environ 4h15 du matin et je n'ai pas sommeil! Et pourtant, je ne rappelle pas bien des kilomètres qui vont venir, sauf que cela commence par une bonne montée, suivie de la descente sur le bois d'Arfeuille, puis il y a de nouveau une montée jusqu'a Saint-Genoux ou se trouve un nouveau ravitaillement. A cet endroit, j'avais décidé de changer d'habits, puisque j'avais tout le rechange dans mon sac à dos. Seulement, il n'y avait aucun endroit ou poser mon sac sans le mouiller. J'ai donc décidé de garder mes vêtements détrempés jusqu'a la fin, ce qui est très désagréable. Voila de mon point de vue et en ce qui me concerne, encore quelque chose qui ne me plait pas dans l'organisation. Trop douillet? Peut être... Le MP3 m'aide grandement à surpasser ces contrariétés. Après Bigard, j'ai écouté Michèle Cotta et le père Guy Gilbert. Je ne me rapelle plus beaucoup non plus la longue descente sur Soucieu en Jarrest, sauf que nous voyons beaucoup de lumières des localités environnantes. Cela me trouble un peu part rapport aux autres trails courus jusqu'a aujourd'hui. Très personnellement, je trouve qu'il y a trop de lumières, de voitures et pas assez de montagne (montée). Voici enfin Soucieu en Jarrest , je trouve les noms des endroits très exotiques. Nous sommes au km 45 et plus l'heure avance, mieux je me sens. D'ailleurs, j'ai regagné 191 rangs au classement! A Soucieu, je ne traîne pas non plus, je me souviens juste avoir failli perdre mon Garmin, une barrette ayant cédé alors que je réajustais mon sac à dos. Après un rapide ravitaillement (j'apprécie beaucoup le thé chaud au citron et le saucisson, le pain d'épice: j'en prends à chaque ravitaillement, mais en petite quantité), je repars pour les 25 derniers km.

Je ne suis pas sûr, mais je crois que ce village est Chaponost.

A ce moment là, j'écoute mes dernières grosses Têtes pour la journée, Thomas Dutronc (fils de ...). Le matin est maintenant là, le ciel est assez bleu, il fait beau. On a eu une chance incroyable: pas une goutte de pluie durant tout le parcours. Il faut dire qu'avec ce qu'il était tombé les jours précédents... Au km 57, nous avons droit a un avant dernier ravitaillement. Puis nous attaquons la fameuse cote des Aqueducs ou subsiste justement les vestiges d'un aqueduc construit par les romains.

HPIM0589.JPGL'aqueduc dont il est question ci-dessus.

C'est le début de la montée sur Sainte Foy les Lyon, dernière difficulté du parcours.

Nous avons passé la dernière bosse et voilà Lyon au loin.

Malheureusement, le ciel se couvre petit à petit. Après une bonne descente durant laquelle nous aurons même eu droit à une volée d'escaliers, nous arrivons au bord du Rhône.

Les berges sont accueillantes, mais le public n'est pas nombreux.

Ce fût d'ailleurs le cas tout au long du trajet. Les quelques lyonnais que nous croisons sont totalement indifférents à notre effort.

Voilà qui met un peu de couleurs!

HPIM0594.JPGDernière prise de vue avant l'arrivée.

Je rassemble mes dernières forces, il reste deux ou trois km. Je croise un peu plus de monde sur les quais, mais ce n'est pas la grande foule. En fait, il y a surtout des joggers. Il est maintenant plus de dix heures du matin. Après 10 heures, 41 minutes et 44 secondes, je passe enfin la ligne d'arrivée. Je me dirige rapidement dans la salle contenant nos sacs qui ont été transportés depuis Lyon. Je rencontre Caroline qui est déjà douchée, toute pimpante. Elle n'a pas trop l'air fatiguée. Elle me dit que je suis le premier qu'elle voit, cela me surprend car je pensais que Pierre était devant moi. Je vais me doucher à mon tour. Les prédécessurs ont laissé une vraie porcherie derrière eux!!! Les douches sont dégueulasses, je n'ai jamais vu ça! Heureusement que j'ai pris mes Adilettes, sinon bonjour les verrues plantaires. Au moins, l'eau n'est pas froide. Quand je regagne la grande salle pour terminer mon habillement, je vois arriver vers moi Marc, rayonnant: finalement, il a fini la course, 12 minutes seulement après moi. Si j'avais su cela, je l'aurais attendu! Finalement, Pierre est arrivé avant nous deux, en 10:26:39. Voici d'ailleurs le classement de notre fine équipe francophone:

1

Caroline

09:08:10

2

Sébastien

09:08:10

3

Pierre

10:26:39

4

Jean-Louis

10:41:44

5

Marc

10:53:56


Bravo à tous, surtout au deux premiers qui étaient sous entraînés.

Ce que je n'ai pas aimé de cette course: la boue; courir dans le trafic automobile (surtout au départ et sur le  lieu du premier relais; ne pas disposer d'au moins un endroit abrité sur le parcours pour se changer: que se serait-il passé en cas de pluie?

Ce que j'ai aimé: retrouver les amis; courir sans pluie, avec la lune puis le soleil; courir la nuit; les  lumières dans la nuit; la gentillesse des bénévoles, qui avaient plus froid que nous. Ne pas avoir eu de problèmes avec  la SNCF -;)  Terminer, même si je visais 10 heures. D'ailleurs entre Soucieu et l'arrivée, j'ai encore gagné 206 rangs.

Voilà, je pense pas que je referais cette course, mais je suis content de m'être attaqué à ce mythe et de l'avoir vaincu. C'est tout pour cette année. Mais je vous donne encore une autre vision de la course ci-dessous, celle de Marc le Belge:

Samedi, 15h05 : je débarque avec un brin de retard à Lyon et découvre la gare Part-Dieu sous la pluie. Changement de quai pour attraper le TER et départ assez désordonné pour Saint-Etienne : ici aussi les trains ont du retard.

Mes amis Jean-Louis et Pierre (les Suisses) et Sébastien et sa femme Caroline (les Parisiens) m’attendent déjà sur le quai.

Il est 16h30, le départ est dans 7h30.

La soirée s’organise.

Jean-Louis, arrivé la veille, a gardé sa chambre pour y déposer nos sacs, et nous voilà parti pour le Parc Expo ou nous pouvons récupérer nos dossards en quelques minutes (liste des noms et des dossards affichées, aucun problème, ça prend 5 minutes..).

Direction resto : Pizzeria où on sert des pâtes. L’ambiance est joyeuse, insouciante.

Il est temps de se préparer et nous prenons le tram, direction l’hôtel pour se changer.

Nous voilà en tenue, un taxi nous conduit au Parc Expo, lieu du départ.

Ensuite c’est un peu long, un tour de hall mais on ne peut presque plus bouger, à 22h les sacs sont dans le bus pour rejoindre l’arrivée il reste 2 heures avant le départ, on s’installe par terre. Quelques photos, un ou deux cafés puis je reconnais quelques visages et finalement on arrive rapidement à 23h45, l’heure de s’approcher de la ligne d’arrivée.

Nous devons certainement être aux environs de 4000 coureurs « solos ».

Dehors, il fait une température d’hiver, 3-4 degrés mais surtout il ne pleut plus et pas de pluies annoncées pour la nuit …

Minuit.. C’est parti !
C’est le départ et comme souvent, cela se passe dans une ambiance très décontractée et bon enfant, les coureurs discutent entre eux et le rythme est léger sur cette première partie de 6 à 7 kms en ville, éclairée par des lampadaires, et où on cherche plutôt à ne pas aller trop vite et à en garder sous le pied.
Je ralentis d’ailleurs car à vue de nez je suis plutôt entre 11 et 12 kms / heure et je voulais commencer à 10. Je me fais doubler par plusieurs coureurs.

Je reste en arrière avec Jean-Louis, les 3 autres prennent le large.

Ca baigne…
On quitte la partie en agglomération, et donc finis les néons et autres lampadaires qui nous éclairaient jusqu’alors..

Je commence à deviner puis à bien voir devant moi une longue file de lucioles sautillantes qui me précédent..
C’est réellement impressionnant, on devine grâce au cordon lumineux, les chemins dans la colline où je serai dans quelques minutes..

J'ai adopté pour les côtes une marche rapide, et je regarde autour de moi le paysage nocturne des lumières des villages.

Km 16 : 1er ravito, que de la boisson. J’y retrouve Jean-Louis.

Un sentiment d’angoisse s’installe : mon estomac se manifeste en même temps qu’une grosse impression de fatigue. Le doute s’installe sur la possibilité de pouvoir terminer la course. J’en parle à Jean-Louis, qui me conseille d’essayer de poursuivre jusqu’au ravito suivant et de décider alors. Me voilà donc reparti.

C’est alors que la boue et les flaques vont commencer leur travail de sape, et cela pendant des km. Mes chaussures Adidas ne me facilitent pas la tache sur les hauteurs et dans les chemins creux. J'ai l'impression d'être en pneus Slick avec 400cv sur le revêtement intérieur mouillé d'un supermarché. Effectivement, quelques bornes plus haut, et après quelques frayeurs, je glisse lors d'un appui du pied gauche en évitant une flaque, je me rattrape du pied droit. Devant moi, un autre coureur glisse aussi part en plongeon dans le chemin étroit en évitant la flaque de boue suivante ; Quelle gamelle ! Quelle gerbe de boue ! 

Mon estomac continue à faire des siennes et la fatigue s’installe : je dois avancer à une allure de 6km/h de moyenne, pas fier …

La descente sur Ste-Catherine se fait plutôt lente et j’arrive au

Km 30 : Ste Catherine, 2e ravito, ravitaillement complet. Ma décision est prise : je m’arrête !!!

Je me renseigne, et un organisateur m’indique le lieu des navettes pour rentrer à Lyon.

Le doute s’installe au fur et à mesure de l’approche des navettes, réalisant que, quelle déception,  je n’avais pas couru la moitié de la distance … ma décision est prise d’essayer d’atteindre le  ravitaillement complet suivant au km 45 et de décider alors de la poursuite ou non. Et me voilà reparti.

