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8 septembre 2006 5 08 /09 /septembre /2006 17:16
Le samedi

Depuis le village et le ravitaillement des Contamines jusqu'à la jolie chapelle de Notre-Dame de la Gorge, il y a 4.2 kilomètres de faux-plat montant avec environ trente mètres de D+. J'y arrive à 00:15, nous avons changé de jour, c'est samedi! Mais nous perdons rien pour attendre: ici débute la 2ème grande difficulté, l'ascension jusqu'à La Balme (n'a rien à voir avec le col franco-suisse de la Balme). Il s'agit de 4,2 km et de 496 mètres de dénivelé positif. Pour le moment, je suis toujours en compagnie de Jean-Pierre. En descendant sur les Contamines, nous avions dépassé Jean Pipart qui progressait assez rapidement. Durant la montée à la Balme, nous avons mis un peu de distance avec Marc. Il m'a dit ressentir sa tendinite. Je n'ai pas de nouvelle de Dominique, ni de Sandrine. Mais je pense que nous sommes encore tous en course. C'est en consultant le classement sur Internet que je constaterai que Dominique ne semble pas avoir pris le départ ou du moins ne pas avoir atteint Voza.

J'arrive au chalet de la Balme (et au prochain ravitaillement) à 01:36, soit avec 20 minutes de retard sur mon plan de marche. Mon retard s'est accentué de 8 minutes. Pas très bon signe, on n'est qu'au début. Nous sommes en effet dans le 34ème km, sur 158! Il faut maintenant grimper jusqu'au Col du Bonhomme: 3,6 km et plus de 600 mètres de D+. Bien qu'il fasse nuit, je peux vous dire que la région est très jolie, les sentiers sont larges et pas trop technique. Ce col à ceci de particulier qu'après l'avoir passé, cela continue de monter: encore 150 mètres de D+ sur environ deux km. Enfin nous arrivons au prochain pointage, au début de la descente, au refuge de la Croix du Bonhomme. Je ne peux pas vous donner de chrono pour cet endroit car l'électronique de l'organisation a lâché. Ce n'est que le début des ennuis techniques... Commence une longue et agréable descente jusqu'à un ravitaillement de plus grande importance, les Chapieux. Seul petit ennui, le chemin est quelque peu boueux. Depuis un moment, j'ai perdu Marc de vue et je crois que Jean-Pierre est devant moi. Bon, pour le moment tout va assez bien. J'arrive aux Chapieux à 04:53. J'ai 45 minutes de retard sur mon timing, mais j'ai toujours 67 minutes de marge sur la barrière horaire (au lieu des 81 prévues). Donc pour le moment, pas de danger immédiat. Par contre, ce qui me contrarie, c'est que chaque fois que j'arrive à un ravitaillement, il n'y plus rien de chaud: pas de soupe, pas de thé. Les précédents ont tout englouti. C'est bien beau de prendre 500 participants de plus, mais alors il faut prévoir plus de subsistance. Après presque dix heures de course dans la nuit et le froid, je n'ai encore rien pu avaler de chaud.

Raison pour ne pas traîner plus. Je repars donc. Mentalement, je me suis préparé des 'micro-buts' à atteindre. Le prochain, c'est le refuge des Mottets, ou j'ai passé une nuit il y a 18 mois environ (voir http://www.jogging-running.com/article-634798.html). Ce tronçon commence par une longue montée, assez régulière, presque toute droite et pour tout dire inintéressante, puisque sur le goudron. Mais ces cinq kilomètres sont 'reposants'. En tous cas c'est moins pénible que le 14 juillet dernier. J'avais fait cette portion sous le soleil et avec une dysenterie... Le prochain pointage est assez éloigné, puisqu'il se fera au Col de la Seigne, à la frontière entre la France et l'Italie. En attendant, nous dépassons le refuge des Mottets et la montée sur le Col commence. C'est au début de cette montée que je rattrape Jean-Pierre. Je ne me rappelle plus bien ou il m'a semé. Il m'apprend qu'il a chuté (dans la descente sur les Chapieux, je crois), qu'il s'est déchiré un ongle et qu'il a dû être soigné. Mais cette blessure lui provoque des élancements qui vont jusqu'au coeur. Au bout que quelques hectomètres, il me dit être au bord de l'hypoglycémie et il sort du chemin pour s'asseoir et récupérer. Je lui demande si je dois rester près de lui, il me dit de continuer. Il y a beaucoup de monde autour de nous, la nuit est assez douce. Je pense que je peux le laisser là sans danger pour lui. Je continue donc mon ascension. C'est à ce moment que je sors mon MP3:  monter au Col de la Seigne, dans une magnifique nuit douce et étoilée en écoutant 'Nights in white Satin': t'as presque envie de pleurer de bonheur! Plus de 600 mètres de D+ plus tard, j'arrive au Col de la Seigne, km 55 de la course. Plus d'un tiers de fait, en 12H37mn11s. J'ai 26 minutes de retard sur mon timing. Ce retard se stabilise, cela signifie que j'ai le rythme adéquat. L'année passé, j'avais passé ce cap 29 minutes plus tôt.

Cette photo a été prise par Sandrine le samedi 27 août 2006 à 07:19; cela devrait donc être durant la montée au Col de la Seigne! C'est l'aube.

Le soleil est levé, la descente sur le refuge Elisabetta commence. Descente facile, pour le moment tout continue à aller pour le mieux. Se sont de charmantes jeunes militaires italiennes qui me servent mes premier aliments chauds depuis le départ: du potage et de la minestrone. Je mange aussi un peu de pain, seulement la mie: sucres lents!!! J'ai 37 minutes de retard sur mon timing: c'est curieux, on dirait que je perds du temps à la descente et que j'en gagne à la montée. Ma marge sur la barrière horaire est de 66 minutes. J'ai perdu une minute! Cette réserve est également stable, c'est bon signe. Si le diesel continue à fonctionner ainsi, pas de problème. J'ai assez confiance, surtout après avoir lu une stat dans UFO démontrant que les personnes serrées par les barrières finissent dans une proportion plus grande que d'autres groupes...

