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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 20:33

 

Bonjour,

 

Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.

 

Beau début d'année. Le 19 mars 2011, j'ai couru les 15 km de Kerzers en 1:19.21,8, soit avec plus de 5 minutes de moins que l'année dernière. Je suis très très content de ce résultat. Il montre bien le sérieux de l'entraînement de ce début d'année par rapport à 2010 qui m'avait vu échouer lamentablement au trail de la vallée de Chevreuse. Il faut dire que la douceur de l'hiver m'a permit un entraînement de qualité. Une semaine avant l'Ecotrail de Paris, ce résultat était encourageant.

 

Kerzers2011

L'arrivée de Kerzers 2011: je suis au taquet!


J'ai donc pris le départ de l'Ecotrail de Paris le samedi 27 mars 2011 à Saint Quentin-en-Yvelines, à 12 heures 30. Cet endroit se situe à environ 35 kilomètres à vol d'oiseau de l'arrivée, mais pour rallier celle-ci, il faudra en parcourir 82, avec 1'500 mètres de dénivelé positif! Au moment du départ, la température est élevée, environ 18-20 degrés. L'atmosphère est lourde, des orages sont annoncés en début de soirée, on espère passer entre les gouttes...

 

ParcoursEcoTrail

Le tracé du parcours. 

 

Au départ, de notre fameuse équipe sont présents:

 - Marc Hoste, vétéran H4, Belgique (Profonsart); 
- Sébastien le Drogo, vétéran H1, France (Chatou);
- Jasmin Zetlmeisl, vétéran F1, France (Paris, premier trail);
- Jean Pebay, vétéran H3, France (Paris, premier trail);
- François Borceux, vétéran H1, Belgique (Bruxelles);
- Jean-Louis Rochat, vétéran H1, Marin-Epagnier (Suisse).

Des 6 ci-dessus, 4 seront finisher. Jean stoppe après 53 km, alors qu'il est parti blessé dès le départ (est-ce bien prudent, toubib?). François lui est parti avec une poche à eau trouée. Il est arrêté 10 km avant l'arrivée, sur ennuis techniques.

 

photo generale 1

Une première vue du départ

 

photo generale 2

Une deuxième vue du départ, guichet fermé avec 2'000 inscriptions (1'500 pour le 50 kilomètres).


Entre le départ et le premier ravitaillement, il y a 21 km à parcourir, par monts et par vaux, principalement en forêt et autour de petits lacs. Nous sommes vraiment en pleine nature, si proche de la capitale. Je cours avec Marc, nous essayons de tenir une moyenne de 9,5 km/h, à l'aide de mon Garmin. Compte tenu de la pose ravitaillement, nous avons fait jusqu'à Buc du 9 km/h environ, ce qui n'est pas mal, vu la topographie (montées, souches, chemin forestiers, chaleur). Nous buvons, mangeons un peu, faisons le plein d'eau et redémarrons. Au moment du départ de ce poste, nous avons environ 25 minutes de réserve sur la barrière horaire, ce qui n'est pas beaucoup. A ce moment, je suis classé 1'664ème.

 

JeanLouisMarcA

En compagnie de Marc, toujours souriant

 

JeanLouisMarc2A

Peu avant le premier ravitaillement de Buc.


Si le premier tronçon servait d'échauffement, le deuxième constitue le plat de résistance, puisqu'il s'agit de parcourir 34 kilomètres avant le prochain ravitaillement. Le paysage est toujours du même type: des montées fréquentes, raides, durant entre 5 et 10 minutes, suivies d'un plat d'un ou deux km puis d'une descente. Un peu de plat et cela recommence.

 

JeanLouisSeulA

Marc a pris le large.


Au bout d'un moment, je dis à Marc de me lâcher, car j'ai un coup de moins bien et je le ralentis. Dès le 30ème kilomètre éclate l'orage. Le tonnerre n'est pas violent mais la pluie est dense et drue. L'averse dure au moins 20 minutes. Certains chemin se transforme en pistes de savon noir. J'hésite à enfiler mon imper, car je n'ai pas froid. Et ouvrir le sac en pleine forêt, sous l'averse, c'est risqué. Je continue donc ainsi. Au km 49, contrôle du matériel bligatoire: la lampe frontale, le bandeau réfléchissant et la couverture de survie.

