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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 15:09

Bonjour,

Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.

La Diagonale des Fous, ou le Grand Raid de la Réunion, j'en rêvais depuis plusieurs années. L'UTMB était d'ailleurs une étape sur la réalisation de ce rêve. L'année dernière, j'ai trouvé qui viendrait avec moi tenter cette aventure: c'est Sébastien le Drogo, le p'tit Parisien, accompagné de son épouse qui elle n'a toujours pas repris le Trail après son UTMB 2007 victorieuse.

Sébastien à son arrivée de l'Annecîme 2009, étape de préparation au GRR.

C'était avant mes problèmes de santé (voir l'article précédent). C'est donc plein d'espoir que je prends l'avion le 20 octobre 2009 pour Paris d'abord, puis de Paris à Saint-Denis de la Réunion ensuite.

Attente à l'aéroport de Bâle-Mulhouse.

Le voyage se passe bien, si ce n'est une intervention des CRS à Orly pour faire exploser un bagage 'oublié'. De Paris à St-Denis, on a même pu dormir et c'est donc plutôt reposés que nous arrivons sur l'île. Nous sommes immédiatement transférés à notre hôtel de Saint-Gilles.
Dans cet article, vous trouverez plusieurs conseils et recommandations. Loger à Saint-Gilles est le premier conseil. L'endroit est bien situé entre le nord et le sud et qui plus est il bénéficie d'un des meilleurs climats de l'île. En effet, cette île est soumise à des dizaines de microclimats très marqués les uns des autres.
  La piscine de l'hôtel et la salle à manger.

Nous vous recommandons cet hôtel sans restrictions, aussi bien en raison de la compétence et de l'amabilité du personnel que de la qualité gustative de la carte (sans parler des ti-ponch de Roland...). Là, nous retrouvons nos amis parisiens Sébastien et Caroline. Après le repas (des pâtes…of course), nous retournons à Saint-Denis, au stade de la Redoute, pour y toucher nos dossards. Tout se passe bien, le ciel est assez couvert, il ne fait pas trop chaud.

Première étape: réception du dossard-sésame.

Le soir, le repas se compose du menu du jour avec deux rations de riz! Merci Roland. (c'est pas le même que le coureur !!!) Nous nous couchons assez tôt pour prendre un max de repos, non sans avoir joué aux 'geeks' en vacances'...


Caro n'a pas de liaison Internet; avec mon petit ASUS et UNIX: no problems!

Le jeudi matin au saut du lit je vais courir quelques kilomètres avec Sébastien, histoire de faire tourner le moteur et d'effectuer un petit réveil musculaire. Dans l'après-midi, nous prenons la route pour le Cap Méchant, lieu de départ de la diagonale. Nous sommes partis très tôt, par mesure de précaution. Arrivés sur place, nous allons rapidement reconnaître le lieu du départ, puis nous en repartons pour aller manger un menu 'Grand Raid' dans un restaurant où nous sommes seuls avec un autre couple dont le garçon participe également à la course.


Tiens? L'Iphone n'a pas de flash?

Pendant ce temps, des centaines de coureurs attendent le départ dans le bruit, puis sous la pluie, perdant déjà une partie de leur influx. Vers 23 heures, Sébastien et moi-même, nous nous rendons sur la ligne de départ. Il pleut maintenant à verse et cela ne semble pas vouloir cesser. Nous poussons un peu des coudes pour trouver une place sous le couvert et nous allongeons un moment. Au moins il ne fait pas froid. Par contre, toute cette pluie donne envie d'uriner, mais 'qui va à la chasse perd sa place'. Nous nous retenons donc un max.


Pluie
de presque minuit. Chaque français a un ancêtre paysan et Sébastien me dit: 'tout ce qui tombe maintenant ne tombera pas demain'. Voilà qui est frappé au coin du bon sens...

Il pleut, mais on a le moral
...

... même si on a hâte que cela démarre!!!