Je souffre moins de crampes à l’estomac, mais la fatigue est toujours là. Pour le reste, je ne sens pas trop la tendinite (toujours elle !!!)  quelques faibles douleurs aux pieds. Dans cette partie, j'ai l'impression qu'on me double beaucoup mais c'est normal : ça ne m'inquiète pas plus que ça.

Km 36 : St Genoux : 3e ravito, que de la boisson,  pas de temps à perdre, trois gobelets d’eau gazeuse et me voilà reparti. J’ai franchement du mal pour avaler quelques biscuits salés : je m’en passerai.

Il fait toujours nuit, pas de pluie. Le froid se fait sentir : on est passé en négatif et j’ai froid (sans doute la fatigue).

Pour la première fois, je me fixe un objectif temps. A ce rythme, je dois pouvoir boucler cette Saintélyon en 11h15 maximum. Rien d’extraordinaire mais pour moi, dans l’état actuel, c’est un temps jamais espéré au km 24 de la course. Le moral revient  d’autant plus que le reste du parcours ne représente pas de difficultés majeures et que la boue n’est plus qu’un mauvais souvenir.

Km 46 : Soucieux en Jarrest : 4e ravito, ravitaillement complet. Comme au précédent, pas le temps de s’éterniser, 2 gobelets de thé chaud et en route. Le moral est là, les jambes vont mieux, il ne reste plus que 23km, je continue.

Les 10 km qui me séparent du ravitaillement de Beaunant se feront en trottinant et en marchant, selon les montées et descentes.

Km 56 : Beaunant : 5e ravito, que de la boisson. Bien content d’être enfin arrivé jusqu’à ce que je croyais être le dernier ravitaillement (j’apprends qu’il y en a encore 1 à 7km), je bois 2 gobelets d’eau gazeuse. Toujours rien à manger. Ce côté « nourriture » en course est à perfectionner en entraînement pour les courses suivantes.  Je ne m’attarde pas et me dirige tranquillement vers la fameuse côte de Sainte Foy que j’arpente au même rythme que les autres coureurs, c’est à dire lentement ! Je revois mon objectif et le fixe définitivement en moins de 11h.

Au centre de Ste Foy, passage devant la boulangerie et son odeur de pain frais et croissant chauds avant d’entamer la descente le Rhône et vers Lyon. Je cours. Je suis pressé d’en finir. Je passe devant les deux motards qui facilitent la circulation au passage du premier pont et arrête de courir, le temps de récupérer pour repartir ensuite.

Km 63 : Lyon : 6e ravito, que de la boisson, vite 2 gobelets d’eau gazeuse : le temps presse, les minutes sont comptées. Reste les 5 derniers km le long des berges. Je coure, je marche en alternance, l’œil sur la montre à calculer le temps qui reste pour atteindre cet objectif d’arriver avant les 11h de course. Un cycliste m’interpelle en me demandant d’où on vient. Un soupir admiratif suit ma réponse et on en profite pour échanger quelques amicales paroles. Reste 3 km soit environ 25 minutes. La dernière ligne droite est enfin en vue. Je passe l’arche d’arrivée avec joie, et heureux d’avoir pu surmonter cette défaillance, en 10h53’.

Sébastien et Caroline terminent en 9h, Pierre en 10h21 et Jean-Louis en 10h41.

 

Marc, dossard 5321.



A bientôt
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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 16:01
Bonjour,

tout au début du mois d'octobre 2007, je vous présentais la Saintélyon et le plan d'entraînement auquel j'allais m'astreindre pour me préparer à cette course. Le départ est pour dans quelques jours et quelques heures. Grâce au ciel, la SNCF a cessé la grève et le déplacement devrait se faire sans problème.
J'ai eu passablement de peine à tenir le rythme du plan d'entraînement, plus en raison de surcharges professionnelles qu'à cause du climat: il n'a presque jamais plu et jusqu'à maintenant, le froid n'est pas trop piquant.

Durant cette phase d'entraînement, j'ai suivi les séances du plan. Fin septembre, je suis allé faire une sortie OFF, entre Loèche-les-Bains (Valais) et Kandersteg (Berne). Le trajet fait à peu près 17 km donc 1000 mètres de HD+ dans les premiers km.

Je vous ai déjà présenté cette balade à cette adresse: http://www.jogging-running.com/article-701786.html, vous pourrez comparer les images.

Voici quelques photos de cette sortie:
LKB2007-1.JPGLes toits de Loèche-les-Bains et derrière, la montagne que je dois gravir!



LKB2007-2.JPGAh oui, c'est impressionnant, le chemin est quelque part la dedans.

LKB2007-3.JPGLa trace claire qui serpente depuis la droite de la photo et qui disparaît derrière le mamelon de gauche, c'est le chemin que je viens de gravir!

LKB2007-4.JPGVoilà, je viens de grimper 1000 mètres, je passe le col et c'est un autre monde...

LKB2007-5.JPGLe beau lac bleu est carrément à sec!!!

LKB2007-6.JPGAu milieu de la photo, le restaurant (en pierres) de Schwarzenbach. Fermé, on est entre deux saisons! Même pas soif...

LKB2007-7.JPGLa descente du côté bernois offre de belles vues sur de magnifiques plissements géologiques.

LKB2007-9.JPGA un endroit, il faut passer par un petit tunnel
envahi par la glace, ou il faut se baisser. Même pas froid...

LKB2007-10.JPGArrivée en vue: Kandersteg, portail nord du tunnel ferroviaire (avec ferroutage) du Lötschberg.

Une petite pause au restaurant de la gare (croûte au fromage!), puis avant de partir pour la maison, je prends encore la photo ci-dessous. A ce moment là, c'est la forme de la montagne qui attire mon regard. Ce n'est qu'en regardant le chalet de la photo de plus près que j'y vois... un drapeau corse!

LBK2007-13-copie-1.JPG


Au premier tiers d'octobre, je fais ma dernière sortie longue: Marin-Epagnier/Enges/Chaumont/Marin-Epagnier. La météo est clémente et je passe une belle matinée en pleine nature, seul! Environ 500 mètres de D+ pour 22-23 kilomètres.

Quelques images de cette sortie.

EngesChaumont-1.JPGA 1 kilomètre de chez moi, je tombe sur un heureux événement que j'ai raté de quelques minutes seulement.

EngesChaumont-2.JPGQuelque part entre Enges et Chaumont, sur le chemin des Francs-Sujets. Extrémité est du lac de Neuchâtel.

EngesChaumont-3.JPGVue plongeante sur le pied du Jura.


EngesChaumont-4.JPGAu retour, le petit veau a fait de gros progrès, il commence déjà à marcher.


La course des pavés de la Neuveville du 24 novembre 2007

La course des pavés de la Neuveville a ceci de particulier qu'elle se court contre la montre (pour les catégories 'adultes'). Le départ est donné à chaque concurrent toute les minutes ou demi minutes. Il n'y a donc pas de peloton. Pour ma catégorie, il s'agissait de faire 5 fois une boucle de 1,5 km. Voici, en photos, une brève description du parcours.

Neuveville-1.JPGLe départ est donné dans la vieille ville de la Neuveville (eh oui); après 200 mètres, on passe par un petit tunnel (au fond).

Neuveville-2.JPGOn passe à côté de la gare, puis par le sous-voies ferroviaire avant de déboucher sur les rives du lac de Bienne. En face, Jolimont, aussi en terres bernoises.


Neuveville-3.JPGSi on se retoune, on voit, plus à l'est, l'île Saint-Pierre. Jean-Jacques Rousseau y vécut durant son exil. L'endroit lui inspira, dit-on, les 'Rêveries d'un promeneur solitaire'.

Neuveville-4.JPGAu loin, le petit village médiéval de Erlach, point de départ pédestre pour l'île Saint-Pierre.

Neuveville-5.JPGLe long de la patinoire, un petit stand de thé chaud. Merci aux bénévoles!

Neuveville-6.JPGNous voila en vue de la vieille ville, la boucle est bientôt bouclée.

Neuveville-7.JPGPar un autre petit passage...

Neuveville-8.JPG.. on rejoint le centre-ville; à la fin du 5ème tour, on passe à droite de la barrière puis c'est l'arrivée; sinon, c'est reparti pour un tour.

C'était mon dernier entraînement (sauf une petite sortie le 29 novembre) avant la Saintélyon, dont je vous parlerai prochainement.

A bientôt.
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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 16:12
 Bonjour,

le 4 mai 2005, j'écrivais sur ce blog mon troisième article. Le titre était 'Plan de course pour débutant': téléchargeable ici. Je n'ai pas eu le temps de regarder en détail l'analyse statistique de chacun des 90(!) articles publiés à ce jour, mais je sais que celui dont il est question ci-dessus est  qui m'a apporté le plus de commentaires: 25 à ce jour.  Le 14 décembre 2006, j'avais déjà publié un texte en réponse à tous ces éloges: cliquer ici pour le retrouver rapidement. Ci-dessous, quelques questions-réponses supplémentaires.


Quelques commentaires assortis de quelques réponses

Bonsoir,

je recherchais des infos pour commencer à jogger et je suis "tombée" sur votre post. J'ai quelques kilos superflus et quelques "bourrelets" disgracieux. Sportive il y a une dizaine voir quinzaine d'années (salle de sport, vélo, step) j'ai complètement stoppé toutes activités. Pour tout dire 1 m 56 pour 81 kg actuellement je voudrais savoir si votre programme peut me convenir.
Ai-je bien tout compris, la 1er semaine on cours au total 8 min et on marche 9 min ??? Dois je m'équiper d'un quelconque appareil pour mesurer ma vitesse, mon pouls etc...
Merci de votre réponse

Carinette le: 13/02/2007


Réponse: pour la première question, c'est bien  juste, la réponse est dans la question. Quand à savoir s'il faut acquérir un "quelconque appareil", je pense que cela n'est pas indispensable mais que cela peu aider un débutant, surtout à le tranquilliser quand il a l'impression de monter trop haut dans sa fréquence cardiaque.


