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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 21:15

 

 

Bonjour,

pour préparer ce trail (3-4 juillet 2010), j'ai utilisé deux plans d'entraînement. D'abord celui qui m'a servi pour le trail de la Vallée de Joux (voir les deux articles précédents) et un deuxième de six semaines également, succédant immédiatement au premier. Le premier était présenté dans l' article "Plan d'entraînement pour le trail de la Vallée de Joux": plan d'entraînement Vallée de Joux 2010, le deuxième l'est ici:  plan d'entraînement Verbier 2010. L'entraînement a été un peu perturbé par un printemps à la météo capricieuse, mais dans l'ensemble, j'ai pu faire presque tout ce qui était nécessaire pour réussir à atteindre le but 2010, soit terminer le trail de Verbier dans de bonnes conditions.

Peu avant la course, j'ai fais un week-end 'choc' en compagnie de Sébastien Le Drogo (19 et 20 juin 2010). Dans un premier temps, nous avions l'intention de faire deux fois Montreux-Rochers de Naye (deux montées à pied, une descente en train et une descente à pied). La météo était un peu maussade, mais la température était idéale (en ce qui me concerne). Un kilomètre avant le sommet, la pluie se met à tomber. Contrairement à mon camarade, je ne m'arrête pas pour revêtir le k-way. Je me dis, "il ne reste même pas un km, ça va aller comme ça". Mais très vite, le vent se lève, la pluie redouble et se transforme en grésil. Avec le vent, c'est terrible et j'arrive au sommet complètement engourdi. Heureusement, cela n'était pas trop long... A cause de cette météo, changement de programme: nous reprenons la voiture et nous filons en direction de Neuchâtel. La météo est nettement meilleure. Je propose donc de parquer la voiture à Hauterive et de faire un Hauterive-Chaumont pour terminer la journée. Le dimanche matin, nous faisons encore deux montées Hauterive-Chaumont. Nous aurons fait 3'200 mètres de dénivelé durant le week-end.

Deux semaines plus tard, nous voilà au départ, à Verbier. On ne dort jamais très bien avant une course et cette fois ne déroge pas à la règle. C'est pourquoi je préfère partir en fin de journée plutôt que très très tôt le matin. Le départ est à cinq heures. Nous avons pu prendre le petit déjeuner à l'hôtel, dès 3 heures!!! Grand merci à l'Hôtel de Verbier!!! C'est pas partout que nous avons vu cela! Le ciel est dégagé, nous partirons au sec. D'ailleurs, nous somme en cycliste et t-shirt, comme la plupart des concurrents. Nous voilà donc parti pour 110 kilomètres. J'espère faire le trajet en 20 heures maximum (voir mon plan de marche ici).

profil_boucleVerbier2010.jpg

Le profil de la boucle des 110 kilomètres.


depart

Il est cinq heures, c'est parti!!!


La première partie du trajet doit nous mener à la Croix de Coeur, avec un passage à la Pierre Avoi, à 2400 mètres, donc 1'000 mètres de D+ d'entrée. Je passe à la Croix de Coeur à 06:57, soit avec 5 minutes d'avance sur mon plan. Tout va donc pour le mieux: il fait beau (le soleil se lève), je suis dans les temps, nous avons vu des chamois qui nous ont coupé la route et les sensations sont bonnes.

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Fin de la première montée, 1000 mètres de dénivelée sur environ 7 kilomètres.


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Le soleil se lève en direction de la Croix-de-Coeur.


Officielle Pierre AvoiMe voici, en tête d'un 'gruppeto'.


Nous entamons maintenant une assez longue descente jusqu'au Col du Lin ou nous arrivons après avoir suivi un ancien bis complètement à l'abandon, témoin d'un temps révolu ou les pentes que nous foulons étaient peuplées par des gens courageux auxquels le travail ne faisait pas peur.  Par endroits, le chemin est assez technique. Nous avons maintenant une très belle vue sur la vallée du Rhône. La descente continue jusqu'au hameau du Levron ou se trouve le prochain contrôle. J'y passe à 08:35, alors que mon plan prévoit 09:04. Je suis très content. Il ne fais pas encore trop chaud, mais je pense tout de même à bien m'hydrater. Je ne m'attarde pas et je continue sur Sembrancher ou j'arrive à 09:26 (plan: 09:58). Mon avance se stabilise à 30 minutes environ.