Il est minuit pile! Le départ est donné sous des trombes d'eau. Des averses tropicales! Nous courons deux-trois kilomètres sur la route de bord de mer. Les eaux de pluie dévalent les pentes et arrivent sur notre route sous forme de véritables torrents. En deux secondes on a les pieds trempés. Mauvais. Pour la première fois, je cours avec un poncho (pèlerine). C'est aussi le cas de Sébastien. Cela à l'avantage de protéger également le sac à dos et également son contenu. En cas de froid (annoncé au volcan), le poncho conserve également un peu la chaleur dissipée par le coureur, en raison de sa configuration de cloche. Le fait est que je ressens à aucun moment le froid. Il me faut 8h13mn34s pour atteindre le volcan, 31 km après le départ et 2'590 mètres plus haut.


Enfin le jour se lève; je n'ai pas vu les heures passer.


L'aube se lève
sur les valeureux coureurs.

Le long du cratère du volcan
. On y voit plus que durant la nuit!!!

Toujours le fonds du cratère, c'est immense!


Un spectacle 'lunaire'...


Ravitaillement de la route du Volcan, kilomètre 31. C'est déjà le troisième poste oÙ l'on  peut trouver réconfort et encouragements. Merci à vous, les bénévoles dévoués. Sans vous, nous ne sommes rien!!!


Et un joli sourire fait (presque) autant de bien que le thé!

Il n'y a pas que des poussins de la dernière couvée, sur cette course. Voilà qui me laisse de l'espoir (NON: ce n'est pas un message
subliminal à l'attention de qui je sais...)

Sébastien à lui mis 6h40mn29s et Roland Charmant 8h08mn19s (je vous expliquerai plus loin qui est Roland). Toute la montée s'est effectuée dans un noir complet, sur un étroit chemin, dans la forêt. Au bout d'une dizaine de kilomètres, la pluie diminue, puis cesse. Seul bémol dans cette première partie: de fréquents arrêts, on ne sait pas pourquoi. Certains durent jusqu'à une ou deux minutes. A l'arrivée au volcan, le soleil s'est levé, le ciel est très bleu. La température est un peu fraîche, pas aussi froide que ce que l'on nous avait dit. C'est peu être une question d'interprétation entre un continental et un îlien. Je change rapidement de t-shirt et de chaussettes. Les chaussures restent bien sûr mouillées, dommage que je n'aie pas un tube de Nok dans mon sac… J'avais prévu d'arriver en ce lieu à 09:08, j'avais donc presque une heure d'avance sur mon timing à ce moment là. Après un quart d'heure de pause/changement, je reprends la route en direction de Mare à Boue.

Dommage que la météo devait un peu se gâter...



Une petite descente.

Virage sur les chapeaux de roue!
Avec le sourire.

Je traverse la très belle Plaine des Sables, je passe l'oratoire Sainte-Thérèse (un des points culminants de la course à 2400 mètres d'altitude), le Piton Textor est dépassé.

La Plaine des Sables
; voyez-vous la file indienne qui commence à s'espacer?

Montée à l'oratoire
Sainte-Thérèse, on voit en contrebas le chemin qui ondule et oÙ serpentent ceux qui me suivent...

La Plaine des Sables est maintenant bien plus bas; au loin, on voit la route qui permet aux voitures d'accéder en cet endroit magique.


Le voici enfin ce fameux Oratoire
Sainte-Thérese; une petite prière, un séance photos avec un autre concurrent et c'est reparti.

En direction de Mara à Boue, retour de la végétation. Un petit bout de planète, mais quelle diversité!

