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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 16:16

Bonjour,

Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.

Voici plus de deux mois que je ne suis pas intervenu sur le blog. Raison: la déception consécutive à mon arrêt prématuré à la CCC 2009. Et plus que la déception, c'est l'inquiétude qui me taraudait qui m'a empêché d'écrire à ce sujet jusqu'à aujourd'hui.

En effet, mon dernier 'succès' était les 100 km de Bienne. Le semi-marathon de Bettmeralp s'est également bien passé, mais la distance était assez courte.

C'est à l'Annecîme que les choses ont commencé à se gâter: après m'être égaré suite à un défaut de balisage, j'était arrêté à mi-course par la barrière horaire. Je n'avais pas réalisé, à l'époque, que même sans ces quelques km supplémentaires, je serais certainement pas arrivé à terminer dans les temps. Je m'étais donc arrêté après 45 km sur les 80 à parcourir. Pas de douleurs musculaires, pas de crampes, pas de problèmes intestinaux, seulement un très très grand manque d'énergie.

A la CCC, rebelote.

Nous partons en bonne forme, Marc Hoste et moi.


Tout se passe assez bien durant la première partie, même si je n'aime pas du tout ce nouveau parcours. Il longe d'abord le fond du val Ferret italien sur 7 km, alors que les années précédentes nous attaquions immédiatement la montée sur Bertone. Le but de cette première partie est d'éviter le bouchon dans la montée sur Bertone. Raté, les bouchons sont deux fois pires. De plus, il nous semble, à Marc et à moi, que beaucoup de participants ne disposent pas de l'entraînement adéquat, ils marchent très lentement à la montée, accélèrent à peine sur les parties plates et se retiennent à la descente. Il commence a y avoir trop de monde sur les courses UTMB...

 

Le beau temps est là, les conditions météos sont bonnes.

Après une dizaine de km, nous commençons la montée. Le chemin est étroit et tout le monde commence à marcher, très lentement. Alors que l'on pouvait dépasser en  montant Bertone (marche rapide, technique du 'genou-menton') rien de ça sur ce sentier trop étroit. Presque jusqu'au ravitaillement, on avancera à l'allure des escargots, avec des arrêts longs et fréquents, dus à on ne sait quoi. Je perds du temps sur ma feuille de marche.

Arrivée à Bertone à la file indienne, après 12 km de course!!!

Après Bertone, cela ne va pas plus vite. Beaucoup s'attardent, certains arrêtent déjà. En fait, il faudra arriver à la tête de la Tronche pour pouvoir enfin courir un peu. J

Montée à la Tronche, toujours aussi lentement... Si vous avez de bons yeux, vous voyez une file indienne jusqu'en haut de l'image...

Je rejoins enfin Arnuva. Bien qu'en retard sur l'horaire prévu, j'ai repris du temps dans la descente. J'attends quelques instants Marc qui n'arrive pas.

La beauté du paysage, c'est bien, mais cela ne rattrapera pas le temps perdu!

Je repars donc. La montée jusqu'à Elisabetta se passe bien, même si elle me semble plus longue (et plus rude) que d'habitude. J'arrive quand même au Grand Col Ferret en maintenant un train régulier. Je n'ai plus rattrapé de temps et n'en ai pas perdu non plus. Bizarrement, c'est dans la descente que cela commence à coincer. Il me semble que je n'ai plus de jus. Je n'arrive pas à courir 'vite'. Je dois même parfois marcher à la descente, sur un chemin 'plane'. Un comble!!! J'arrive à la Fouly avec la tombée du jour. Ma marge de manœuvre s'est réduite. Je repars cependant, mais avec un mauvais sentiment.

J'ai revêtu du plus chaud pour la nuit, malheureusement, j'ai les traits tirés, je suis fatigué...

A Bourg St-Pierre, m'attendent Marc (qui a quitté la course à Arnuva), Martine et Marie-Jeanne. Marc se propose de m'accompagner jusqu'à Champex. Et là, ce que je pressentais depuis un moment (depuis la Peulaz) se vérifie: depuis Issert, j'ai une peine de chien à monter. Dès à partir de la moitié de la montée, je dois m'arrêter tous les 50 mètres pour reprendre mon souffle. Je commence à me demander ce qui se passe et j'ai peur de faire un problème cardiaque ou je ne sais quoi! Je perds tellement de temps que j'arrive à La Fouly quelques minutes après la barrière horaire. C'est fini, je dois arrêter. Il y a un petit progrès par rapport à l'Annecîme, puisque cette fois j'ai fais 55 km sur 98, soit 10 km de plus qu'en Savoie. Mais quand même, il y a quelque chose qui cloche sérieusement. Je vais passer les jours suivant à me questionner: que fais-je de faux? Est-ce que j'ai quelque chose de nouveau par rapport aux courses précédentes? Dans ma préparation? Dans mon alimentation? Dans ma vie au travail, à la maison? Je ne trouve rien, si ce n'est que pour la première fois, j'ai couru avec des chaussettes 'Booster'. Je cherche un peu de ce côté et à part quelques sarcasmes venant d'un soi disant médecin, je ne recueille rien de probant. Jusqu'au moment ou je me dis: "ce qui change depuis l'année dernière, c'est que maintenant tu es sous traitement contre l'hyper-tension et le cholestérol'. Je me renseigne alors auprès d'un médecin du sport qui me réponds ceci: " [ ] La question principale à se poser: avez-vous besoin réellement de ce médicament? Si oui, il faut le stopper 48h avant la compétition. En effet, en cas de déshydratation ce genre de médicament est réputé pour être potentialisé, d'ou chute importante de la pression et malaise et fatigue extrême. [ ]." Je prends toujours une marge supplémentaire. Je prends donc la décision suivante: pour le Grand Raid de la Réunion, je stopperais le médicament 72 heures avant le début de la course. Le CR de cette épreuve mythique fera l'objet du prochain article.

Avec le temps, je pense que sans les bouchons du début, je serais arrivé au moins jusqu'à Trient ou Vallorcine et peut être avec un moment de 'mieux' aurais-je rallié l'arrivée dans les temps.

 

Dans le 'vieux' Chamonix

 

Durant le retour en voiture, nous nous sommes arrêté au Col de la Forclaz pour une petite ballade le long du bis, ce qui nous a permit...

 

... de féliciter quelques concurrentes et concurrents du grand parcours (UTMB)

 


 

A bientôt pour le récit de la Diagonale des Fous!!!



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Published by Jean-Louis - dans running
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