Depuis ce ravitaillement, on suit d'abord le val Véni sur 2 ou 3 km, sur une piste 4*4 rigoureusement plate et droite. C'est assez monotone, mais le décors est grandiose: à droite, le Mont-Fort et le Mont-Percé. A gauche, les glaciers. Enfin, j'arrive au bout du lac Combal, ou plutôt ce qu'il en reste. Il s'agit d'un ancien lac glaciaire qui se transforme peu à peu en zone marécageuse. Commence maintenant la montée sur l'arrête du Mont-Favre: 2 km et 470 mètres de D+. C'est une montée assez pénible. Mais je repense à celle effectuée au même endroit le 14 juillet dernier et aujourd'hui, comparativement, c'est super facile. J'arrive au pointage à 09:47, après 14h46mn36s de course, soit avec 24 minutes de retard sur le plan de marche. J'ai repris 13 minutes. L'année dernière, le contrôleur m'avait dit que j'étais 1111ème à cet endroit. Aujourd'hui, je suis 1908ème. Mais il y a aussi 500 concurrents de plus. Et l'année passée, j'avais un tableau de marche plus rapide: j'ai 55 minutes de retard par rapport à 2005. Depuis cet endroit, c'est plus facile: sur trois km, c'est une succession de plat et de descente, jusqu'au Col Chécrouit. Arrivée à 10:35, toujours avec 24 minutes de retard: je tourne comme une horloge! Ravitaillement, changement de t-shirt, un peu de danse du ventre (la danseuse arrive toujours vers 11 heures) et j'attaque la dernière descente sur Dolonne-Courmayeur: presque 5 km de descente parfois assez casse-pattes, mais toujours dans un paysage enchanteur et avec un beau soleil, mais sans trop de chaleur, ce qui me convient parfaitement.

Assez exotique en plein milieu des Alpes, n'est-ce pas?

Ce sentier est très très poussièreux, il n'a pas plu certainement depuis plusieurs semaines.

"Un voyage de vingt mille lis commence toujours par un premier li" (proverbe chinois).

 A l'entrée de Dolonne, il y a de nouveau des spectateurs, surtout des accompagnants qui guettent avec anxiété l'arrivée de leurs concurrents favoris.

Arrivée à Dolonne, près de Courmayeur. Les traits sont un peu tirés...

C'est moi qui repère en premier Martine: elle n'a pas de nouvelles de Marc depuis quelques heures. Pourvu que rien de fâcheux ne soit arrivé. La veille au soir, après les Contamines, elle est rentrée à Chamonix avec mon fans club, tout ce petit monde à un peu dormi et aux aurores, en route pour Courmayeur par le tunnel. Il est vrai qu'en ce moment de la course, après 16h32mn d'effort, nous ne sommes, à vol d'oiseau, qu'à dix km de Chamonix... Mes supportrices, elles, ont opté pour une excursion Courmayeur-Bertone. Je l'ai croiserai lors de mon ascension de la montagne de la Saxe. Un petit mot sur cet arrêt à Dolonne: il s'agit d'une des trois 'bases de vie', c'est à dire un des lieux ou le service est complet: repas chauds, zone pour dormir, infirmerie, kinés, podologues, médecins, etc. L'accueil est chaleureux, mais l'organisation est un peu à l'italienne. Il manque surtout des tables ou on pourrait poser nos effets. Mais dans l'ensemble, la situation s'est améliorée par rapport à 2005. C'est lorque je m'apprête à partir que je vois Sandrine qui va se doucher. Elle à posé les plaques, victime d'ennuis techniques: sa poche à eau a été crevée par un coup de bâton malheureux d'un autre coureur et elle a passé la nuit avec un gros déficit de liquide. Elle ne se sent plus assez bien pour continuer. Elle m'apprend que Jean à été bloqué par la barrière horaire. Elle n'a pas d'autres nouvelles. Je suppute que Jean-Pierre a peut être abandonné. Toujours sans nouvelles de Marc également, je commence à sentir le vide autour de moi. Je repars vers 12h30. La traversée de Courmayeur puis de Vilair est assez pénible: il fait chaud et elle se passe sur goudron. Enfin, j'arrive sous le couvert de la forêt et la montée de 4 km avec 800 mètres de D+ commence. Environ aux trois quarts du parcours, j'ai la joie de rencontrer les miens (plutôt les 'miennes') qui redescendent à ma rencontre, selon le plan établi.

Je vais d'un bon pas vers le refuge Bertone. Marie-Jeanne trouve que j'ai mauvaise mine, mais je n'en ai pas conscience.

Je n'ai pas revus mes accompagnatrices depuis près de vingt heures et normalement je ne les verrai plus jusqu'à l'arrivée. Ces rencontres dopent et redonnent du courage pour au moins vingt km.

Il y a cohue au refuge Bertone.

J'arrive à Bertone à 14:23 au lieu de 13:52, soit avec 31 minutes de retard sur mon timing. Compte tenu de la durée de l'arrêt à Courmayeur, c'est bon. Depuis Bertone, il faut rejoindre le refuge Bonatti, à 7-8 km de là. Le chemin est très beau, vallonné, en balcon en dessus du val Ferret italien. C'est une région peu construite, assez sauvage et la vue sur le massif du Mont-Blanc est splendide. Cette portion est assez longue et j'ai hâte d'arriver à Arnuva. Dans mon esprit, j'ai zappé Bonatti. Il faut dire que l'année dernière, il n'y avait pas de ravitaillement à cet endroit et que donc il ne s'agissait que d'un point de repère. Cette année, il y un ravitaillement. J'y arrive à 16h15, avec 32 minutes de retard: j'ai encore perdu 1 minute! Après Bonatti, il y a encore 2-3 km sur les 'crêtes' et enfin commence la descente sur Arnuva. Le soleil est toujours de la partie. L'année passée, j'avais eu la pluie dès le déaprt de Courmayeur et cela m'avait sapé le moral. Cette année, bien que je sois seul depuis longtemps, le moral est encore d'acier. Arrivée à Arnuva à 17:50, j'ai maintenant 50 minutes de retard: bizarre. Par rapport à la barrière horaire, j'ai encore 50 minutes de marge. J'ai juré que tant que j'aurais 1 minute de marge, je n'arrêterai pas!!! Je fais un arrêt très rapide à Arnuva et je repars. JE VIENS DE FRANCHIR UN PALIER, CAR JE SUIS DEJA PLUS LOIN QUE L'ANNEE DERNIERE. La prochaine tranche est au refuge Elena, à 2,4 km et 293 mètres plus haut. Toujours et encore, l'endroit est très joli. Mais depuis un moment, nous voyons de menaçant nuages boucher les cols: la pluie ne devrait pas tarder, hélas. C'est en effet a proximité du refuge que je reçois les premières gouttes. Optimiste, je me dis qu'il pleut peut être de ce côté-ci seulement du col. Je passe mon imper et je repars pour le col, cette fois: 2,2 km pour 475 mètres de D+. Il pleut, mais pas de manière soutenue, ce qui évite d'être détrempé. J'atteins le Grand Col Ferret à 19:48, soit avec 45 minutes de retard sur mes prévisions. J'ai donc repris 5 minutes par rapport à Arnuva. C'est parce que je raccourcis la durée des arrêts aux ravitaillements que j'arrive à tenir la barrière horaire en respect. Je suis motivé, mais alors motivé...