Bonjour,
tout d'abord je suis jeune, j'ai 16ans, et je voudrais m'informer. Je cours depuis à peu près un mois mais j'ai du mal a tenir les grandes distances et votre tableau me semble
intéressant seulement je suis étudiante sachant que je rentre tard le soir, je n'ai pas le temps de courir quatre fois par semaine le maximum serait deux. Que puis-je faire ?
Salutations.

Victoria le: 27/04/2007

Réponse: voilà un type de question dépassant quelques peu mes compétences, surtout en ce qui concerne l'âge: je pense qu'il n'est pas très sain de courir de grandes distances à 16 ans. Je vous conseille de rechercher de l'information auprès d'un maître de sports. Pour ce qui est de la disponibilité, c'est souvent un choix. Je me lève tous les matins à 0530 pour aller travailler loin de chez moi  (44 heures par semaine) et pourtant j'arrive à courir 3-4 fois par semaines. Mais je ne fréquentes pas les établissements publics (bistrots, discos, etc.). On peu aussi courir durant la pause de midi, mais cela ne doit pas être au détriment d'une alimentation équilibrée. Il y a également le tapis de course (cher et monotone).

Bonjour je suis à la semaine 14 pourriez vous me donner la suite pour arrivée à un semi puis un marathon, merci d'avance....
Hetepi le: 02/05/2007


Réponse:  qui cherche trouve... Il y a plusieurs plans sur ce blog. Avec Internet, il est facile d'en trouver encore d'autres sur le net, il y en a des quantités.

Merci beaucoup pour ce plan d'entraînement pour débutants.
Je ne suis pas spécialement sportive et ai quelques petits kilos en trop....
A bientôt 50 ans, je l'ai suivi correctement depuis février de cette année et j'arrive à la dernière étape maintenant. Finalement, le plus dur c'est le début quand on n'a encore aucune endurance et que l'on est
essoufflé après 2 min de course!....Je compte bien entretenir cette forme, et qui sait, je pourrai peut-être m'inscrire pour les 20 km de Bruxelles 2008!....
Encore merci!
Macha le: 08/06/2007


Réponse: merci à vous Macha, je n'ai rien d'autre à vous dire sinon : 'Vivement Bruxelles 2008'!

Je démarre aujourd'hui ce programme, j'ai couru ce matin en 2-2minutes. J'ai effectué ce premier essai sans problème, mais je manque de souffle . Je fais  de la musculation et très peu de cardio, ce qui à mon humble avis depuis peu est une très grave erreur. Pour ma progression en volume et en force musculaire. Sur ce rendez -vous dans quelques semaines pour la suite , j'espère réussir . Merci pour vos tuyaux. Bon courage et bonnes courses à toutes et tous.
Blur le: 17/06/2007


Réponse: on attend des nouvelles...

Bonjour
Merci et bravo pour cet article, 40 ans, un passé de NON sportif, et je me suis mis à courir depuis 4 semaines... dur dur mais votre programme est progressif et (je pense) bien réalisé. Toutefois à la fin de cette 4ème semaine des douleurs au niveau du mollet gauche et du tendon d'Achille - cette douleur survenu à la fin de l'entraînement de la 4ème semaine était assez forte jusqu'à me faire légèrement boiter au démarrage le matin par exemple m'a obligé à interrompre l'entraînement toute cette semaine ...
S'agit - il à votre avis d'un problème "normal" du au manque d'activité pendant de nombreuses années ou de tout autre chose (chaussures - pour info je cours avec de vielles nike air qui sont peut usées mais qui ont une dizaine d'années toutefois !!!
Merci de votre avis ! Et encore toutes mes félicitations pour ce site.
Laurent Meillon le:  19/07/2007


Réponse: pour le problème des douleurs, voir avec le médecin traitant ou un médecin du sport. Pour les Nike, elle sont peut être fatiguées... Je conseille d'en acheter de nouvelles, de toutes façons, deux paires, c'est pas du luxe (j'ose pas vous dire combien j'en ai...).


Bonjour,
voilà deux semaines que je me suis mis à courir, mais sans aucun plan de course, un peu aléatoirement... et bing ! je tombe sur ce site... j'avoue que j'ai hâte de commencer... car je suis bien une piètre sportive....pffff... Mais voilà, j'ai une petite question, je suis effectivement en surpoids, ce qui me motive encore davantage pour courir, sans parler du bien être ressenti après un effort, cependant, quand je cours dans la nature, ce sont les chevilles qui me font souffrir et sur une piste adaptée, ce sont les tibias !!!
Je n'ai pas du tout envie d'arrêter, mais puis-je réellement continuer???
Merci pour ce blog !
Eve le: 30/07/2007

Réponse: au risque de me répéter, je ne suis pas médecin. Le surpoids est-il important? Le mal aux chevilles et/ou aux tibias peut résulter de chaussures inadaptées. Le mieux serait de consulter un médecin du sport. J'ai également lu plusieurs fois que les débutants ont souvent des douleurs plus ou moins importantes. Cela me semble être normal, votre corps doit s'habituer, vous lui demandez d'un coup ce qu'il n'a jamais fait. Et puis,peut être, on a plus vingt ans... Il faut laisser du temps au temps.


Bonjour,
Merci beaucoup pour ce plan d'entraînement, j'ai commencé mardi soir et je pensais que cela serait une formalité, mais pas du tout !!! Après quelques années de disette sportive, mes kilos superflus (124 kg pour 1.88 M) sont bien présents !!! ma deuxième sortie de la semaine est pour ce soir puis dimanche, si le temps s'y prête.
La motivation est là, pour vu que ça dure ...
Cordialement,
Dede la flambe le: 09/08/2007

Réponse: rien à ajouter, on attend des nouvelles!

Bonjour,
je découvre votre blog, j'ai commencé la course à pied il y a 3 semaines, un programme dense, quand j'ai vu le vôtre , je me suis dit, n'ai je pas commencé trop dur ?
Bref, je suis hyper motivée, je ne fume plus depuis 8 mois, hélas quelques kilos (6) en plus mais je vais les perdre, c'est sur. Je cours  4 fois par semaine , je fais trois sorties de  7 kilomètres en  50 minutes (je sais je suis nulle !) et une plus longue 1h15 le samedi, je ne sais pas le nombre de kilomètres .
Je nage environ 40 minutes 3 fois par semaine . je ne compte pas les longueurs mais j'ai un bien meilleur niveau en natation qu'à pied !!!
Mon soucis : je 'psychote' à la vue d'un cardio !! pas simple  de l'utiliser, je cours seule, et gamberge pas mal, je pense à la difficulté qu'il va arriver etc. Et cela me gâche un peu mes sorties : un remède à ça ? .
Mon but est double voir triple : perdre mes kilos, courir un  10 kilomètres puis un semi marathon fin novembre, juste pour finir sans trop une idée de chrono mais surtout  être au top pour aider mes chiens lors de mes compets de traîneaux, je fais la Grande Odyssée 2008, j'ai fait la  2007, plus courte due au manque d' enneigement .
Le D+ est énorme et en altitude, je me sois d'être super bien, l'an passé j'en ai  bavé et du coup mes chiens aussi, quoique eux sont  bien entraînés, mais ils sentent lorsque je suis au bout du rouleau et du coup manquent de niaque .
Voilà mes projets, et bravo pour votre blog, il donne vraiment de l'espoir et envie de continuer,
Petite précision j'ai 52 ans, 1.63 et 64 kils (en ce moment !)
Catherine Mathis le: 09/08/2007


Réponse: il est normal de prendre un peu de poids quand on arrête de fumer. En fait, il faut se dire que quand on fume, on est 'trop' maigre. En effet, la fumée brûle des calories (en plus des poumons). Il faut faire attention de ne pas compenser la fumée par des graisses. Une bonne combine pour effacer les sensations de fin consécutives à l'arrêt de la nicotine: boire un verre d'eau à la place de prendre un bonbon! Il faut bien sûr garder une alimentation équilibrée. Le cas échéant, faites vous aider par un/e nutritionniste au début. Toujours prendre conseil chez des professionnels reconnus (attention aux pseudo spécialistes autoproclamés et autres magiciens).

Bonjour,
Grand merci pour ce programme. A 38 ans j'étais désespérée, je pensais de ne plus savoir courir car seule je ne pouvais pas tenir 5 minutes. Votre programme m'a bien aidé, je suis à la 3ème semaine, cela est très encourageant, car je peine un peu. Donc je peux aller plus loin, cela redonne le moral, grand merci!
Lolotte
le: 28/08/2007


Bonjour,
Je suis à la deuxième semaine du programme et je trouve ça super doux et efficace... Merci pour vos conseils, j'espère que ça va durer ..

A bientôt
Virginie le: 15/09/2007


Bonjour,
J'ai fait ce plan il y a un peu plus d'un an, maintenant. La réponse au commentaire 27 (en résumé: comment courir sans douleurs) est dans le petit cadre au dessus du tableau de chiffres : N'oubliez jamais: on ne court jamais trop lentement!  Voilà. Courrez doucement. Vous chercherez comment courir vite plus tard...
Pour la marche c'est pareil : je ne pense pas que ce soit nécessaire de marcher vite. Une allure tranquille vous permettra (d'essayer) de reprendre votre souffle. J'ai mis "essayer", car les premières semaines, vous n'y arriverez pas forcément - en tout cas, moi j'y suis pas arrivé avant la 8ème semaine.
Bon courage.
Christianle: 21/10/2007

J'ai reçu les messages ci-dessous directement sur mon adresse e-mail:

Monsieur,
J'ai pris goût à la course à pied après avoir trouvé votre plan d'entraînement pour débutant sur votre blog.
J'ai commencé à courir le 04/01/2007 à l'âge de 39 ans.
Je faisais du VTT de manière régulière mais je n'avais jamais couru.
Ce 02/09/2007, je viens de terminer mon premier semi marathon en 1h38.
A lire vos articles, j'ai bien envie de me lancer dans un marathon.
Merci encore.
Verdin J.  le 02 sep 2007



Bonjour Jean-Louis,
j'ai commencé à courir, il y a maintenant 6 semaines. Je suis votre plan à la lettre et je suis étonnée de constater que cela marche aussi pour moi. On a du vous poser la question un bon nombre de fois, mais que fait-on après ? Avez-vous élaboré une suite pour les semaines suivantes ? Je serai intéressée de connaître l'objectif suivant : dans dix semaines, je ne serai plus débutante mais pas encore confirmée.
J'attends beaucoup de vos conseils.
Un grand merci pour votre aide.
Sylvie Barrel le 03 oct 2007

Réponse: il y a plusieurs plans sur ce blog: 10 kilomètres, semi marathons, marathons, etc. Il est aussi facile de trouver d'autres plan au moyen d'un moteur de recherche Internet. Enfin, des magazines comme Jogging International présente fréquemment des plans d'entraînement.