Je suis maintenant classé 1598ème. Le bandeau est mis à la cheville, la lampe est allumée.Je  profite de l'arrêt pour enfiler mon imper, surtout pour me protéger du vent. J'apprend après l'arrivée que nous sommes à l'observatoire de Meudon. Bel endroit! Et de là on y voit la tour Eiffel!!!

 

MeudonLa voyez-vous, décalée sur la gauche du centre de la photo?


Mais il reste encore 33 kilomètres. Je repars après quelques minutes et cet arrêt m'a donné froid. J'arrive enfin à Chaville, au km 56. La nuit est tombée, il est 20:25. La barrière horaire est à 21 heures. Je change de t-shirt, complète par un sweet-shirt. Je mange un peu, je bois et je repars.

 

Prochaine étape, St-Cloud au km 74. 18 kilomètres à couvrir. Je continue de gérer ma vitesse en fonction de mon but, qui est de franchir l'arrivée avant 01:00. Je dépasse toujours régulièrement d'autres coureurs, ce qui est bon signe. Evidemment, je me fais aussi dépasser.

Nous sommes toujours en forêt. Il y a toujours des montées et des descentes. J'essaie de rester en permanence avec au moins un autre concurrent, pour d'une part profiter de sa lampe frontale et aussi pour éviter de rater une balise. Saint-Cloud est atteint à 23:17. La barrière est à 23:30, je n'ai plus beaucoup de marge. Quelques minutes pour me restaurer et je repars. Il me reste 90 minutes pour 9 à 10 km. Je dois donc maintenir du 6 km/h pour être finisher. Cette dernière portion commence par une descente en forêt. Je ne connais pas du tout la géographie des lieux, aussi, je ne peux pas vous dire tous les endroits que nous traversons. Enfin, nous arrivons au bord de la Seine. Ces derniers kilomètres ne sont pas les plus beaux. Nous longeons des installations portuaires pour les péniches, d'anciennes zones industrielles plus ou moins obsolètes, etc. MAIS ON S'EN FOUT!!! Car le but approche! On longe les berges, on traverse encore une fois ou deux le fleuve, on finit par monter un escalier aboutissant sur le quai Branly. IL N'Y A PLUS QU'A TRAVERSER LA ROUTE ET NOUS VOICI SUR LE PARVIS DE LA VIELLE DAME DE FER! Je traverse au rouge et miracle, par un seul avertisseur ne se fait entendre!

Il est presque une heure du mat et pourtant la circulation est dense, presque comme en plein jour. Voici l'allée d'honneur, délimitée par les barrières Vauban. Direction pilier sud, la préposée ne me demande pas de billet d'entrée, et hop! je grimpe les 347 marches qui me mènent à l'arrivée, au premier étage de la tour Eiffel! A l'arrivée, on sent que les bénévoles on envie de plier bagage! A boire, il reste de l'eau plate et de la bière!!! Tant qu'à faire, une Kronen ne fera pas de mal.

 

EiffelA

L'arrivée au premier étage de la Tour Eiffel!!!

 

Voilà, c'est fait! C'est le premier 'gros' trail que je termine depuis juillet 2008 (Gran Trail Valdigne).

Les conclusions: nous sommes tôt dans la saison. Si je m'étais entraîné aussi sérieusement l'année passée, j'aurais certainement pu terminer le trail de la vallée de Chevreuse. Cela fait une semaine que j'ai terminé la course, une importante contusion sur le devant de la cheville droite m'empêche de reprendre l'entraînement. Il me tarde cependant de m'y remettre, le prochain objectif étant les 100 kilomètres de Bienne.  

 

A bientôt 

 

Jean-Louis

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Published by Jean-Louis - dans running
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