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Ravitaillement à le Levron.


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Ravitaillement à Sembrancher.


A partir de maintenant, je suis en terrain inconnu. Je ne suis jamais monté à Champex par ce côté et inconsciemment, je croyais que cela serait moins dur de ce côté que depuis Issert. Que nenni! La montée est autant pentue et de plus le soleil commence à cogner. En outre, cette partie du trajet comporte beaucoup de goudron qui chauffe de plus en plus! Il est 11:36 quand j'arrive à Champex. (24 minutes d'avance). Je fais une pause un peu plus longue pour changer de t-shirt et me ravitailler un peu plus. J'apprends que Sébastien n'est pas au mieux et qu'il a des problèmes de matériel. Je repars en donnant rendez-vous au fans-club à La Fouly. Le trajet est connu, c'est le même que pour l'UTMB, mais dans le sens contraire. C'était la partie du parcours qui me faisait le plus peur, à cause du soleil. Finalement, cela se passe pas mal, même s'il y a trop de macadam pour mon goût. J'arrive donc à la Fouly à 15:09. Sur le plan, j'ai noté 14:56. mais 15:09, c'est l'heure de mon départ. Je suis donc toujours dans les temps que je me suis fixé. La prochaine barrière horaire est à 17:00. Donc pas de soucis. la météo est un peu changeante, mais cela reste au beau, globalement. Sébastien en proie à des problèmes d'estomac arrête à la Fouly.

DSCN0503

Au dessus de la Fouly.


Je repars sous le soleil et c'est durant la montée sur le col de Fenêtre que cela se gâte. La pluie se met à tomber, d'abord finement, mollement. Le vent se met de la partie, la température change brusquement et la pluie se change en grésil! Entre-deux, j'ai revêtu mon imper, un peu tardivement quand même. Il faut traverser de larges zones de neige (je n'avais pas envisagé cela), les torrents débordent et je patauge dans l'eau froide, parfois jusqu'aux chevilles. Il fais vraiment froid maintenant et je m'ankylose de plus en plus. J'arrive au Col à 18:53.J'ai toujours 7 minutes d'avance, ce qui compte tenu des conditions est très bien. Il y a encore une heure jusqu'au col du Grand Saint-Bernard. C'est très très dur: neige et pluie mêlées, chemin disparaissant dans les torrents, brouillard, je ne suis pas très rassuré. Une petite incursion sur le sol italien et j'arrive enfin au Grand Saint-Bernard, à 19:52. J'ai 11 minutes de retard sur mon plan, ce qui compte tenu des conditions est vraiment très peu.

Officielle GdStBernard

Enfin, la descente sur l'hospice du Grand-Saint-Bernard! Je suis frigorifié et fébrile à la fois!


Au ravitaillement, quelqu'un me dit que la course est neutralisée en raison de la météo. Je rends donc mon dossard avec un pincement au coeur. Car je pensais me réchauffer une quinzaine de minutes, me changer et repartir. J'ai tellement de marge sur la barrière horaire suivante que je ne me fais pas de soucis. Je me rends dans un local chauffé ou je peux me changer en compagnie d'autres personnes autant frigorifiées que moi. Au bout d'un moment, une personne se lève et repars sur le parcours. Je me renseigne et on me dit que la course a été neutralisée une vingtaine de minutes, puis le trajet a été modifié pour supprimer le passage par le Col des Chevaux!!! Impossible de récupérer la puce de mon dossard. Cette fois je suis déçu, car mon arrêt devient un abandon forcé par un bénévole qui a fait du zèle!

Je suis rapatrié sur Verbier par un bus de l'organisation. J'ai fais 64 kilomètres, 4207 mètres de dénivelée positive et 3228 mètres de dénivelée négative, le tout en 14:52.50, soit avec 7 minutes de plus que mon plan.

Avec Sébastien, nous envisageons déjà de revenir en 2011. Pour moi, c'est pratiquement sur.

Dans le prochain article, je vous parlerai du marathon de la Junfrau que je prépare actuellement.

A bientôt.

 

 

 

 

 

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Published by Jean-Louis - dans running
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