Courmayeur 4h30, La Fouly 2h15, y a pas photo.

Je repars du col et je suis en SUIIISSSE! Yes! Si je n'ai pas de problème style entorse ou autre calamité du même acabit, je suis maintenant sûr d'être classé: il faut pour cela atteindre la Fouly à 8,9 km de là. Mais d'abord, il faut passer le ravitaillement de la Peulaz. Il s'agit d'une métairie d'Alpage flanquée d'une buvette. Le ravito est servi à l'intérieur qui est un peu sombre, mais que la chaleur fait du bien, surtout la soupe chaude, une des seules du parcours... Mais la nuit tombe gentiment et j'aimerai atteindre la Fouly avant qu'elle soit bien établie. Le chemin menant du col à la Peulaz était plutôt agréable, même si un peu longuet. Parc contre, la jonction sur la Fouly l'est nettement moins: d'abord sentiers boueux à souhait puis goudron. Mais bon, on avance, on avance. Le préparateur du parcours, un peu sadique, nous fait plusieurs fois traverser une rivière avant d'atteindre la Fouly. Un des ponts de bois est si mal éclairé, en plus mes lunettes sont embuées, que je ne suis pas sûr qu'il s'agisse bien d'un pont. J'attends donc un autre concurrent puis je le suis. Nous entrons à la Fouly. Et la: SURPRISE! Marc, Martine, Aurélia et Marie-Jeanne sont là.

On se les gèle à La Fouly... Il arrive ou quoi?

La bénévole (merci Madame), quelque peu frigorifiée, se demande quand même à quels énergumènes elle a à faire!

Je suis super content, même si cela signifie que Marc a dû s'arrêter à Courmayeur, victime du même ennui technique que l'année dernière. C'est Marc qui a proposé de venir me faire un coucou à La Fouly. Je ne connais pas Marc depuis longtemps, mais suffisamment pour dire: c'est un véritable AMI, comme on en rencontre pas tous les jours! C'est Martine qui a de la chance (mdr)!!! Tout le monde se met à mon service, c'est génial, je gagne quelques minutes: l'un m'apporte ceci, l'autre cela, Marie-Jeanne est rassurée, elle me trouve meilleure mine que durant l'après-midi à Bertone. J'atteins la Fouly à 22:02, avec 61 minutes de retard sur mon plan de marche. Aie, je perds de la marge. Mais j'ai 58 minutes de marge sur la barrière horaire. Cela fait longtemps que la marge n'était pas aussi confortable!

Départ dans la nuit, rendez-vous à Vallorcine!

Il fait maintenant nuit noire, il pleut, il neigeote même, il y a du brouillard et de ce fait, je ne sors pas mon MP3 qui malheureusement n'est pas étanche. Depuis la Fouly, on continue de descendre, jusqu'a Issert, 9-10 km plus loin. Depuis le Grand Col Ferret, on sera descendu de 1482 mètres en 21,4 km (presque un semi-marathon en D-). Le 15 juillet dernier, lors des reconnaissances (voir les articles précédents), j'avais couru cette portion de jour et à l'économie pour ne pas me mettre dans le rouge, rapport à la dysenterie de la veille. Cela m'avait parut beaucoup plus long!  J'arrive à Praz-de-Fort, charmant village quelque peu désert à cette heure avancée, à 23:58, soit avec 53 minutes de retard sur mon horaire. J'ai repris 8 minutes, c'est bien. J'arrive enfin à la jonction de Issert, jonction partant sur la deuxième base de vie: Champex-Lac. Etant donnée que j'y arriverai Dimanche, cela sera le sujet du prochain et dernier article consacré à ce magnifique périple.

A bientôt
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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 18:23
Bonjour à tous,

il s'est passé quelques semaines depuis mon dernier article: vacances obligent! Ma dernière intervention date du 11 août. Entre deux se sont passés quelques entraînements et pour terminer Sierre-Zinal le 13 août (alors que j'étais grippé). En effet, 4 ou 5 jours avant SZ, j'ai attrappé une grippe estivale qui m'a fort inquiété, car les symptômes était assez proches de ceux que peuvent donner les piqûres de tiques. Or durant ma préparation, j'ai été plusieurs fois (une dizaine) piqué par ces animaux peu ragoûtants! Heureusement, fausse alerte. Sans quoi mon UTMB était KO d'entrée, après deux ans de préparation.

Enfin le départ: 23 août 2006, nous partons de Marin-Epagnier pour quatre heures de voyage en train, jusqu'à Chamonix et sans soucis de bouchons! Nous arrivons donc sur place en fin de matinée et immédiatement nous prenons possession de notre logement dans le joli hôtel que nous avons choisi pour notre séjour.

Mon hôtel est à proximité du lieu de départ, encore désert en ce moment.

Un petit saut au Bartavel (un des seuls endroits de Chamonix faisant des pâtes correctes) et nous partons pour une petite excursion jusqu'aux Gaillands: il est clair que je vais éviter les erreurs de l'année dernière, c'est à dire supprimer les 'bigs' excusions du style Chamonix-Les Houches-Voza et retour!!!

Le soir venu, nous retrouvons un copain venu de Belgique et que j'ai connu lors des reconnaissances des 14-15-16 juillet dernier (voir les articles précédents). Nous faisons connaissances avec son épouse et nous allons prendre notre repas du soir, des pâtes, 'of course'.

Les amis belges: Martine et Marc.

 Le jeudi matin, nous nous présentons à dix heures à la remise des dossards.
Nous avons bien fait de venir tôt, il y a déjà une bonne file. Mais l'organisation étant meilleure que l'année dernière, notamment en ce qui concerne la place à disposition, tout se passe assez rapidement: contrôle du matériel obligatoire, réception du dossard. Nous visitons les stands, certains ne sont pas encore installés. A la sortie, il pleut: c'est toujours ce qui ne nous tombera pas dessus pendant la course!

La zone de distribution des dossards, à la patinoire. Il y a déjà beaucoup de concurrents, mais ils sont deriière la barrière qui se trouve tout à gauche de la photo.

Les journées se passent tranquillement, cool. Le lendemain à 16 heures 30, nous retournons au même endroit pour cette fois déposer nos sacs de rechange pour Courmayeur et Champex. Personnellement, je suis assez anxieux. Avant même le départ, je me sens déjà fatigué. Sans doute s'agit-il de séquelles de la grippe de la semaine précédente. Cela m'inquiète et je décide de demander un produit à la pharmacie pour m'aider à surmonter cette fatigue: c'est qu'il faudra supporter deux nuits consécutives sans dormir!