Bonjour.

Après avoir commencé le programme vers la fin avril, je l'ai fini il y a quelques semaines et je cours désormais 1h10 non stop.

Merci beaucoup pour ce plan qui m'aura permis de m'y mettre sans me décourager.
Panle: 15/09/2007

Tout d'abord merci d'avoir mis à disposition ce fameux plan pour débutant.
Agé de 42 ans (aujourd'hui !), je me suis mis à courir au mois de juin en respectant à la lettre vos consignes.
Peu sportif jusqu'à présent (un peu de vtt le dimanche mais pas régulièrement) - 1 m 84 - 79 kg (pas enrobé mais pas maigre non plus ...)
En regardant la longueur des premières séances je me disais que ça allait être une simple formalité (pfeu... courir 2 minutes !)
Et bien non, au bout de 2 minutes j'avais l'impression que mon coeur battait à 200 à l'heure et que je risquais à tous moments l'étouffement.
Le mal aux jambes (mollets, tibias, cuisses) était insupportable et se faisait sentir jusqu'à 2 ou 3 jours après les séances malgré les étirements.
Les semaines 1 à 4 se sont déroulés difficilement mais les progrès (si minimes soient-ils) étaient bien là ! 
courir 4 minutes sans s'arrêter c'est 2 fois mieux que 2 minutes non ?
La semaine 12 a marqué un tournant dans mon entraînement :
- moins mal aux jambes
- plus de douleurs aux tibias ou aux mollets
- le souffle arrive et je peux "presque" facilement dire bonjour aux marcheurs et (ou) aux coureurs que je croise en étant audible !
Je me sentais de mieux en mieux au point où m'arrêter au bout de 12/13 minutes me semblait inutile voir improductif car les relances après 2 mn de marche devenaient délicates.
J'ai donc décidé de me "tester" en tentant de courir le plus longtemps possible sans m'arrêter et la séance s'est soldée par une sortie de 46 minutes non stop sans avoir trop forcé (c'était gagné).
2ème sortie (longue) samedi : 1 heure non stop (sans fatigue excessive, je précise).
C'était le but que je m'étais fixé en me lançant dans votre programme et j'y suis arrivé :
pouvoir courir 2 à 3 séances d'1 heure par semaine   
Je n'ai jamais mesuré le parcours mais je pense effectuer environ 8 à 9 km au cours de cette séance - je dois sans doute progresser au niveau de ma vitesse.
Mon épouse a suivi scrupuleusement les mêmes séances mais doit se résigner à effecteur des séances d'environ 40 minutes entrecoupées de 2 pauses "marche" de 2 minutes. Nous avons progressé ensemble lors des premières séances et sans le soutien mutuel que nous nous apportions nous aurions vraisemblablement progressé beaucoup moins vite.
 
Il était important pour moi de vous faire ce petit "retour" en profitant de l'occasion pour vous remercier une nouvelle fois.
Hormis les douleurs que doivent ressentir tous les débutants (tibias, mollets) le succès de votre plan repose à mon avis sur une progression lente mais régulière. Les séances sont parfois difficiles au début mais jamais violentes et du coup le physique suit le rythme de la progression.
 
Bien cordialement, Laurent MEILLON, le 24.09.2007
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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 21:02
Bonjour,

La Saintélyon est une course mythique, du moins pour les coureurs français. Je ne crois pas me tromper en affirmant qu'elle est "la mère de tous les trails de France et de Navarre".


Présentation: à l'origine, cette course créée en 1951 (!) était disputée par des cyclotouristes des régions stéphanoise et lyonnaise. La distance de km 60 se faisait sur deux jours. Le but des créateurs était de se maintenir en forme, en tant que cyclistes, pendant la saison hivernale. En 1977, ce raid devient une épreuve de marcheurs, désormais chronométrée. Dans les années 80, on compte jusqu'à 4000 participants, coureurs et marcheurs. En ces temps héroïques, la course est cataloguée 'très difficile". D'autant plus qu'elle se dispute de nuit! Au début du mois de décembre! Les années suivantes, la participation chute. Comme disait Sacha Guitry, 'rien ne se démode plus vite que la mode'. Dès le début des années nonantes, les organisateurs ajoutent des épreuves relais se courant en équipes. En 2004, l'épreuve passe le cap des 5000 participants.

Actuellement, le départ est donné à minuit à Saint-Etienne. Le parcours mesure 68 km pour 1300 mètres de D+ et 1700 de D-. Le 55% du trajet se fait sur routes et le 45% sur sentiers. Le parcours compte 7 ravitaillements. Il est donc impératif de s'entraîner de nuit à la frontale. Cela évitera de voir des participants n'ayant JAMAIS couru de nuit bloquant, par peur, les autres concurrents dans les endroits étroits (expérience vécue à l'UTMB). Au moins ils n'auront pas de bâtons, dangereux quand ils sont en mains inexpérimentées (idem...). Concernant les frontales, j'en porte deux: la plus puissante au front pour éclairer loin et la deuxième autour de la taille pour éclairer devant mes pas. Le croisement de deux faisceaux augmente aussi la vision 3D.

Profil-Saint--Lyon.JPGLe profil de la course. Visitez le site officiel: ici.

Pour l'habillement et le matériel, il n'y a pas beaucoup de questions à se poser:
- collant;
- chaussures de trail;
- gants polaires ou  en laine (choix définitif sur place selon la température);
- textiles techniques (nombre de couches définitif sur place selon la température);
- bonnet;
- lampes frontales (deux);
- coupe vent ou imperméable (choix définitif sur place selon la température et la météo);
- sac à dos 10 litres avec deux petits bidons + gels + barres.

Depuis quelques jours, je suis donc inscrit à ce nouveau défi, tout comme Marc Hoste et Pierre Joye. Je me réjouis de les revoir. Il s'agit maintenant de commencer un entraînement adéquat. C'est que le 2 décembre, c'est bientôt! Dans 72 jours! J'ai trouvé un plan d'entraînement ad hoc 'Saintélyon' et vous pouvez le télécharger en cliquant ici.

Ce plan prévoit le travail de la VMA, de la vitesse au seuil et la pratique de la sortie longue. Il faut compter 1000 mètres de D+ chaque semaine. Le tableau contient deux variantes, en fonction du but que vous désirez atteindre et du temps à disposition.

Bonne préparation et à bientôt, à Saint-Etienne!


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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 21:11
Bonjour,

nous nous sommes quitté 12 jours avant ma course, LA course, Courmayeur-Champex-Chamonix. Il s'agissait de mon objectif principal pour 2007. Bien sur, après mes relatives 'contre-performances' au Tour des Glaciers de la Vanoise (TGV) et au Grand Trail Valdigne (GTV) (voir les articles précédents), j'avais un petit peu les chocottes au moment du départ et même les jours avant. Les prévisions météo, qui allaient en s'améliorant chaque  jour (pas de pluie et température entre 20-25 degrés) m'ont rassurées et c'est très confiant que je me suis rendu ce vendredi 24 août 2007 sur la ligne de départ de Courmayeur. Une bonne connaissance du parcours (2 participations à l'UTMB, une reconnaissance complète du parcours en 2006 et plusieurs partielles les années précédentes) a fini de sceller ma confiance.

Mercredi 22 août, début de soirée. Caroline, Sébastien et Marc courront l'UTMB. Pour moi, c'est une des dernières soirées spaghettis avant ma course.

Nous profitons des nombreuses boutiques de sports de la place pour effectuer quelques menus achats.

Jeudi matin 23 août. La météo a tourné, il fait beau. Le soleil caresse déjà les sommets alors que Chamonix sort de la nuit.

Le Mont-Blanc nous promet de belles, très belles journées.

Le jeudi matin, nous prenons un bus navette de l'organisation pour aller toucher le dossard à Courmayeur. A la sortie du tunnel, surprise: le ciel est moins serein qu'à Chamonix et qu'annoncé par la météo. Je me dis tant mieux, cela gardera la température dans des limites que j'aime. La réception des documents se passe bien. Nous passons le reste de la matinée à nous promener dans la zone piétonne de Courmayeur, dîner spaghettis-bolo et retour à Chamonix. Souper spaghettis (!), dodo et le lendemain matin, nous retournons à Courmayeur pour le départ! J'ai l'estomac (un peu) noué!

Peu avant midi, heure théorique du départ, nous apprenons qu'il est retardé de 15 minutes, des bus amenant les participants étant bloqués au tunnel. Finalement, le départ est donné à 1230. En soit, cela n'est pas trop grave, sauf que l'attente se fait au soleil, sur le macadam. Nous avions décidé de venir assez tôt et c'était une bonne décision. A 0915, quand nous sommes arrivés au départ des bus Chamonix-Courmayeur, nous avons été surpris par la longueur de la file d'attente.

Un petit café avant le départ...

... suivi d'une collation: eau et petit pain (pas de substances illicites...)

C'est parti: à demain à Chamonix pour l'apéro!

004-CCC-FS.jpgPremière montée en direction de Vilair.


