Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Texte libre

Recherche

Articles Récents

5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 12:46
Bonjour à tous,

je suis de retour de la Vanoise et de nouveau il pleut chez moi. Qu'elle chance que d'avoir eu cette fenêtre de tir de beau temps durant le week-end! J'ai découvert une très belle région, un peu moins fréquentée que l'espace du Mont-Blanc, plus sauvage, plus authentique aussi. Sans vouloir faire d'injures aux habitants de la vallée de Chamonix. D'ailleurs, ils n'ont pas besoin d'un Suisse pour se tirer la bourre entre eux... En toute amitié, bien sûr.

Tous les détails sur ce trail sont lisibles ici: http://www.pralo.info/tgv/.
Le site de la commune: http://www.pralognan.com/fr/accueil.php (infos touristiques).

Nous sommes donc arrivés en début de soirée à Pralognan-la-Vanoise ce vendredi 29 juin 2007. Voyage en train de Marin-Epagnier à Genève-aéroport puis en voiture de location avec les amis de Belgique de Genève à Pralognan. En Vanoise, le ciel est couvert mais pas menaçant. Et la météo prévoit du beau pour le week-end...

Nous nous rendons à l'hôtel déposer les bagages et prendre la chambre. Nous rencontrons ensuite des connaissances de Marc, Jöel Meuwis, son épouse Véronique et une amie de ceux-ci Claudine. Nous prenons un repas dans un petit restaurant tout près de notre hôtel. Les pâtes, ou plutôt les Crozets sont au menu. Ensuite au lit!!! Car demain samedi les participants à la 'randonnée' démarrent très tôt.
Explication: en parallèle au trail proprement dit, l'organisation met sur pied un 'TGV en marchant', consistant à couvrir le même parcours (sauf les premiers km) que le trail, sur deux jours entrecoupés d'une nuit en refuge. Parmi nous, trois dames partent donc pour ce périple. Si bien que samedi matin à 0700 nous nous retrouvons devant le téléphérique du Mont-Bochor pour encourager les candidates.

La montagne au saut du lit le samedi matin. Cela s'annonce sous les meilleurs auspices...

Le soleil s'est levé à son tour...

... et nos concurrentes sont là. Le défi: environ 70 km pour plus de 3000 mètres de D+ (et donc de D-). En tête, Véronique, puis Claudine et Martine, tranquille, les mains dans les poches...

Environ une cinquantaine de personnes participe à cette escapade. Tout le monde plaisante (encore) et les animateurs sont super sympathiques. Ce trait de caractère semble d'ailleurs être très répandu dans la région...

Quand à nous autres coureurs, il nous faut employer notre temps durant cette journée. Nous décidons Marc et moi de monter au Mont Bochor, après le petit déjeuner. Nous prenons le même moyens de transport que les marcheurs de tout à l'heure. Nous nous promenons un peu la-haut et essayons d'imaginer quel sera le début du parcours de demain matin. Le coin est très joli, la faune alpestre est en son plus bel état, le ciel est bleu, que demander de plus? Après un petit tour de l'endroit, nous buvons un café sur une terrasse située à deux ou trois cent mètres de l'arrivée du téléphérique. Nous sommes les seuls touristes, il faut dire que la matinée ne fait que débuter. Le troquet est plus sympathique par son environnement que par la chaleur du service...

Vue de Pralognan-la-Vanoise depuis la station supérieure du téléphérique.

Puis nous devons redescendre car Marc doit aller chercher deux amis parisiens à lui à la gare de Moûtiers: Sébastien Le Drogo et Caroline Cavaillier.

En début d'après-midi, nous touchons nos dossards puis nous assistons au briefing ou nous sont faites moultes utiles recommandations. La météo est toujours optimiste.

Il y a du monde sur la place de la mairie de Pralognan!

Nous sommes attentifs et resterons vigilants, promis.

Le repas du soir consiste en une bonne assiette de spaghettis sauce bolognaise, l'ultime plat de pâtes avant la course.

Dimanche 1er juillet 2007, 0430 du matin, pointage avant le départ. Tout le monde est là, il fait beau, la température est fraiche.

Le jour s'est levé, nous avançons d'un bon pas et nous sommes dans les temps.