La veille du départ, on piaffe d'impatience au bistrot...

... et sur les terrasse!


Une admiratrice! (parmi d'autres...)

L'endroit se prête bien à une petite prière! Les personnes à l'arrière (amis, parents, touristes) semblent être au moins autant anxieux que nous!

Que de monde! Il paraît que la manifestation attirent 10'000 personnes dans la région!


De gauche à droite, Marc de Belgique, Jean-Pierre Foucault de Marseille et moi-même, sur le lieu de départ.

Mon 'fans-club' juste avant le départ. A la fin de la course, ses effectifs auront doublé, vous saurez plus tard pourquoi.

Enfin c'est le départ, il fait beau temps. Ne pas partir avec les pieds mouillés, quel bonheur. Le premier tronçon se passe de jour, la plupart du temps le long de l'Arve (qui prend sa source sur les pentes de Balme et se jette dans le Rhône à Genève). Le chemin est très agréable, vallonné (un peu) et déjà il y a un peu de dénivelé (voir ci-dessous; pour mieux voir, allez sur le site de l'UTMB).

Vous verrez une vidéo du départ en cliquant ici.



Juste après le départ, Sandrine rayonnante parmi un groupe d'amis.

Comme nous tous, Sandrine est émue, le départ, c'est une délivrance.

Quelques kilomètres  après le départ, les mines sont graves! Plus que 154 kilomètres... Avec le dossard 1457, Jean-Pierre Foucault, de Marseille, peu chère! Avec le dossard 2776, Christian Loye arrivé à Chamonix en 41h13m55s.

Arrivée aux Houches, la nuit va bientôt être là.

Au village des Houches, c'est déjà le premier ravitaillement, il y a beaucoup de monde, on secoue des cloches de vaches à tout va. Quand l'ambiance est bonne, bonne, bonne. Actuellement, je courre avec Jean-Pierre, je viens de perdre de vue Marc, et du coup je loupe mes supportrices. Elles devront attendre les Contamines pour me voir quelques instants. Après ces huit kilomètres faciles, le premier col, la première vraie difficulté sur la dizaine que compte le parcours. Techniquement, la montée est facile: larges chemin, pente pas trop accentuée. Une bonne mise en bouche, quoi. Le coucher de soleil est très beau, pas autant que celui de l'année passée (voir ici) qui au dire des indigènes était exceptionnel. J'arrive au col de Voza à 21:16, soit avec 14 minutes d'avance sur mon tableau de marche (vous pouvez le télécharger ici).

En montant au Col de Voza.

Je suis toujours en compagnie de Jean-Pierre, mais depuis les Houches, nous n'avons pas revu Marc. Cela m'inquiète un peu, car je l'estime plus rapide que moi et il semble être derrière. Mais bon, parmi cette foule, il n'est pas facile de se retrouver et de plus la nuit est maintenant tombée. Nous nous ravitaillons un peu et je change de t-shirt. J'enfile aussi mon coupe-vent. Pour le moment, tout va bien.

Nous amorçons la descente sur les Contamines. La aussi, les chemins sont agréables. Finalement, nous retrouvons Marc durant la descente. Je suis rassuré. Car même si la course à pied est un sport d'individualistes en troupeau, nous comptons bien rallier ensemble l'arrivée! Après le lieu dit le Champelet, cela se gâte un peu: le chemin est étroit (une seule personne de front), très sombre car sous le couvert forestier, et nous voila obligé de marcher une vingtaine de minutes. Nous sommes bloqués par les personnes qui n'ont jamais couru la nuit et qui ont un peu peur. Bientôt, nous retrouvons un chemin plus large et nous arrivons aux Contamines ou l'acceuil à nouveau est délirant. Je retrouve mon épouse, ma fille et Martine, l'épouse et les enfants de Jean-Pierre. Pour le moment, tout va pour le mieux. Nous avons déjà (!) fait 25 km et 1205 mètres de D+ (presque autant de D-). Seule ombre: j'ai maintenant 12 minutes de retard: cela correspond au temps perdu en descendant sur les Contamines. Ici aussi, ravitaillement express, changement d'habits (nous refilons les anciens à nos 'coachs' respectifs et en route pour le prochain pointage, Note Dame de la Gorge. Mais comme j'y arriverai samedi, cela sera pour le prochain article!

Il fait maintenant nuit noire, les lampes frontales sont activée, l'équipement est ajusté, on peut affronter cette première nuit (ravitaillement des Contamines.)

A bientôt
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11 août 2006 5 11 /08 /août /2006 13:40
Bonjour,

heureusement que personne ne compte sur mon plan pour terminer l'UTMB 2006 (lol)... Car j'ai un peu de retard... Voici donc les quatre dernières semaines:

Semaine 7

 

Séance

 

1

1h vélo relax ou repos ou natation

2

1h vélo relax ou natation

3

50' endurance + 10 lignes droites
(bien mesurer les sensations)

4

4 heures rendo-trail avec dominante marche
(3h + 1h), dénivelé faible

 

Au total: 7h00


Semaine 8

 

Séance

 

1

1h30 vélo ou VTT

2

Dominante seuil avec 30' endurance + 25' en côte
avec bâtons au seuil + descente lente et relax

3

2 heures rendo-trail avec dominante course
dénivelé 1000 m+ maximum

4

2 heures rendo-trail avec dominante course
dénivelé 1000 m+ maximum

5

1h30 vélo ou VTT relax sans dénivellé
(optionnelle)

 

Au total: 7h00 à 8h30


On commence à lever le pied de la pédale des gazs...

Semaine 9

 

Séance

 

1

1h00 endurance relax sans dénivelé

2

Dominante seuil avec 20' endurance + 20' sur le
plat au seuil + 5' relax

3

1h00 vélo ou VTT relax sans dénivellé

4

1h00 endurance relax sans dénivelé

 

Au total: 4h00


Et enfin

 

 

Séance 10

 

1

15' relax + 3*400 mètres allure marathon

2

15' relax + 2*400 mètres allure marathon

3

Du 25 ou 27 août 2006: UTMB 2006

 

Au total: ????


J'en suis actuellement à la séance 4 de la semaine 8. Elle consistera, dimanche prochain, à relier Sierre à Zinal, dans la catégorie marcheurs. La météo annonce la neige...