J'avais décidé de partir d'un bon pas pour atteindre le plus rapidement possible Arnuva, lieu de la première barrière horaire fixée à 1645. Comme repères, je disposais de deux documents: le premier (DOC I, voir la page feuille de route), élaboré à partir de l'application Excel de Rémi Poisvert  me demandait de me trouver à Arnuva à 1600. Le deuxième document (DOC 2) est du même auteur, mais calcule les temps en fonction de temps réalisés précédemment sur d'autres épreuves. Il me proposait lui de passer à Arnuva à 1627. Pour être dans le juste, il fallait être entre les deux. Et finalement, j'ai passé cette barrière à 1557. A partir de là, je me suis détendu. Je savais dès lors qu'il me suffirait de gérer sagement cet acquis, de ne pas commettre les erreurs alimentaires faites au GTV et que de cette façon, j'atteindrai relativement facilement mon objectif.
  DOC I DOC II Résultat Rang Km
Refuge Bertone 13:32 13:39 13:39 698 4.90
Arnuva 16:00 16:27 13:39 865 4.90


  DOC I DOC II Résultat Rang Km
Refuge Bertone 13:32 13:39 13:42 698 12.4
Arnuva 16:00 16:27 15:57 865 16.7


Le tableau ci-dessus montre l'évolution durant les 16,7 premiers km. On constate une certaine homogénéité entre les trois premières colonnes. Mon étonnement provient de l'évolution du classement. Je n'ai pas eu l'impression de perdre autant de rang sur les 2ème et 3ème tronçon.


007-CCC-FS.jpg
Montée sur le refuge Elena.

Après Arnuva venait le deuxième gros morceau, à savoir l'ascension du Grand Col Ferret. J'étais maintenant  fermement décidé à ne pas faire de folies et à gérer, gérer, gérer. Seule l'envie d'en faire le plus possible de jour m'empêchait de trop me relâcher. La deuxième barrière horaire se trouvait à La Fouly, à 2030, soit encore avant la tombée de la nuit. Passage au Refuge Elena, Grand Col Ferret, descente sur La Peule (ravitaillement liquide) puis la Fouly. La météo est toujours clémente, la température est agréable. Même si mes habits sont un peu humides, rien de comparable avec 2006!!! Cette partie du trajet se passe au mieux et sans encombres.

Un petit replat vers Elena permet de se reposer avant de poursuivre. Au oin, la file des coureurs à l'assaut du point culminant des deux parcours.

Beaucoup de monde arrive, allez, en route!


  DOC I DOC II Résultat Rang KM
Refuge Elena 16:38       19.10
Grand Col Ferret 17:28 18:00 17:34 1006 21.30
La Fouly 18:59 19:40     30.2

Tableau du deuxième tronçon.
Les cases vides le sont quand il me manque les renseignements. On retient surtout que le résultat colle presque parfaitement avec DOC I, tout comme ci-dessous. J'ai aussi constaté sur le terrain que je perdais beaucoup de vitesse à la montée. En témoigne mon classement passant du rang 865 au rang 1006.

La troisième barrière est à Champex-Lac à 0015, le samedi matin. De La Fouly, la descente sur Praz-de-Fort s'est passée sans encombre. Aux Arlaches, j'ai vu je pense 60 nains de jardin devant un mignon chalet. Mais les plus mignons étaient les petits enfants les admirant, ne pr^tant aucune attention aux coureurs!  Les petits savent aussi rêver, mais les rêves ne sont pas les mêmes que ceux des adultes... J'aborde la montée sur Champex alors que la nuit tombe. Bientôt dans la forêt, je dois allumer ma lampe frontale. Nous sommes à nouveau à la montée et de nouveau je me fais fréquemment dépasser. Je suis en train de constater que je n'ai pas assez entraîné la montée cette année. Je ne peine pas vraiment, mais je suis 'lent', poussif. Cette montée est d'ailleurs celle que j'aime le  moins de tout l'UTMB, même avant Bovine. Finalement, voici Champex. J'y arrive vers 2120. J'y retrouve mes accompagnants, venus à ma rencontre. Je me restaure, je complète mes deux bidons de liquide, je change de vêtements. Je suis à mi-course. Je rencontre Sandrine qui est arrivée quelques minutes après moi, elle a de petites nausées et décide de se reposer quelques minutes. Finalement, je repars de Champex à 2152, soit avec deux heures et vingt-trois minutes d'avance sur la barrière. C'est beaucoup, mais je sais que cela peut fondre comme neige au soleil en cas de défaillance. A Champex, je suis 1105ème. Mon classement se dégrade de plus en plus, mais le rang n'est pas mon objectif, qui est bien de terminer en moins de 22 heures si possible.

Bon, je crois que j'ai tout, on peut y aller!

Champex-Bovine: en voilà un gros morceau, appréhendé par beaucoup. Personnellement, je n'ai jamais moins aimé cette montée que celle de Champex. Je passe à Bovine à 0136 et je me m'en rappelle pas trop, sauf qu'il y avait un contrôle. En 2006 (UTMB) j'ai passé Bovine au petit matin (froid-mouillé-neige-brouillard) avec pleins de personnes frigorifiées dans une 'tente' pas adaptée à acueillir un lazaret; cette année, c'était plus tôt dans la nuit (vers 01:36 du matin) et très franchement, il faisait une chouette température, un peu frais sur les hauteurs (...) mais j'ai décidé de poursuivre sans changer de tenue. Après Bovine, il y a encore une courte montée avant d'entamer une assez longue descente sur le Col de la Forclaz et Trient. Selon DOC II, je dois  passer à Trient à 0252 et je passe à 0307, soit avec 15 minutes de retard sur l'horaire. Par contre, je suis passé du rang 1146 à Bovine au rang 1130 à Trient. Pour la première depuis le départ, je repends des concurrents. La montée sur les Tseppes ne fait que 3,1 km, mais à ce stade de la course, elle semble longue, longue, longue... Pour m'aider dans la relative solitude de la nuit, j'ai sorti mon MP3. J'écoute quelques 'Best of de l'été' des Grosses Têtes de Philippe Bouvard, puis du Genesis, le White Album des Beatles... Le jour se lève, le ciel est bleu, quelques nuages accrochent le flan des montagnes. Le beau temps continue. Qu'elle différence avec l'année dernière ou j'avais eu la pluie depuis Elena et pratiquement sans arrêt jusqu'aux Tseppes. Du côté de la descente sur Vallorcine, le terrain est comme toujours très très mouillé. On croirait courir sur une éponge saturée d'eau. Du coup, je me retrouve trois fois sur les fesses, aux endroits les plus boueux, of course. C'est en bonne forme que je passe Vallorcine à 0621, soit avec 29 minutes de retard sur DOC II. A cet endroit, la barrière horaire est à 0800, j'ai donc 0139 de marge. Champex mis à part, je ne passe pas plus que quelques minutes à chaque ravitaillement. Je repars donc de Vallorcine à 0630. J'ai 0530 pour terminer. Il y a queqlues jours, j'ai fais Col de la Forclaz -Chamonix en 0530 avec Marc Hoste. Il y a donc de la marge. De plus, au classement, je suis passé au 1024ème rang. C'est mon meilleur classement de puis le Grand Col Ferret. Depuis Trient, et cela malgré la montée sur les Tseppes, j'ai repris 106 rangs à mes compagnons de route.

Depuis le Col des Montets, le soleil illumine à nouveau les sommets. L'image ne reflète pas la beauté du spectacle (photo qualité Nokia...)

Mais le spectacle en valait la peine. Quand je pense à tous ces campeurs qui dormaient encore...

La dernière partie, entre Vallorcine et Chamonix est bien plus facile que l'année dernière. Bien sûr, j'ai 72 km de moins dans les jambes, la météo est au beau fixe. Le soleil accroche les montagnes enneigées et le spectacle de la vue depuis le Col des Montets vaut l'effort à lui tout seul. Bien sûr, il serait plus facile de dormir au Montets et de se lever tôt pour admirer le spectacle... Voilà Argentière que je passe à 0736, avec 36 minutes d'écart (retard) sur DOC I et 17 sur DOC II. Mais j'ai encore repris 51 rangs. Qu'elle pêche!!! Je commence à regretter de ne mettre pas aligné sur l'UTMB... '-). Pas de douleurs, pas sommeil, j'entrevois déjà le sérieux panaché qui m'attend à Chamonix... Ou j'arrive à 0925 après 20h54mn01s. Soit avec une réserve de 3h5mn59s. Entre Vallorcine et Chamonix, j'ai dépassé 67 concurrents. Je suis très très content de ma 'performance'. Les semis échecs du TGV et du GTV ne sont plus que de lointains souvenirs...


Hop, hop, hop, un petit sprint pour l'arrivée. Mais quelle pêche, je n'en reviens pas! C'est ce qui s'appelle être au pic de forme au temps T!

Je reçois le maillot de Finisher, avec une fierté légitime! Heu-reux!!!

Les retrouvailles en famille.

Comme prévu, dès la ligne passée, je m'engouffre dans le premier restaurant venu, et en compagnie de mes accompagnants, je bois le sérieux panaché tant attendu. Dans ce bistrot, je retrouve Yvan Feliers, copain belge de Marc Hoste. Il a fait une heure de moins que moi et est déjà douché!

J'ai une petite soif, tonnerre de Brest...

017-picnic.jpg
Le lendemain, pic-nic avec les amis sur les hauteurs.

019-Fondue.JPGEt le soir, fondue (Suisse!) pour (presque) tout le monde! Avec du Fendant.

Très bonne fondue (vacherin fribourgeois et Gruyères). Le garçon qui nous a servi ne connais la pub de l'Union suisse du fromage: LA FONDUE CREE LA BONNE HUMEUR!!!

Et le lendemain, encore une dernière excursion avant de rentrer à la maison. En face? Le Mont-Blanc, évidemment!

Le lac du Brévent, perdu dans un univers presque entièrement minéral...

... au milieu duquel on trouve de la vie!

Dernière photo avant la descente!

Concernant l'alimentation pendant la course, je me suis contenté de ce qui est fourni par l'organisation, plus une dizaine de gels Energix, Red Tonic et Coups de Fouet. J'ai également pris des gélules homéopathiques censées lutter contre les maux d'estomac. Quelques tablettes anti-crampes et voilà, tout s'est bien passé.