En 2008, les coureurs avaient de la boue jusqu'à mi-mollet à Mare à Boue (d’où le mon de ce lieu). Cette année, c'est sec!!! Mais le fait est que depuis quelques heures, il pleut à nouveau. En fait, on a peine à dire s'il pleut ou si c'est le brouillard qui pisse. Eh oui, nous sommes sous les tropiques, dans l'hémisphère sud et pourtant j'ai l'impression d'être dans le Jura un vilain jour d'automne. Mais il ne fait pas froid et je préfère cela à un gros cagnard. J'arrive donc à Mare à Boue à 12h00mn36s, après 50 km et 3'072 mètres de D+. Sébastien y était à 9h50mn41s et Roland à 11h58mn51s. Sébastien a donc augmenté son avance et mon temps reste stable par rapport à celui de Roland. J'ai fait un bout de chemin avec une Bretonne. J'ai oublié de la prendre en photo, si elle se reconnait dans ce texte, je serais heureux d'un petit message de sa part. Je ne tarde pas trop à ce ravitaillement, les coquillettes ne me disent rien.
De plus, il n'y avait déjà plus de potage. Pour une roulante militaire, pas fort...

Non m'sieus dames, pas d'hallucinations, on est bien en plein milieu de l'océan indien. C'est pas les Vosges, ni le Jura, pas plus que les pré-alpes. C'est la R-E-U-N-I-O-N!!!

C'est dans cette étrange forêt (on se croirait dans le 'Seigneur des anneaux') que j'ai laissé tomber mon appareil photo; il fonctionne encore, mais à l'aveugle: les cristaux liquides sont en tas dans un coin de l'écran et quand aux réglages...

Comme d'habitude, je m'alimente chaque fois que je peux, mais en petites quantités. Je bois suffisamment. Pour la première fois, j'utilise un camel back à la place de mes traditionnels bidons. Je constate que le fait d'avoir l'embout du camel constamment à portée de bouche fait que je m'hydrate plus fréquemment qu'avec les bidons. Encore un bon point.
Il s'agit maintenant de gagner Cilaos, presque à mi-course pour la distance, mais pas pour le dénivelé. La côte de Kerveguen est également réputée pour être très humide. En fait, la région est toujours couverte de brouillard qui coule sur les feuilles des arbres qui elles-mêmes dégoulinent sur les passants. Je ne trouve pas cela pénible. Il me revient à l'esprit que j'ai toujours fait mes meilleures expériences par temps humide… Au piton des Neiges (2'484 mètres), il fait un peu plus frais. Je passe une petite laine et je repars. Après 69,5 km, j'arrive à Cilaos. Il y a là une 'base de vie', avec médecin, kinés, podologue,etc. On y trouve aussi un sac d'effets que l'on avait déposé à Cap Méchant. Je suis arrivé à Cilaos à 19h47mn05s. J'avais prévu d'y  être à 20:34 et la barrière arrière était à 23:00. J'ai eu une incompréhension avec mes accompagnants: je pensais les voir ici et ils étaient déjà repartis. J'ai perdu un vingtaine de minutes à les chercher (mon GSM passait mal). Finalement, je vais me changer dans une tente. L'organisation à Cilaos est de mon point de vue un peu chaotique et j'ai de la peine à trouver un endroit au sec pour me changer. Cela se passe finalement sous une tente-dortoir, je dérange les dormeurs en cherchant mes effets dans le noir. C'est à ce moment que je découvre l'état de mes pieds. Quand j'ai remis mes chaussures au volcan, elles étaient humides. Puis il a plu la plupart du temps. J'ai donc des cloques dont une couvrant tout le pouce du pied gauche. Une autre, étendue, mange la moitié du talon du même pied. Il y a également un épanchement de sang sous un cal du même talon… Une ou deux plus petites cloques à l'autre pied. Ce qui est étrange, c'est que je n'ai rien senti, aucune douleur… Je décide d'aller chez le kiné, où attendent une vingtaine d'autres personnes, sous la pluie fine qui tombe toujours. Que faire: attendre mon tour 1-2 heures au 'froid', stopper la course, repartir? Je choisis cette dernière option, je saurais plus tard que c'était une erreur. J'aurais dû attendre mon tour, tout en prenant du repos et en mangeant. Je retourne à la tente, j'enduis mes pieds de NOK, je passe des vêtements secs, je remets mon sac à rapatrier au staff et je reprends la route. J'ai passé presque deux heures à Cilaos, j'ai perdu beaucoup de temps, très mauvaise gestion de ma part. Je repars à 21h37mn44s. Sébastien était reparti à 20h04mn51s, mais lui a dormi! Quand à Roland, il a passé une demi heure de plus que moi à Cilaos, mais il s'y est également reposé. 