A bientôt



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1 août 2006 2 01 /08 /août /2006 18:51
Bonjour,

après une nuit encore une fois assez courte, nous nous retrouvons le lendemain pour un
frugal petit déjeuner. Malgré cela, nous partons dans la bonne humeur et par une météo, une fois de plus, fantastique. Nous sortons de Champex et marchons quelques centaines de
mètres 'au plat'. Puis commence la longue montée sur Bovine. J'avais déjà fait ce parcours,
mais dans l'autre sens (Col de la Forclaz/Champex/La Fouly) et mon souvenir était que cette
pente était plus chaotique encore. Mais cela ne me rassure pas pour autant, car durant l'UTMB, je serai à cette endroit après 34 heures de course et il fera nuit!

Après une grimpée de plus de 600 mètres D+, dans un paysage agréable, nous arrivons dans une zone de brouillard ou paissent des vaches de la race d'Hérens. Sandrine, toujours conviviale, ne manque pas d'aller leur faire un petit coucou!

Bonjour, fière valaisanne!

Avec Sandrine, nous faisons une petite pause sur la terrasse de la métairie en attendant Jean. Puis, nous montons encore deux ou 300 mètres avant de passet le petit col Portalo. Commence alors une assez longue descente sur le col de la Forclaz. Nikolas est présent à cet endroit. Afin de ne pas répéter l'erreur de l'avant veille, j'achète un club-sandwich au magasin du col, que je partage avec mon équipière du jour. Un petit coca par la dessus, le manque du petit déjeuner est comblé! Depuis le col, nous descendons sur Trient.
Deux cent mètres plus bas: Trient.

A Trient, nous pétouillons un peu pour trouver le bon chemin, mais tout rentre très vite dans l'ordre.
Puis vient l'attaque de la dernière grande difficulté du parcours: la montée jusqu'aux Tseppes : 750 mètres de D+ en 4 km.
En montant sur les Tseppes.

Dans les environs de Catogne, le paysage est magnifique. Bientôt, nous arrivons aux Esserts
et nous passons la frontière sans même s'en apercevoir. Nous voici donc de retour en France.
Le cheval commence à sentir l'écurie. Mais le chemin est encore long!

Le barrage d'Emosson.
La descente depuis les Esserts à Vallorcine n'est pas des plus intéressante. Dans la forêt,
certes, mais sur une piste de ski (ou de 4x4 suivant la saison), c'est à dire sur des cailloux tous plus pointus les uns que les autres. Si je me rappelle bien, nous arrivons à Vallorcine vers 14 heures. Sandrine décide de s'arrêter là. Ce qui fait que si je continue, je serais le dernier en piste (ce qui ne me gène pas outre mesure). Marc a au moins une demi-heure d'avance sur moi, Marmotte qui commence de courir à Vallorcine avec Stéphane RaidLight est également déjà parti.
Si je continue, cela va me prendre encore 4 bonnes heures jusqu'à Chamonix, cela me mettra à 18 heures. Les premiers risquent de s'impatienter. Comme il n'y a pas assez de place dans la voiture balai, je fais donc les derniers km en train, après avoir bu une bonne bière sur la terrasse de la gare. C'est tout ce que j'aurais vu de Vallorcine!
Quand j'arrive sur la place de l'Amitié, je vois que j'ai eu raison de prendre le train: Marmotte (à gauche) est déjà là depuis un bon moment (son verre est vide (mdr)), en compagnie de
Jean-Pierre.

Stéphane et Jérôme  (un crack) sont  aussi là.  La pluie ne va pas tarder, pour la première fois depuis que nous sommes partis avant hier. Le soir avant le départ (14 juillet), il pleuvait aussi. La boucle est bouclée...

 Dernière photo avant de se quitter: Philippe Vaillant (un crack aussi, pas de jaloux), Jean-Pierre Foucault (si,si) et Sandrine Bec, la G.O.

Un grand merci à tous pour ces beaux moments partagés et à bientôt, pour les choses
sérieuses.

A bientôt

Jean-Louis
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30 juillet 2006 7 30 /07 /juillet /2006 17:59
Bonjour,

l'accueil à Maison Vieille a été super. Il y a toujours une ambiance du tonnerre de Dieu chez Giacomo. Mais bon, j'étais un peu crevé. Dommage, parce que pendant la disco, y avait des ouvertures...

La nuit n'a pas été très longue, j'ai eu de la peine à dormir pour les raisons mentionnées dans l'article précédent. Dernier couché, premier levé! Comme je n'ai pas eu le temps de
préparer mon sac la veille, je le fait avant le petit déj! L'aube italienne est magnifique.

Le refuge est un peu kitsch, mais tellement sympathique.

Les préparatifs de départ s'accélèrent!

A 0815 nous partons (avec un peu de retard). But du jour: Champex-Lac! Une bonne trotte.
Mais ce matin, je me sens bien. Cependant, je compte y aller prudemment, compte tenu de
ce qui s'est passé hier. J'apprends d'ailleurs que Jean-Pierre a aussi eu des problèmes
d'estomac hier. Nous avançons d'ailleurs de concert un bon bout de chemin (jusqu'à Bertone).
La première partie du trajet consiste à descendre jusqu'à Courmayeur. Facile, et il ne fait pas encore chaud!

Courmayeur, vue du Col Chécrouit.

La traversée de Courmayeur et la montée jusqu'à la lisière de la forêt est un peu pénible en
raison de la chaleur naissante et du goudron. Enfin, nous commençons une fameuse montée jusqu'à Bertone.

Vue de l'entrée du tunnel du Mont-Blanc, depuis le balcon menant à Arnuva.

Sandrine et Jean-Pierre nous montrent que les chemins sont très escarpés...

Les paysages sont magnifiques, le Val Ferret italien est très sauvage. Il y a d'immenses étendues de rhododendrons et beaucoup d'insectes, énormément de papillons.

Tous ces rhododendrons ! Et quel parfum!

Un joli pont de bois pour m'sieur Duteil.

Et voila le Grand Col Ferret! De l'autre côté, la Suisse.

Je me prépare à prendre Sandrine en photo alors qu'elle me photographie! De vrais japonais!


Est-ce le glacier du Trient? En tous cas, il est du côté Suisse.

Jusqu'au col, j'ai couru en compagnie de Sandrine. Elle décide d'attendre Jean à cet endroit. Je m'élance donc seul dans la descente et c'est à la buvette de la métairie de La Peula que je rejoins Jean-Pierre et Marc. Nous allons ensemble jusqu'a la Fouly, puis mes deux compères prennent le large. Je rejoins seul Champex à une heure à nouveau assez tardive  (vers 21 heures). J'apprends que plusieurs personnes ont terminé la journée... en voiture.