Au niveau du matériel, quelques nouveautés: les Asics Trabucco, de nouvelles chaussettes X-Socks, chères mais formidables (pas la moindre petite cloque) et surtout une nouvelles frontale, la LED LANSER de optoelectronics. Pour le dossard, nouvelle méthode: fixation de velcros sur la sangle ventrale du sac, l'autre composant est agrafé sur le dossard. Plus de soucis lors du changement de t-shirt.

A bientôt
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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 10:08
Bonjour,

plus que douze jours avant le Mont-Blanc! Au point de vue entraînement, il est temps de lever le pied! Vendredi dernier, 10 août 2007, je suis allé faire une dernière sortie OFF. L'idée était de faire le plus de D+ possible avec un minimum de kilomètres. Mon choix s'est porté sur le col de la Gemmi. Le départ se situe dans la station thermale de Loèche-les-Bains (Leukerbad), à 1400 mètres d'altitude pour arriver à 2346 mètres. Longueur du trajet: entre 3,5 et 4 km. J'avais envisagé de faire la montée au moins deux fois, si la météo le permettait. La Suisse venait en effet de sortir d'une période de mauvais temps ayant fortement meurtri plusieurs régions du pays, pour plusieurs centaines de millions d'euros de dégâts. De plus, la neige était tombée la veille jusqu'a 1'800 mètres...

Après un véritable déluge qui s' est abattu sur le pays, le soleil est de retour, timidement, certes.

Le chemin passe quelque part la dedans...

Au loin, la station de Loèche-les-Bains, très 'smart'...

Dès l'altitude de 2000 mètres, la neige.

Et voilà l'hôtel-restaurant du col de la Gemmi.

Une petite halte au restaurant du col ou j'arrive vers 10h50, soit après 1h 21 de montée. Un thé à la menthe et deux petits sandwiches. Je change également de vêtement, car ils sont humides et il vente. Il fais très frais. Puis je redescend sur la station, au moyen du petit téléphérique local. J'avais déjà fais un post sur la Gemmi, il est visible par ici. Lors de la deuxième montée, je croise à nouveau deux hommes occupés à réparer les dégâts occasionnés par les intempéries. Le travail n'est pas aisé, le chemin étant peu carrossable.
La où le chemin n'est pas 'enroché', les eaux l'ont emporté!

La météo est changeante.

Cette deuxième montée a duré 1h26 minutes, 5 de plus que la première.
Nouvel arrêt au restaurant, changement de vêtements et pause déjeuner sous forme d'une croûte au fromage et 3 décis de fendant. Pas diététique dites-vous? Bah, cela aussi fait partie du plaisir. Penser global, consommer local...

Deuxième descente en téléphérique. Pendant une minute, on ne voit plus rien, ce qui impressionne fort les touristes étrangers, spécialement les asiatiques.

Petite zone de brouillard.

Sur les hauteurs, il y a encore pas mal de brumes.

Loèche-les-Bains est un joli petit village, point de départ d'innombrables excursions.

Je suis content de ma matinée: 1900 mètres de D+ en moins de trois heures et sur moins de huit km, c'est pas trop mal.

Pour la CCC, il ne reste plus qu'à maintenir la forme par quelques sorties d'entretien cette avant- dernière semaine et beaucoup de repos la semaine prochaine.

Veuillez m'excuser de la qualité des photos, prises avec un téléphone portable.

A bientôt.
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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 21:22

Bonjour,

Plus de trois semaines se sont passées depuis le Gran Trail Valdigne. Mon trail CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix) approche à grands pas. Entre deux, pas de compétition. Cela me donne l'occasion de vous parler un peu de l'entraînement que je fais dans cette période 'intermédiaire'.
Les jours qui ont suivis Courmayeur ont consisté en séances habituelles le long de la Thielle et de mes parcours habituels d'après le bureau, en général Ins-Gare de Marin avec des variantes quand à la distance. Le 23 juillet, j'ai fais un Kerzers-Gare en 1:50.13, avec un vent contraire et de la pluie depuis le premier tiers du parcours (17,3 km). Pourtant j'ai fait là un chrono de 1:50.13, alors que le 'record' de ce parcours date du 30.03.2004 et est de 1:41:08, à une époque ou j'étais beaucoup plus rapide (je ne faisais pas encore de trail). Donc, compte tenu des conditions, un bon chrono, ce qui confirme mon impression que je suis meilleurs dans le petit temps que par les grosses chaleurs.


Le 25 juillet, je suis allé faire un Sierre-Zinal par un temps splendide, premier jour d'une petite série de beau temps. La température était idéale car les jours précédents avaient plutôt été frais. 31 km et 2000 mètres de D+ en 6:02:11. Au début juillet 2006, j'avais fais 6:43.09. Cette fois-ci, j'ai fais moins de pauses, ou plutôt des pauses plus courtes. Après cette journée, je me suis effrayé en constatant que l'année dernière j'avais à la même époque 11'552 mètres de D+ en plus! Après quelques minutes de réflexion est venu l'explication: contrairement à l'an dernier, je n'ai pas cette année fait de reconnaissance de l'UTMB, qui donne plus de 8000 mètres de D+ à lui tout seul, sans compter les 150 kilomètres!

Les vergers valaisans, vus du train. Ces nuages au loin, qu'annoncent-ils?

La première partie du parcours est un vrai chemin de croix, au propre comme au figuré...

... il se termine par une petite chappelle consacrée à Saint-Antoine. Cette fois, je n'ai pas omis de sonner la cloche!

La vallée du Rhône vue de Beauregard.

C'est une année à champignon! C'est papa qui serait content!

Nous quittons Chandolin pour la deuxième partie du parcours.

Au centre de l'image, un petit cube se détache sur le ciel. C'est l'hôtel du Weisshorn que j'atteindrai dans une bonne heure.

Le voici enfin, au détour du chemin.

Au fond du Val d'Anniviers, le village de Grimentz.

Le chemin est maintenant en balcon et traverse quelques pierriers. Au loin, les cinq 4000: le Weisshorn (4506 m), le Zinalrothorn (4221 m), l'Obergabelhorn (4073 m), le Cervin (4478 m) et la Dent-Blanche (4357 m).

Au loin, enfin Zinal!


La signature de Zorro? Non, Z comme Zinal. En cas de mauvais temps, ces marques ne sont pas superflues!!!

Et nous voici arrivé à Zinal, charmant petit village avec de coquets hôtels et restaurant.


Du 26 juillet au 31 juillet, le train-train habituel.


Le 1er août, rando-trail de Chandolin à Zinal (avec une courte pause dîner à l'hôtel du Weisshorn), soit environ 20 km pour 500 mètres de D+.

Dur dur, cette montée...

...mais les coups d'oeil en valent la peine!


Le 3 août, quelque chose de plus intéressant: une reconnaissance du dernier tronçon de l'UTMB, du Col de la Forclaz à Chamonix, en compagnie de Marc Hoste. Nous étions spécialement intéressé par ce tronçon parce qu'il est nouveau cette année. En effet, la fin du parcours se fera par le petit balcon nord en lieu et place du petit balcon sud. Il n'est pas objectif de le dire, les conditions n'étant pas égales par ailleurs, mais ces derniers km m'ont semblés plus faciles que par l'ancien tracé. On verra bien. 30 km en 5:30:08 et 1167 mètres de D+ pour 1658 mètres de D-. Selon mon plan de marche, je devrai faire 7:58 sur ce tronçon à la fin de la CCC. Il y a donc de la  marge...
Comme nous n'avons pas eu beaucoup de soleil, il n'y a pas de photos, sauf celles de la terrasse de la place de l'Amitié...

Le soleil est enfin au rendez-vous.

Allez: Santé et Conservation!


Le 4 août, nous n'en avons pas encore assez et nous partons vers 0900 pour Chaumont (un descriptif du trajet figure ici). 18 km avec environ 650 mètres de D+ en 3:08:50. Le chrono n'est pas significatif, nous nous sommes souvent arrêtés pour que je puisse faire découvrir ma région à Marc. En fait, très bonne séance de décrassage.

A cet endroit, la pente du funiculaire est de 46%!!! On a jamais cela à l'UTMB!

Et après cela, il doit encore gagner son repas!!!


6 août: Ins Gare de Marin, endurance fondamentale (très lent), 10 km en 1:09:55.


7 août: 7km de footing en 54:10.


8 août: le matin à jeun, maison-Les Fourches et trois fois la piste VITA. Cela me permet de tester ma nouvelle lampe frontale. Environ 350 mètres de D+.

A bientôt

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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 08:56
Bonjour,

je désire vous parler un peu plus de GTV - Gran Trail Valdigne que je suis allé faire le 14 juillet dernier (2007). C'est mon camarade coureur des cimes Marc Hoste qui m'en a parlé la première fois il y a quelques temps. Au début, je n'étais pas trop chaud, car il s'agissait de la première édition de ce trail, avec une nuit à passer dehors. Finalement sur l'insistance de Marc (il sait y faire, le bougre et pas seulement avec moi...), je m'y suis inscrit. Cette course est alors entrée dans mon 'plan des dernières dix semaines' d'avant la CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix).

La 'Valdigne' est la vallée ou se trouve Courmayeur (Val d'Aoste).

Voici le profil de la course. Attention, les distances kilométriques sont fausses (il manque 14 km en tout!!!)

Vous trouverez un plan du parcours et d'autres renseignements en cliquant ici.


Jeudi 12 juillet 2007.
Le voyage.