Descente sur Cilaos
.

La route qui arrive à Cilaos
! Des virages, des virages et des virages, plus des tunnels à sens unique! C'est les Alpes sous les tropiques!

Le balisage est assez fréquent (rubalise), mais malheureusement peu visible de nuit. A mon avis, il pourrait être fluorescent, comme à l'UTMB.. La nuit dans le brouillard, cela aide...

Ceci est un chemin!!!
qui ressemble à beaucoup d'autres sur ce parcours!

Cilaos au loin
, nous y voilà (photo prise de jour par nos compagnes, moi j'y arrive de nuit).

Arrivée de notre petit Cafre (terme affectueux)!!!


L'humidité
n'entamme pas notre belle humeur: c'est trop le pied, cette ballade!

C'est le moment que je vous présente Roland: c'est au pointage de départ de Cilaos que Roland s'est approché de moi pour me proposer de faire un bout de chemin ensemble. Il est 21:38. Evidemment, je suis d'accord, je vois bien
est mon intérêt et Roland le sien.

Merci Roland, tu mas beaucoup aidé pendant cette deuxième nuit. Dommage que je n'ai pas pu te suivre jusqu'au bout. Partie remise?

Je ne connais pas le terrain et il fait nuit noire. Roland est réunionnais et me servira de guide tout au long de la nuit. J'ai constaté après coup que nous étions de même force (voir les chronos intermédiaires ci-dessus). Quand à Sébastien, il a quitté la base à 20:05. Le samedi matin à 00:48, nous arrivons au chemin qui va nous amener au Col du Taïbit. Pour le moment, je suis le rythme de Roland. Mais je pense qu'il freine un peu ses ardeurs pour m'attendre. Nous redescendons maintenant sur Marla, au km 83
je compte dormir une heure. J'y arrive vers 5 heures du matin. C'est le moment le jour se lève et tous les coqs de Marla se mettent à saluer le soleil nouveau en même temps (en fait, il pleut… un peu). Les coureurs qui dormaient se lèvent un à un, replient leur couverture de survie, la cantinière fait l'article et en fin de compte, absolument impossible de m'assoupir. Je me repose une demi-heure et au moment de repartir, qui vois-je surgir de dessous une couverture de survie? Roland! En effet, dans la descente sur Marla, je lui ai dit d'y aller, de ne pas mettre en péril la réussite de son raid. En effet, mes pieds deviennent douloureux et je ne peux plus  progresser aussi vite que lui en descente. Il était donc arrivé à Marla à 04:30 et a dormi une bonne heure. En arrivant à Marla, j'avais donc encore 4 heures de marge sur la barrière horaire. Sans mes problèmes de pieds, j'aurais eu 2 heures de plus de marge. Largement de quoi terminer le périple. Nous repartons donc ensemble pour Trois Roches, à 7 km de Marla. J'y arrive à 08:38. La barrière est à 10:45. La marge fond. Je décide de continuer jusqu'à Roche Plate et là de faire le point. Ce que je ne sais pas, c'est que Roche Plate est un îlet au sens premier du terme, c'est-à-dire un hameau auquel n'accède aucune route!

Arrivée à Roche Plate, en bas au milieux de l'image, les derniers escaliers qui mènent à Roche Plate!

Le poste de contrôle et de ravitaillement se trouve dans l'école du lieu (c'est les vacances scolaires). J'arrive à Roche Plate à 11:18. J'ai deux heures et vingt minutes de marge sur la barrière, encore de quoi voir venir. Mais mes pieds sont très douloureux. Il me reste 53 km à faire. J'ai mal aux pieds. Pour la première fois depuis le départ, il fait très chaud. Il y a encore plus de 3'000 mètres de dénivelé à franchir. Et durant la nuit précédente, Roland m'avait dit 'tu n'as encore rien vu'. De plus, je vais passer une troisième nuit en course. Quelques jours plus tard, je pense que j'aurais pu continuer encore, peut être jusqu'à deux bras. Faiblesse psychologique momentanée, dommage que j'étais seul à ce moment là. A propos de la vision nocturne, pour la prochaine expédition comprenant de la progression de nuit, je changerais les lunettes contre des lentilles. En effet, si il pleut ou si il y a du brouillard, les lunettes deviennent rapidement opaques. De plus, en cas de nécessité, on ne sait pas
les mettre si on doit les enlever (changement d'habits, dormir). Je prends donc la décision de m'arrêter là. Et j'apprends que l'on ne peut pas me rapatrier sur la Redoute, puisqu'il n'y a pas de route… Après quelques discussions un peu houleuses, on me dit que la seule solution est pour les cas graves d'être redescendu par hélico… Je prends mon mal en patience, le médecin soigne d'abord les bobos de ceux qui veulent repartir. C'est que j'aurais du faire, me faire soigner et repartir un bout de chemin. Aujourd'hui, je regrette, mais il m'aurait fallu un soutien 'psychologique'. C'est peut être aussi facile de se dire, une fois reposé, qu'on aurait pu continuer… Quoiqu'il en soit, je passe l'après-midi à attendre, le médecin examine mes pieds, est un peu effaré par ce qu'il voit, mais je le soupçonne d'être un peu 'tendre'. Je pense que ces pathologies lui sont un peu inconnues. Le soir, repas avec les bénévoles de Roche Plate qui clôturent leur travail de plusieurs jours par une repas typique de l'endroit, donc j'ai oublié le menu. J'ai des discussions intéressantes avec plusieurs personnes, je vois une autre facette de la course. Je passe une mauvaise nuit, les ronflements de certains ne me permettent pas de m'endormir. Depuis l'armée, je n'ai plus l'habitude de dormir en chambrée… Et je suis encore un peu nerveux, pas fatigué. Je n'ai pas encore de contrecoup.

L'ilêt de Roche-Plate (les maisons au loin). A l'avant plan on voit une partie de l'héliport...

Dimanche matin. Nous sommes à l'arrière de l'école. La paroi, c'est le Maïdo, 900 mètres de D+ d'un coup...

Au loin, je vois les reliefs que j'aurais encore eu à franchir si je n'avais pas flanché... En écrivant cela, j'ai un petit pincement au coeur...

Le matin est venu et vers neuf heure un hélico de la gendarmerie nationale vient nous chercher, deux compagnons d'infortune et moi. Merci à vous, les gendarmes. En cours de route, nous nous arrêtons encore pour reprendre deux autres blessés et nous arrivons enfin à Saint-Denis.

Mon baptême de vol en hélico, j'eusse préféré qu'il ai lieu en d'autres circonstances...

Quelques dizaines de minutes plus tard Caroline et Marie-Jeanne viennent m'y chercher.
Entre temps, Sébastien est arrivé à la Redoute. Il a couvert le parcours en 56:34:27. Il est donc arrivé au but à 08:34 ce dimanche matin. Roland lui a mis 59:44:46. Il est arrivé à 11:44, juste pour l'apéro… J'avais estimé mon temps à 60 heures.
Je suis bien sur frustré de ne pas avoir obtenu le t-shirt de finisher. Déjà maintenant, avec le recul, j'envisage de remettre ça. Mais il y a deux problèmes: les finances et l'accord de Marie-Jeanne. Le deuxième problème n'est pas le moins ardu…

VU CE QUI PRECEDE, SACHEZ DONC QUE JE SUIS A LA RECHERCHES DE SPONSORS POUR LA PROCHAINE (ET VICTORIEUSE) TENTATIVE!!!

A bientôt, avec un article concernant la fin de la course de Sébastien et de Roland.

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Published by Jean-Louis - dans running
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