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1 août 2005 1 01 /08 /août /2005 00:00
Ce jeudi 21 juillet 2005, je pars des Mottets à 07:45. Ci-dessous, le refuge vu d'en dessus.



La température est fraîche et les hauteurs sont sous le brouillard. Un paysan du coin m'a
dit hier qu'il ferait beau, alors confiance. Cependant, la température est vraiment fraîche
et pour la première fois depuis deux jours, je revêts la micro-polaire que j'ai acquise en
vue de l'UTMB. Il s'agit aussi de tester le matériel en vue de cette folie… Examen réussi,
ainsi que pour les chaussures également achetées pour ce grand rendez-vous.

Un mot encore sur le refuge des Mottets. Il s'agit d'anciennes vacheries (on dit comme cela
dans le Jura, en tous cas dans le Jura suisse) converties en refuge. Les deux bâtiments
parallèles sont les dortoirs. Celui de gauche contient la cuisine et la salle à manger, rustique
à souhait et pleine d'objets de jadis. Le bâtiment de derrière, caché partiellement est le logis
des maîtres de céans. Accueil: très bien; subsistance: itou; couche, rustique mais en ordre.
Douches et WC: propres et pratiques. Le seul bémol du lieu peut être la température en
période de beau temps relatif: les dortoirs ne sont pas chauffés et il vaut mieux être cor-
rectement équipé, même pour la nuit. