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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 15:33

Bonjour,

 

Dans mon arcticle précédent (trail de la Vallée de Joux), je vous parlais de mon prochain trail, à savoir 'La Montagn'Hard'. Le jeu de mots va au delà de la galéjade, jugez-en plutôt!

Le 6 juillet 2013, j'ai donc participé à la plus 'petite' des trois courses, à Saint-Nicolas de Véroce (Haute Savoie). Dans mon dernier article, j'évoquais le basculement de mon inscription de la 60 km à la 38 km, en raison de mon manque d'endurance sur les longs et très longs trails. Quand à l'épreuve reine de la série, elle totalisait 107 km.

Nous sommes arrivés sur place le jeudi 4 juillet déjà, histoire de s'acclimater. Bon plan, la météo changeant radicalement d'un jour à l'autre, passant du printemps maussade à l'été brûlant en un demi jour.

Le vendredi en fin de journée, réception des dossard, contact direct avec l'organisateur, voilà une organisation qui ne se prend pas la grosse tête! Puis repas du soir à notre hôtel, en compagnie d'amis clodoaldiens (Saint-Cloud).

Durant toute la journée, la température est montée, au sens propre comme au figuré. Après une mauvaise nuit de sommeil, je prends un petit déjeuner 'normal' et à 07:30, mon chauffeur me dépose au départ. 07:45: briefing, 08:00: le départ est donné. La température est encore agréable.


035-2013-0654-copie-1.jpgIl fait très très beau sur la Haute-Savoie.

 

Après quelques centaines de mètres sur le macadam, on amorce immédiatement une raide montée de 3 km et de 300 mètres de D+. Au plan de la Croix, nous avons déjà une première très belle vue du Mont-Blanc, immaculé. 4 km de descente suivent, nous menant à un peu plus de 900 mètres, soit presque 300 mètres plus bas que le départ. Et en avant pour la deuxième côte, environ 400 mètres de D+. Puis une descente de 2 km et un peu de plat, nous voilà au premier ravitaillement des Toilles. J'y arrive à 10:15, la barrière est à 10:30. Vu mes préoccupations au niveau de la santé, j'estime avoir déjà posé un premier jalon en atteignant ce point avant la barrière fatidique. Je bois abondamment, je mange quelques morceaux de bananes et en route. J'ai fais 12,5 km et 931m de D+.

 

Pratiquement dès le départ, on monte de nouveau, jusqu'au Col de la Forclaz. On passe ensuite à côté de l'hôtel du Prarion, puis après un moment de 'plat', on aborde une longue descente de plus de 5 km. Heureusement, pour le moment on est encore souvent à l'ombre des arbres. Car la chaleur arrive, très forte. J'ai d'ailleurs déjà vu une défaillance au ravito des Toilles et j'en verrais aussi au deuxième ravitaillement, celui de Bionassay. Ou j'arrive avec une demi-heure d'avance sur la barrière. J'ai donc gagné quinze minutes sur les derniers 10,7 km. A ce ravitaillement, je prends un peu plus de temps, en particulier pour remplir mon camel-back. Je suis en effet parti avec ce petit sac à dos contenant 1,5 litre de boisson, quelques gels et barres énergétiques, le matos obligatoire, le smartphone, un t-shirt de rechange et un micro-imper. A la montagne, on ne sait jamais... La conjonction entre le fait que je suis sans cesse l'oeil rivé sur la montre et le fait que mon smartphone/appareil de photo se trouve dans la poche arrière du camel fait que je n'ai pas fait de photos durant la course... J'ai couvert 23,2 km et 1800 mètres de D+.

 

En route pour la troisième montée. Maintenant, la chaleur est là, terrible. Il faut boire trois bonnes bouches toutes les 10-15 minutes. Je commence à sentir mes quadriceps, ce qui ne m'arrivait pas auparavant après une si courte distance. Les affirmations selon lesquelles les statines 'détruisent' les muscles semblent se confirmer... Par contre pas de crampes! Le balisage est absolument parfait, le paysage est divin, mais je commence à être dans le dur et j'ai de la peine à l'apprécier. Petite descente sur la passerelle de Bionassay, que l'on passe au pas, puis montée finale au col de Tricot (2'120 mètres). Il est 15:30 passé largement. D'autres personnes se reposent un peu, assises par terre au sommet de ce col. Il fait chaud, mais heureusement, un petit air ventile l'ambiance. 600 mètres plus bas et 2,5 km plus loin, on voit les chalets de Miages, c'est le prochain ravito. Certains concurrents croient avoir déjà dépassé la barrière, alors qu'il reste encore environ 40 minutes pour y arriver. Je repars. La descente est assez technique, mais je la fais sans peine. Par contre, je confirme que la baisse de la qualité de ma musculature ne me permets plus de descendre aussi vite qu'il y a trois ou quatre ans. Non seulement j'ai regressé en montée, mais aussi à la descente, la ou auparavant je gagnais du temps. J'arrive au ravito avec 10 minutes de marge. J'ai de plus en plus mal aux quadris et je me demande sérieusement si je ne vais pas abandonner. Surtout que l'estomac n'est pas au mieux non plus. A côté de moi, un gars qui se fait consoler par une bénévole décide d'arrêter. Je pense à mes amis qui vont me dire 'on n'arrête pas à sept kil de l'arrivée'. Je pense à ce que je dis toujours: 'tant que que t'es dans la barrière, tu ne peux pas arrêter'. Je pense à Marc, qui depuis quelques temps fait un super trail tout la haut, un trail éternel... J'écoute la bénévole: 'contre les douleurs musculaires (dues entre autres à la chaleur, par perte des sels au travers de la transpiration): 50% de coca, 50% d'eau et une pincée de sel. J'applique la recette. Tout cela me donne un ultime coup de pied au cul et deux minutes avant la barrière, je repars. J'ai couvert 31 km et 2780 mètres de D+.

 

On commence par quatre kilomètres de descente et 500 mètres de D-. Un petit km de plat et c'est reparti pour plus de deux km de montée, la plus courte en longueur, et aussi en dénivellé, puisque que de 400 mètres de D+. Mais pour moi, la plus dure. Car je suis au bout du rouleau. Raplatplat. Vidé. Cette montée est interminable. Mais tout ayant une fin (sauf les saucissons qui en ont deux), on arrive en haut de cette montée. On rejoint le chemin du plateau de la Croix (la boucle est bouclée) et enfin, enfin, on fait le dernier km de descente, jusqu'à l'arrivée. Qui pour ma part se fait dans l'indifférence. On m'enlève la puce du dossard, on ne me dit pas si je suis dans la barrière, et donc classé. Cerise sur le gateau: le fût de bière est vide (on avait un bon pour une bière dans le pack du dossard). 

 

J'ai mis 10:59:38 pour couvrir la distance de 39 km et 3'380 mètres de D+. 6 sportifs sont classés après moi et 30 finishers ne sont pas classés, je ne sais pas pourquoi (triche?). 181 arrivants sur 260 inscrits, celà fait 30% d'abandons.

 

Affiche-copie-2.jpg

 

Profil-39km-300x197-copie-1.png

Le profil de la 39 km.

 

Et voici l'adresse du site de l'organisation ou vous trouverez tous les renseignements que vous pourriez désirer connaître: http://www.lamontagnhard.fr/

 

Et voici le lien du charmant petit hôtel que je vous recommande chaudement si vous passez dans le coin: http://www.lafermedecupelin.com

 

035-2013-0652.jpg035-2013-0649.jpgLes vues que l'on a depuis l'hôtel...

 

Après quelques jours de repos, je vais me mettre à l'entrainement pour le prochain objectif: le marathon de Majorque.

 

A bientôt

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Published by Jean-Louis - dans running
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