Nous arrivons au refuge du Col de la Vanoise à 0655, soit 20 minutes avant l'heure conseillée par l'organisation. Il n'y a pas à ce moment de barrière horaire éliminatoire, mais passer après 0715 pourrait déjà poser des problèmes. A ce moment de la course (7 km et 1100 mètres de D+), je suis plutôt optimiste.  Nous sommes à 2500 mètres d'altitude. Nous continuons notre chemin et nous traversons le joli 'Lac des Vaches'.

Marc devant le Lac des Vaches...

... et moi-même au même endroit

Il y a beaucoup de jolis petits lacs dans cette partie du parcours.

Il est temps de prendre un gel pour entretenir la quantité de sucres nécessaires.

Nous sommes à la limite de la neige. La température est agréable. Nous arrivons au refuge de l'Arpont un peu avant 0930, donc dans les temps. La non plus, pas de barrière éliminatoire. Pour le moment, je suis encore optimiste sur la suite des opérations. J'ai découpé chaque tronçon décrit par le road-book en autant de programmations sur mon GPS Garmin. Pour les deux premiers tronçons nous étions en avance. Il y donc de quoi voir venir. Au début du troisième tronçon devant nous conduire au Refuge de Plan Sec, nous prenons de nouveau de l'avance, mais de façon modérée, sage. Et soudainement, après deux kilomètres, je ressens une forte douleur dans le muscle de la cuisse droite: une forte crampe, qui m'oblige à stopper et à attendre que cela passe. La crampe s'en va et je repars gentiment. A partir de maintenant, je vais perdre du temps dans chaque montée. Au plat et à la descente, je rattrape un peu, mais cela ne suffit pas. Un peu plus tard, deuxième crampe, cuisse gauche cette fois: je n'ai jamais eu de crampes aux cuisses et je ne m'explique pas pourquoi cela survient ce jour. Est-ce le déficit d'entrainement? (J'ai 400 km de moins dans les pattes que l'année dernière). Quelqu'un me dira plus tard que le fait de rester presque en permanence en dessus de 2000 mètres y serait pour quelque chose... Si quelqu'un peut me confirmer cela, merci à lui ou à elle. Encore plus tard (vers 13 heures) j'ai de nouveau une crampe à droite, très forte. Je sais depuis une demi heure que je ne passerai pas la barrière horaire de Plan Sec (kilomètre 36, à 2310 mètres d'altitude). J'arrive à cet endroit à 1340. Marc y est arrivé à 1320 et s'il ne m'avait pas attendu, il aurait passé la barrière. Merci à lui, c'est ça les amis. Mais je n'en demandais pas tant de lui! J'ai donc parcouru 36 km linéaires et 2250 mètres de dénivelé positif, soit 56 km effort . C'est peut être facile à dire après, mais je ne suis pas trop déçu, car pour moi, il s'agissait avant tout d'une étape dans ma préparation de la CCC. Je n'ai d'ailleurs plus qu'un mois et demi pour être au top et je le serai!!!
D'autant plus que le 14 juillet, nous repartons, Marc et moi à Courmayeur pour la première édition du 'Gran Trail de Courmayeur'. Cette course fera l'objet d'un article dans deux ou trois semaines. En attendant, je continue de m'entrainer, un peu plus sérieusement, quand même.

Il y a tout de même quelque chose de positif dans tout cela. Tout d'abord, je suis très content de mes nouvelles chaussures (Asics Trabucco). Le reste du matériel est le même que d'habitude. mais comme toujours, j'ai pris trop de matos dans mon sac. Je vais changer cela pour Courmayeur. Et le plus beau, c'est la découverte d'une nouvelle région, de nouvelles personnes et de nouveaux amis!!!

Juste avant Plan Sec, un regard sur les vallées

Même commentaire

En contrebas, les barrage de Plan d'Amont ou nous allons retrouver la navette qui nous ramène en plaine... Snif!

Il faudra plus de deux heures au car pour nous ramener à Pralognan. Voila qui explique, entre autres, la sévérité des barrières horaires!

Encore un petit mot sur l'organisation: parfaite à tous égards, sauf peut être un (petit) bémol: les personnes qui comme moi ne sont pas allées au bout de l'exercice n'ont pas reçu de bon pour le repas de clôture... Mais je veux croire qu'il s'agit d'un oubli!
A bientôt

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-Louis - dans running
commenter cet article

commentaires