Le format de la photo est un peu bizarre, mai bon. Ceci est la terrasse du Club Alpin, à Champex. Le paysage est magnifique, la terrasse est superbe.

Le repas du soir était tout à fait correct, le logement aussi, sans plus.

A bientôt pour le 3ème épisode.
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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 13:59
Bonjour,

je ne sais pas comment c'est chez vous, mais ici la chaleur est intenable. A cette heure
(15:17), il fait 32.1 à l'ombre à Berne. Depuis quelques temps, je constate une baisse
de la fréquentation du blog, j'espère que cela est seulement une variation saisonnière.

Vendredi dernier, je suis parti avec quelques amis français et belges faire une
reconnaissance du parcours de l'UTMB sur trois jours (en fait environ 60 heures).

Nous avions décidé de partir des Houches (8 km plus loin que Chamonix) car lorsque
nous avons organisé ce périple, il y avait encore de la neige sur certains cols. Il
s'agissait donc de grappiller un peu de temps ici pour pouvoir patauger plus longtemps
dans la neige. Fors heureusement, entre deux la neige à fondus et nous n'avons eu
qu'à traverser un ou deux petits névés.

Nous avons donc commencé par le Col de Voza, mise en bouche commencée le
vendredi 14 juillet à 0400. La nuit fût courte, surtout que le logis ou j'ai passé la nuit
n'était pas loin de la place de la commémoration de la fête nationale. Et à onze
heures, enfin endormi, voila que les feux d'artifice et autres pétards se mettent à
exploser. Bah, finalement, le manque de sommeil sera aussi un élément à gérer
durant l'UTMB. Autant apprendre tout de suite!

Arrivé au col de Voza, le soleil s'est levé. Le ciel est bleu, lavé par les orages de hier
soir. Nous poursuivons notre route en direction des Contamines. Vers la Gruva, nous
faisons 5 minutes de pause, un participant offre des cacahouètes salées. C'est vrai
que cela change des gels, barres et autres boissons sucrées. J'en prends et c'est
peut être une erreur. Nous verrons plus tard pourquoi.
Une petite pause vers la Gruvaz.
Nous arrivons aux Contamines à 0730. Certains se rendent à la boulangerie pour s'approvisionner. Il est vrai qu'avec une diane à 0300 (je n'arrive pas à manger au saut du lit
à des heures pareilles), l'heure est déjà avancée. Après une courte pause (20 minutes quand même) , nous repartons. Il s'agit de ne pas lambiner, le but est encore loin (Col Chécrouit).

Nous arrivons à notre Dame de la Gorge à 0825 et là, nous faisons une 'longue' pause 25 minutes) , avec pain, fromage et saucisson. Cela fait maintenant 4 heures et 25 minutes
que nous sommes parti et par rapport à un jour 'normal', il serait presque l'heure du repas
de milieu de journée. Voilà un élément dont je me suis rendu compte plus tard, trop tard.

De droite à gauche Jean-Paul (Marseille), Jérôme, Nikolas (Lille), Michel (Versailles) et
votre serviteur, devant Notre-Dame de la Gorge.

Casse-croûte improvisé: pain, saucisson, fromage, eau et coca! Je n'ai jamais autant bu de coca que durant ces trois jours

Après cette pause, il temps d'attaquer la deuxième grimpée de la journée: le Col du
Bonhomme (dénivelé: environ mille mètres). Pour le moment, tout se passe bien. Avec mon
nouvel amis belge, Marc, nous faisons une petite halte au chalet de la Balme, et enfin nous arrivons au col.

Sur le chemin du refuge de la Balme.

Le Col du Bonhome.

Une fois le col franchit, il y a encore quelques centaines de mètres jusqu'au refuge de la
Croix du Bonhomme. Les premiers nous y attendent déjà. Encore une pause et je commets
là une erreur qui me coûtera cher plus tard: au lieu de me restaurer d'une bonne soupe
comme d'autres l'ont fait, je préfère ne pas m'éterniser ici et je compte manger aux Chapieux.
C'est en arrivant à cet endroit que je suis pris de violentes douleurs à l'estomac.
Heureusement, il y a un restaurant et donc des toilettes. J'ai malmené mon estomac,
qui est maintenant vide et je ne peux rien avaler!!! Aie aie aie! Et il me reste une vingtaine
de km à faire avant l'étape, avec la montée au Col de la Seigne, puis encore l'arrête
Mont-Favre! Il va falloir du mental!

Rien que le trajet entre les Chapieux et La Ville-des-Glaciers (non assez surréaliste) est un calvaire: 6-7 km montant presque tout droit sur une route goudronnée (heureusement sans
trop de circulation) et sous le soleil. Marc m'attend à la Ville des Glaciers. J'essaie de
manger une barre vitaminée, rien à faire, je suis dégoûté. Commence alors un vrai calvaire. Jamais, jamais dans ma vie je n'ai dû donner autant de moi-même pour avancer, même
durant mes 482 jours dans l'infanterie. Malgré tout, tant bien que mal, j'arrive au col de la
Seigne. Heureusement, j'arrive à boire un petit peu et aussi à ingurgiter un peu de gel, à
petites doses.

La descente jusqu'à Elisabeta se passe pas trop mal et j'arrive même à courir dans la
descente et au plat (si, si, il y en a). Soudainement, c'est une envie de vomir qui me prend.
Je reste environ 5 minutes au bord du chemin et d'un seul coup, cela va mieux: plus de
maux d'estomac. Mais je n'ai plus de forces non plus. J'arrive quand même à trottiner
dans la longue droite du Lac Combal. Deuxième calvaire, la montée à l'arrête du Mont-
Favre. Il doit être environ 19 heures et j'espère que les autres ne se feront pas trop de
soucis. Il est vrai qu'à ce moment-là, je suis persuadé qu'au moins deux autres person-
nes sont derrière moi, puisqu'elles ne m'ont pas dépassé! La montée jusqu'à l'Alpe
Inférieure ne va pas trop mal. Mais l'Alpe Supérieure, je ne la vois pas arriver. Comme
je n'ai plus d'énergie, le coeur compense en envoyant beaucoup d'oxygène aux muscles,
ce qui entraîne un déficit respiratoire m'obligeant à de fréquents micro-pauses. Enfin,
j'arrive quand même au sommet et il ne reste que 3-4 km jusqu'au refuge ou j'arrive
vers 21 heures. En fait, les deux personnes que je croyais être derrière moi sont la
depuis longtemps, elles ont fini de manger. Elles ont été récupérées par un véhicule
le long du lac Combal. Mon estomac se remet et je prends un léger repas avant la
douche puis dodo. La nuit fût assez peu reposante, à cause de la scierie qui se trouvait
dans le 'dortoir' même.