Le week-end a été intense et plein de cocasseries. Me voilà donc sur le quai de la gare de Marin-Epagnier en ce jeudi en fin de journée. Le régional pour Berne attend un direct croiseur. Dans quelques minutes doit arriver le train qui m'amènera à Neuchâtel ou je dois prendre la correspondance pour Genève Aéroport. Mais après quelques minutes d'attente, pas de train. La gare de Marin n'est plus desservie. Je vais alors dans le réduit puant servant de salle d'attente ou se trouve une borne par laquelle on peut demander des renseignements à la plus proche gare desservie. On m'y apprend que le train a été supprimé, il y a des travaux sur la ligne. Je reproche à l'interlocuteur de n'avoir pas fait d'annonce et je pars sans traîner. Il faut qu'on me conduise en voiture à la gare de Neuchâtel. Ce qui est fait. Au moment où j'arrive sur le quai, le direct démarre. J'étais en retard, le train aussi, mais pas assez pour combler le mien... Il est environ 21 heures et si la salle des guichets est encore ouverte, c'est que plusieurs personnes ne sont pas encore servies. En effet, dès après mon passage (je voulais savoir quel serait le prochain train), les guichets sont bouclés! Aux CFF (Chemins de Fers Fédéraux), les employés se couchent avant les poules, semble-t-il. Le problème est que j'ai rendez-vous à Genève avec Marc. On doit ensuite prendre une voiture de location en secteur français puis rejoindre Courmayeur ou nous devrions arriver vers minuit. On aura une heure de retard: y aura-t-il encore quelqu'un à la réception de l'hôtel? Finalement, on y arrive et on nous donne nos chambres. C'est un bref résumé. Je sais, ce n'est pas le sujet, mais un coup de gueule fait aussi du bien. C'est une saine colère, Monsieur!!!

Vendredi 13 juillet 2007.
Les reconnaissances.

Dès le lever au matin, le ciel est bleu immaculé. L'hôtel est très bien avec cependant un bémol d'importance: à trois mètres de la fenêtre de ma chambre passe un torrent en furie en raison de la fonte des neiges tombées ces jours derniers encore. Boules Quiès obligatoires!!! Sinon, il est super bien placé, à mi-chemin entre le centre de Courmayeur et le centre sportif de Dolonne.

Sur la terrasse de l'hôtel.

Le torrent qui passe juste devant la chambre.

Après le petit déjeuner, nous sommes partis en reconnaissance. Il s'agissait de voir les endroits ou nous pourrions voir la personne qui nous a accompagné sur le périple pour nous servir d'assistance. Nous nous sommes d'abord rendu à Morgex. Cette charmante petite ville sera le point médian  de la course.

L'église de Morgex.

L'ancien lavoir de Morgex.

Je vous conseille de visiter les liens des endroits traversés, cela en vaut la peine. Nous sommes en suite montés à Planaval.

Planaval. Il y aura ici un ravitaillement, puis nous partirons au fonds de ce val avant de prendre à droite.

Chemin faisant, nous sommes passés par La Salle qui sera aussi une étape de la course.  Puis nous sommes rentré sur Courmayeur pour le repas de midi. Le temps est magnifique, la température pas (encore) trop chaude. Après le repas, nous sommes allé chercher nos dossards et passer le contrôle du matériel. Nous avons la désagréable surprise de constater que le parcours fera 84 km et non pas 70 comme indiqué (aujourd'hui encore...) sur le site Internet. 'Ils' ont oublié de compter les virages... Le dénivelé reste le même (ouf), mais les barrières horaires aussi. Je ne suis pas trop étonné car il s'agit de la première édition... et puis, c'est l'Italie... (attention à ne pas trop plaisanter avec cela avec les Valdotains!!). La fin de la journée à été occupée à peaufiner les préparatifs, à une dernière assiette de spaghettis bolo le soir, puis dodo.

Perplexes devant le nouveau kilométrage...

Samedi 14  juillet 2007.
La Course. Le départ

Le départ étant fixé à 1000 sur la place de l'Ange, en plein milieu de Courmayeur, nous n'avons pas du nous lever trop tôt. A 0930, nous sommes sur place, la température est déjà élevée et c'est un peu ma crainte pour la suite.

Pointage des concurrents avant le départ.

Animations folkloriques.

Déjà, on cherche de l'ombre.

Tiens, tiens, l'attachée de presse-coach-sherpa-chauffeur-logisticienne...

Beaucoup de monde sur la place de l'Ange pour assister au départ.

Je suis en forme et motivé. J'ai confiance, même s'il fait déjà trop chaud (à mon goût).

Première étape: Courmayeur (1224 m) - Col Licony (2670 m) - 8 Km.
Enfin le départ est donné. Nous partons tranquillement pour la première étape. Nous montons rapidement sur le hameau de Villair (nous le traversons aussi à l'UTMB) et assez rapidement nous bifurquons pour le Col. La montée de 8 km est assez raide et rude, il y a 1446 mètres de dénivelé dans cette tranche.
Le pourcentage moyen est de 19%.

Mais le paysage est grandiose.

Nous y trouvons un poste de contrôle, le premier. Au sommet nous sommes accueillis par des bénévoles on ne peut plus charmantes!

Et à la montagne, il n'y a pas que la nature qui vaut le coup d'oeil... (ici, une bénévole).


Pas vrai?

Deuxième étape: Col Licony (2670 m) - Piginière (1669) - Planaval (1750 m) - 10 km.
La montagne, c'est monter pour descendre et descendre pour remonter. Cela me fait penser à l'aRmée (attendre pour courir et courir pour attendre). Mais à l'armée on N'aurait jamais accepté de faire le 10% de ce que nous entreprenons aujourd'hui! Nous longeons donc le Lac Licony, au bord duquel des personnes font bronzette et d'autres campent. Peu de monde, mais il faut dire que le beau temps vient d'arriver, en même temps que nous, d'ailleurs.

Le Lac Licony.

Descente en direction de Piginière.

Ensuite, nous atteignons bientôt Piginière puis nous effectuons une petite montée sur Planaval. LÀ nous attend un nouveau contrôle et surtout un ravitaillement solide. Nos amis valdotains ont bien fait les choses: fromage, saucisson, viande séchée, pain, biscuits salés, bouillon, chocolat, barres de céréales et j'en oubIle, sans parler des boissons: eau, coca, boisson énergétique, etc. Et le plus important: une serviabilité rarement rencontrée jusqu'à maintenant, une gentillesse et des sourires sans compter.
On ne regrette pas d'être venus.

Un p'tit verre, ça fait du bien!

Le stand de ravitaillement de Planaval.

J'ai changé de t-shirt (je me suis trompé, j'ai pris ceux sans manches...) Nous repartons de Planaval.

Troisième étape: Planaval (1750 m) - Tête Fetita (2623 m) - 8 km.
Après m'être sustenté, je change encore rapidement de t-shirt, puis nous repartons. Pour l'étape suivante. Le terrain devient plus rude. Auparavant, entre Licony et Planaval, nous avons surtout fait de petits sentiers, souvent en balcon. Les paysages sont magnifiques et la faune alpine est au top. J'ai d'ailleurs rarement vu autant de fleurs et autant de variétés aussi. Nous croisons les premiers abandons, dus la plupart du temps à des maux d'estomac ou à des douleurs aux genoux. A son habitude, Marc salue chaque personne rencontrée. Moi, je salue celles qui croisent mon regard, celles qui baissent la tête ne savent pas ce qu'elles perdent...

Début de la montée sur la Tête Fetita; déjà au loin, Planaval.

Dans le vallon des Ors, nous avons droit à un point d'eau et je commets peut être l'erreur d'en boire, elle est très froide...

Ci-dessous, le vallon des Ors.

Juste avant le sommet, une portion de chemin se révèle est dangereuse et mériterait une main courante; il faut rester hyper concentré et avancer tout doucement. Les derniers 200 mètres se font carrément sur la crête, il n'y a plus de chemin. Marc à de la peine à me suivre, du moins c'est que je pense. Il me dira plus tard qu'en fait, c'est moi qui allait trop vite... Comme partout sur les endroits 'stratégiques' du parcours, il y a des bénévoles qui sont là. C'est quand même super sympa quand tu es en train d'avaler un becquet à 25%, d'entendre au dessus de toi de juvéniles et jolies voix féminines t'encourager avec des 'allez Marc', 'daïe, daïe, Jean-Louis'! Ce sont les bénévoles d'en bas qui ont avertit ceux d'en haut de ton arrivée, ceux du haut te repère aux jumelles (n° de dossard) et t'encouragent. Un contrôle se trouve sur la Pointe Fetita.

Et voilà la Pointe fetita, qu'il faut gravir!

Marc me suit de près.

Et ici aussi, les bénévoles nous acceuillent evec plein d'entrain.

La Valdigne, vue de la Pointe Fetita.


Quatrième étape:  Tête Fetita (2623 m) - La Salle (974 m) - 10 km.
En voilà une belle descente: 1649 mètres de dénivelé négatif! Attention aux articulations! Nous suivons d'abord les crêtes.

En équilibre sur les crêtes!

 Normalement, nous aurions dû avoir un point d'eaux au col de Bard, à 2176 m. Nous ne l'avons pas vu. Il est certainement remplacé par celui que nous trouvons dans hameau de Charvaz. De toutes façons, nous avions assez d'eau pour joindre sans encombre le village de La Salle. Par contre, la chaleur augmente, elle doit être proche des 30 degrés. Il me tarde que le soleil se cache un peu derrière les montagnes car je constate que j'ai mal géré mes t-shirt et que je n'ai que des 'camisoles' sans manches. Mes épaules commencent à rougir...

Au ravitaillement de Charvaz. Les autochtones sont très ouverts et on peut facilement parler avec eux.

Le ravitaillement de La Salle...

... et son église!

Cinquième étape:  La Salle (974 m) - Morgex (939 m) 5 km.
Cette étape est en fait une demi jonction entre les deux côtés de la vallée. Longue de 5 km, elle se fait sur le fond de la vallée, principalement sur le goudron. Qui chauffe, qui chauffe... Morgex constitue avec 41 km presque la moitié du trajet, mais moins de la moitié du dénivelé positif (il y aura environ 450 m de D+ sur la deuxième moitié). Nous arrivons donc à Morgex, à partir de là, on entre dans le classement. Nous n'y pensons même pas et nous repartons avec confiance. Il est environ 19h30 et nous avons encore 2h30 d'avance sur la barrière horaire, ce qui est beaucoup.

En repartant de Morgex.

Sixième étape:  Morgex (939 m) - Pré St-Didier (1039 m) (5 km)
C'est la deuxième moitié de traversée du fond de la vallée, également de 5 kilomètres, à priori faciles. A un km de ce point d'eau, mon estomac se révolte. D'abord, c'est une petite gêne, sans gravité. Mais au village, je suis obligé de m'asseoir. J'ai presque envie de vomir. Finalement, je vais aux toilettes, mais je ne vomis pas. Juste une petite selle, bien moulée, donc pas de diarrhée.

Septième étape:  Pré St-Didier (1039 m) - Arpy (1670 m) (6 km)
Nous repartons et Martine me dit que j'ai les lèvres blanches. Au bout de quelques hectomètres, Marc me dit que j'ai les lèvres violettes. Aie, aie et aie. Nous commençons la montée. Je n'ai plus de maux ventraux, par contre, je n'ai plus d'énergie. Après deux km, je constate que nous aurions dû en faire trois. Je dois reprendre mon souffle fréquemment. Et je me met à ... bailler. Mon corps ne veux plus, il faut l'écouter. J'aurais pu rester me reposer une heure à Pré St-Didier, mais alors je me serais retrouvé en queue de peloton. Tiens, je ne me suis jamais demandé s'il y avait un serre-file en fin de peloton... Après une petite discussion avec Marc, je décide de jeter l'éponge et je redescends sur Pré St-Didier ou je retrouve l'assistance qui me ramène à l'hôtel.

A cause de cet arrêt prématuré, il me manque le récit des étapes 8 à 11.  Cela sera pour l'année prochaine!!! En voici les titres, à compléter.

Huitième étape: Arpy
(1670 m) - Col de la Croix (2381 m) (7 km)

Neuvième étape:
Col de la Croix (2381 m) - La Thuile (1441 m) (5 km)

Dixième étape: La Thuile (1441 m) - Col de l'Arp (2571 m) (10 km)

Onzième et dernière étape: Col de l'Arp (2571 m) - Courmayeur (1224 m) (10 km)


Arrivé à la chambre, bizarrement, je n'ai pas sommeil. Je défais mon sac, je trie mes affaires selon leur état, je me douche et je soigne quelques cloques (les Belges disent cloches). Je n'arrive pas à dormir... et je demande des nouvelles à Marc par SMS. Puis je ferme mon portable et je sombre dans un demi sommeil peuplé de réflexions dont le thème est 'pourquoi ces maux de ventre?'. Vers cinq du matin, ne dormant pas, j'enclenche à nouveau le GSM. Marc est passé à La Thuile à 2h10. Une rapide estimation me fait comprendre qu'il arrivera à Courmayeur entre 7 et 8 heures, soit l'heure prévue pour mon petit déj. Je me lève donc et je commence par finir (!) ma valise. Puis je pars à la rencontre de Marc, en direction du Col d'Arp. Tout de même un peu fatigué et sans doute par la force de l'habitude, je prends la direction du Col Chécrouit, alors que le bon chemin est de l'autre côté de la rivière. Il me faut un bon moment pour me dire que 'c'est bizarre, cette absence de fléchage'. Après environ deux km de montée, je rejoins la piste de ski qui vient de Chécrouit et que je connais bien, puisque je suis en train de faire le trajet inverse de l'UTMB. Je stoppe ma progression et je redescend précisément par cette piste de ski. Et effectivement, après 10 à 15 minutes de descente, je retrouve le bon chemin et j'entame une deuxième montée, la bonne cette fois.

Au petit matin, à travers le vieux Dolonne. De petits lumignons ont été placés le long du chemin.

Je croise quelques concurrents qui en finissent (ils sont à 15 minutes de la délivrance). Je me fais engueuler par un couple quand ils apprennent qu'il reste un quart d'heure. A cause de ma micro polaire rouge, sans doute m'ont-t-il pris pour quelqu'un de l'organisation (le t-shirt du staff est rouge, à la couleur d'un sponsor). Enfin, voilà Marc. Il m'a l'air en bonne forme, il descend en trottinant avec légèreté.

Et soudain, au détour d'un chemin...

Chemin faisant (pan-pan) (les adeptes des Grosses têtes comprendront...), nous discutons de sa nuit et nous arrivons tranquillement à l'arrivée. Marc est tendrement accueilli. Nous nous remettons de nos émotions et allons nous restaurer à l'intérieur du centre sportif; mais il n'est pas encore venu le moment de traîner: nous sommes dimanche et nous repartons déjà aujourd'hui. Avant cela, il faut rétablir l'homme, rendre les chambres et assister à la remise des prix.

Un dimanche matin à 0700, un groupe de villageois accueille les coureurs avec l'accordéon... Décidément, on sait encore vivre dans cette région!

Plus que cents mètres...

Il en a encore sous la semelle, la preuve par un beau sprint final!

Est-ce des heures pour rentrer?

Interview.

A dix heures nous voilà donc de retour au centre sportif. Discours, bla-bla habituel, remise des prix. Dans l'article précédent, je vois ai présenté Marco Olmo, le grand vainqueur, qui à également remporté l'UTMB l'année passée. Je vous ai aussi présenté l'ami Marc qui non seulement à vaincu le GTV, mais en plus à remporté sa catégorie! Et en premier, à la surprise de lui-même!

Ceci est une grolle et c'est le prix remis aux vainqueurs des catégories.

Si vous voulez en connaître l'usage, cliquez ici, il y a aussi des recettes pour son utilisation.

Et voici la première dame scratch, Kim Gaylord (USA) en 13:33:47: chapeau bas!

Notre champion à nous, un peu ému!

Le comité à aussi droit à notre reconnaissance; pour une première, c'est un coup de maître! Merci!!!

Eh bien voilà, la fête est finie et elle fût belle!

Après cela, nous prenons l'apéro à notre hôtel et nous prenons le chemin du retour. Sur celui-ci, rien de spécial à dire. Ah si! Mon train Genève Aéroport-Neuchâtel était en panne! Tout comme la caisse enregistreuse du wagon restaurant!!! Quand au train Neuchâtel-Marin... il avait été supprimé. La quadrature du cercle, quoi. La routine... On si fait... Tout fout le camp, ma bonne dame.

Si Dieu devait habiter sur terre, celà serait certainement ici...

Notre séjour fût court, mais on reviendra, promis!!!

A bientôt pour de nouvelles aventures!!!

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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 20:33
Bonjour,

je viens de rentrer d'un week-end fabuleux: un super beau trail à Courmayeur et dans la vallée d'Aoste; je vous donne des détails plus tard. Pour le moment, les trois vainqueurs à mes yeux les plus fabuleux (il y en a d'autres mais on en reparlera plus tard).



Vainqueur n° 1: Marco Olmo (vétéran 3) qui couvre les 84 km (et non pas 70 comme annoncés dans la documentation) et les plus de 5000 mètres de D+ en 10:17:51. C'est à dire qu'il part de Courmayeur à 10 heures du matin et qu'il y revient à 20 heures 17 minutes et 51 secondes. Vainqueur scratch et de sa catégorie.



Vainqueur n° 2: Marc Hoste qui part aussi à dix heures du matin, mais qui prend le temps de flâner, de discuter avec l'habitant, de regarder le paysage et conséquence de ce qui précède, rentre à Courmayeur dimanche matin à 7 heures 40 minutes et 42 secondes, juste pour le petit  déjeuner. Vainqueur des vétérans 4!



Vainqueur n° 3: Giorgio Simonetti, le président des 'Courmayeurs Traileurs', sans qui rien ne serait possible.



Prochainement, un article plus consubstantiel sur ce thème, ici même. Les autres vainqueurs (et ils ne sont pas tous coureurs...) vous seront prochainement présentés!

A bientôt
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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 13:24
Bonjour,

l'article le plus consulté de mon blog est certainement celui contenant un 'Plan de course pour débutant': il a déjà suscité une vingtaine de commentaires. Voici le dernier en date:

Bonjour, je suis une femme de 41 ans, et je n'ai jamais courue de ma vie.J'en suis à mon 2ème mois sans tabac, et je voudrais me mettre à courir d'autant que j'ai du poids à perdre et que je fais un régime alimentaire....

- 4 fois par semaine, ça fait beaucoup pour mon emploi du temps...est-ce que l'on obtient de bon résultats avec 2 fois ?

- Et mon gros soucis, c'est que chez moi il n'y a aucun plat : que des trés trés grosses descentes/montées... est ce que je peux courir en descente et monter en marchant..ou ça ne sert à rien ??? au pire des cas est-ce que si j'investit dans un tapis de courses c'est pareil ???

Merci de votre aide

Virginie

Virginie ne m'a laissé aucune coordonnée pour lui répondre, si ce n'est un link sur un site Internet inutilisable (http://ww/). C'est donc exceptionnellement que je lui réponds via un article, en raison surtout que son cas n'est pas unique.

Tout d'abord bravo: arrêter de fumer est très très très dur, j'en sais quelque chose. Mettre un régime alimentaire par dessus, c'est plus fort que le Roquefort (oups!, pardon pour cette référence alimentaire).

L'idéal serait d'aller courir trois fois par semaine. Il faut savoir sacrifier autre chose... On peut aussi aller courir le matin avant d'aller au boulot, ou pendant la pause de midi (ça, ça va bien bien avec le régime alimentaire), on peut aussi y aller le soir. Surtout que les séances de ce plan sont assez courtes, du moins pour la première moitié. Deux fois est déjà positif, c'est de toutes façons mieux que rien et surtout beaucoup mieux que ce que faisait Virginie auparavant (fumer, manger déséquilibré, etc.).

Cela m'intéresserait de connaitre la région ou habite Virginie. Même en Suisse, je ne connais aucun endroit ou il n'y a pas un peu de plat... Courir en descente, mais pas trop vite et monter en marchant rapidement peut être une solution, mais peu 'ludique'. Je déconseille le tapis de course, c'est très ennuyeux. Mieux vaut aller faire de la rando dans la nature, en marchant assez vite. Intéressez-vous peut être au 'Nordic Walking' (voir sur Internet).

A bientôt
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Published by Jean-Louis - dans running
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