Fin du premier jour: 60 km, 4'500 mètres de dénivelé positif en environ 17 heures avec
3h15 d'arrêt. Il est vrai que nous avons pas mal lanterné en route, mais il s'agissait
d'une reconnaissance sans barrières horaires véritables. Pour ma part, une partie
des arrêts fût la conséquence de ma petite gastro. Mais maintenant je sais jusqu'ou
je peux aller!

Le déficit de photos sur la dernière partie de cet article est dû à ma déficience
physique: je n'avais plus la force et le courage de manipuler mon appareil. Je
vais voir si je peux compléter avec des photos de mes amis.

A bientôt (pour le deuxième jour)
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11 juillet 2006 2 11 /07 /juillet /2006 22:06
Bonjour,

aujourd'hui, pas de récit ni de photos. Je dois juste me mettre à jour en ce qui concerne le plan d'entraînement pour l'UTMB. Voici donc les semaines 3, 4, 5 et 6.

Semaine 3

 

Séance

 

1

1h00 vélo relax ou repos ou natation

2

1h00 vélo relax ou natation

3

50' endurance + 10 lignes droites
(bien mesurer les sensastions)

4

4 heures de rando-trail avec dominante marche
(3 h. + 1h.) Dénivelé faible, test du matériel et
de l'alimentation choisie

 

Au total: 7h00


Semaine 4

 

Séance

 

1

Rappel VMA avec 30' endurance + 20 * 30/30
(terrain souple) + 5' relax

2

1h30 vélo ou VTT

3

seuil avec 30' endurance + 25' en côte avec
bâtons + descente (lent et relaché)

4

Rando-trail à dominante marche montagne
(5-6 h. et 1500-2000 D+). Test du matériel et
de l'alimentation choisie

5

Rando-trail à dominante marche montagne
(5-6 h. et 1500-2000 D+).

 

Au total: 14h00

Semaine 5

 

Séance

 

1

1 heure vélo ou natation

2

50' endurance + 10 lignes droites. Vérifier les
sensations

3

2 h. vélo ou VTT ou bike and run ou repos.

4

2h30 à pied sur chemins dont 25' au seuil en côte
avec bâtons (1000 m D+ au minimum)

5

1h30 vélo relax (optionnelle)

 

Au total: 6h30 à 8h

Semaine 6

 

Séance

 

1

Rappel VMA avec 30' end. +20 * 15/15
(terrain souple, stade + 5 min. relax

2

1h30 vélo relax

3

Dominante seuil avec 30' end. + 25' avec
bâtons au seuil + descente lent et relaché

4

Trail de préparation, boisson de récup. après.
Soins kiné si possible.

 

Au total: 9h00 à 10h00


Voilà, ce programme nous amènera à la fin du mois de juillet. Des récits et des images, vous en aurez bientôt de nouveau. En effet, je pars demain pour Chamonix pour faire une reconnaissance du parcours dans son entier, avec une dizaine d'autres personnes.

A bientôt.

 


 


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7 juillet 2006 5 07 /07 /juillet /2006 22:10
Bonjour,

2 juillet 2006, départ de la maison à 0700 pour Neirivue. Il fait très beau temps et je crains un peu qu'il fasse trop chaud. Surtout deux jours après ma sortie d'entraînement 'Sierre-Zinal'.

Le joli et paisible village de Neirivue organise cette course à la perfection.

La participation, d'une année sur l'autre, va de 150 à 800 coureurs. Cela dépend du temps, si l'édition compte pour le championnat suisse de la montage, etc.

Cette année figuraient parmi l'élite (extrait du site officiel):

2006 Un plateau royal - 3 champions du Monde au Moléson

Jonathan Wyatt, le néo-Zélandais, quintuple champion du monde des courses de montagnes, recordman de Morat-Fribourg, de Sierre-Zinal et du Marathon de la Jungfrau et 21ème du marathon olympique d'Athènes, l'Italien Marco de Gasperi, également multiple champion du monde et d'Europe, l'Allemand Helmut Schiessl, champion du monde 2005 des courses de montagnes longues distances,ont affolés le chronomètre en battant tous les 3 l'ancien record de Alexis Gex -Fabry.

A noter lors de cette édition, la présence également de l'Anglais Martin Cox (1er au classement mondial de la montagne en 2003 et 2004), de 3 Tchèques, dont Roman Skalsky, vainqueur au Moléson en 2004, et de quatre Ecossais.

La course a été remportée par Wyatt, en 57:48.1 (classement complet sur le site officiel). Il en a pulvérisé le record, qui a d'ailleurs été battu par les trois premiers. Chez les dames, la victoire est allé à la régionale de l'étape, Colette Borcard, en 1:16:04.7 (36ème au scratch). Nombre de participants (scratch): 418, abandon:2.


Le vainqueur, Jonhattan Wyatt.




L'aire d'arrivée, avec le restaurant du sommet.

Pour le dénivelé et autres détails, voir aussi cet article.

Pour ma part, je n'ai plus beaucoup de commentaire à faire, si ce n'est pour dire que malgré mon escapade valaisanne d'il y a deux jours (voir article précédent), j'ai également 'pulvérisé' mon record personnel en 1:48:08.9 contre 1:49:49.52 en l'an 2000! C'est plutôt bon signe, il me semble...


Plan Francey: le plus dur est fait, le pire est à venir... Petit ravitaillement...

Et hop, c'est reparti. Voici la dernière montée, vue de l'arrivée. C'est persque du km vertical!

Un brin de toilette, une p'tite bière et on redescend (à pied, of course) jusqu'à Moléson-Village (5-6 km) où la traditionnelle bonne fondue nous attend!

Moi, ce joli chalet me plairait bien!

Et encore une jolie image de la Gruyère pour terminer.

A bientôt



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4 juillet 2006 2 04 /07 /juillet /2006 22:22
Bonjour,

cet article relate la séance 4 de la semaine 2, consistant en un parcours entier sur le tracé de la course officielle Sierre-Zinal. Je ne vous raconte pas la première partie, puisque vous pouvez  la voir dans un article datant de quelques semaines en cliquant ici. Vous y verrez également le profil et quelques photos.

J'admets que vous avez lu l'article dont il est question ci-dessus et le récit d'aujourd'hui part donc de Chandolin. Depuis ce charmant village, on continue donc de monter, mais plus gentiment.

Nous sommes ici un peu avant Chandolin. Nous arrivons dans un endroit assez étrange ou après avoir traversé de magniqfiques pâturages, nous n'avons pas d'autre issue que de suivre le sentier suspendu à la pente, ... ou de chuter jusqu'au fonds de la vallée du Rhône que nous voyons en contrebas.

Cette 'plaine' du Rhône fait penser à la vallée du Nil: sans le fleuve, le Valais ne serait pas ce qu'il est: berceau d'un des plus beau fleuves d'Europe, pays de cultures: tomates, abricots, fraises et autres fruits, sans parler du vignoble, l'un des plus beaux de Suisse.

Suit une portion de plat (tout relatif), puis une bonne montée jusqu'a l'hôtel du Weisshorn, ou je fais une petite halte de ravitaillement (15 minutes). J'ai déjà fait une pause de même durée à Chandolin, dans le but de me sustenter et de remplir mes gourdes.

Ben oui, après une montée tellement raide, ceci est du plat! De toutes façons, je dois maintenant franchir ce que l'on voit au loin!

Sachons nous retourner pour regarder en arrière: cela nous permet de voir non seulement le chemin qui reste à parcourir, mais aussi celui que l'on a déjà fait: ci-dessous, Chandolin, loin déjà.

Au loin, Chandolin.

La montée continue. Nous traversons une forêt de mélèzes, nous respirons des effluves uniques de fleurs alpestres et de rhododendrons et nous arrivons à la limite de la végétation. Nous sommes maintenant dans ce qu'il est convenu de qualifier de 'haute montagne'. Les chemins sont escarpés, rudes, le soleil tape. Mais on voit quand même des gens se baladant en espadrilles, avec des petits enfants sur le dos. Inconscience, inconscience...

Nous ne sommes plus très loin de l'hôtel du Weisshorn, encore une 'petite montée'...

Quand on est à cet endroit (à l'hôtel du Weisshorn), on a fait les trois quarts de l'effort, bien que cela monte encore un peu depuis l'hôtel. On est maintenant à découvert depuis plusieurs kilomètres et le soleil chauffe bien. Heureusement qu'il y a un petit vent pour ventiler l'air.

L'hôtel, vu de derrière. Depuis la terrasse, on a une vue sur Chandolin d'un côté, sur Grimentz et Zinal de l'autre.

On est maintenant vraiment en haute montagne, le chemin traverse des pierriers on j'aperçois une marmotte s'enfuyant à mon approche. Commence la descente et j'atteins de nouveau la limite des arbres. La descente est d'abord assez douce, puis s'incline de plus en plus.  Comme il y a de nouveau de la végétation, le parfum des plantes est de nouveau là. Parfum que certains essaient en vain d'imiter pour parfumer nos toilettes...

Cela fait du bien de se dire que l'on ne va pas monter plus haut pour aujourd'hui! Zinal est un peu plus loin que ce que nous voyons encore de la Nivazence, rivière naissant du glacier se trouvant au fonds de la vallée.

La dernière partie est vraiment très raide. J'arrive enfin dans ce village que je connais bien pour y avoir fait des camps de ski quand j'étais écolier, puis pour y être venu en vacances de neige avec ma famille plusieurs année de suite. Sans compter le Sierre-Zinal de 2003. Mon chrono est de 6 heures 43 minutes et 9 secondes, alors que j'avais fait 5 heures 18 minutes et 57 secondes en 2003. Mais aujourd'hui, ce n'étais pas une compétition, je suis parti 5 heures plus tard qu'en 2003 (chaleur) et j'ai du gérer les ravitaillements moi-même.

Bon d'accord, la vue n'est pas des plus bucoliques. C'est juste pour montrer qu'à Zinal, il y a des possibilités pour les loisirs, en dehors de la randonnée, comme le tennis, la natation, la gastronomie, etc.

Du bucolique, en voila un peu. Dommage pour l'antenne télé... Nous sommes ici à Vissoie, 'capitale' du Val d'Anniviers. Ce village était au moyen-âge le verrou de l'Anniviers. Ici, les Savoyards furent un temps les maîtres. Il est vrai que les gens du Valais et de la Savoie sont tellement semblables.

C'est dans le train qui me ramène à mon domicile que je me souviens que deux jours plus tard je vais faire la course Neirivue-Moléson! Gloup! Est-ce que je n'ai pas brûlé mes cartouches, aujourd'hui? D'autant plus que j'ai bu quelques bières pendant le voyage de retour... Bah, on verra bien!

A bientôt
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28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 21:04
Bonjour,

tout d'abord, voici le programme de la deuxième de ces dix dernières semaines avant l'UTMB:

Semaine 2

 

Séance

 

1

Rappel VMA avec 30' end + 20 fois 15/15 sur
terrain souple + 5 minuntes relax

2

1h30 vélo relax

3

Seuil avec 20' end. + 25 min. en côte avec bâtons
 + descente relax

4

Trail de préparation, zest du matériel et des
aliments

5

--

 

Au total: 8h15 à 9h30


Les fiches (suite):

Fiches n° 35      Fiches n° 36      Fiches n° 37      Fiches n° 38      Fiches n° 39      Fiches n° 40

Fiches n° 41

Je reviens brièvement sur le Trail des 66 du Doubs du 3 juin 2006. J'avais été surpris de ne pas rentrer dans les barrières horaires et cela m'inquiétait un peu par rapport à l'UTMB. Dans le tableau ci-dessous, nous constatons que pour les 33 premiers km, les barrières horaires sont les mêmes sur les deux parcours. Au 44ème km, l'UTMB met la barrière à 11 heures de course. Si on extrapole sur les 66 du Doubs, elle devrait être à 07h52. Ensuite, les comapraison ne sont plus possible, le premier parcours étant plus court. Mais on voit par exemple que pour les km 42 à 52, les 66 du Doubs accordent une heure, soit du 10 km à l'heure à ce moment de la course. Ce petit comparatif me rassure...

66 Du Doubs
(départ: 0830)

 

 

UTMB
(départ: 1900)

 

 

Extrapolé

Effectif (UTMB)

Réserve (UTMB)

Ocourt

11h30

18 km
= 3h00

Contamines

00h15

24.7 km
= 05h15

~idem

04h07

01h08

Soubey

14h15

33 km
= 3h45

La Balme

02h15

33.1 km
= 07h15

~idem

05h58

02h17

Epauvillers

16h00

42 km
= 7h30

Les Chapieux

06h00

43.9 km
= 11h00

07h52

08h46

02h14

Montmelon

17h00

52 km
= 8h30

Courmayeur

13h00

72.0 km
= 18h00

 

15h32

02h28

St-Ursanne

19h30

64 km
=11h30

Arnuva

18h40

88.7 km
= 23h40

 

22h13

01h27


A bientôt
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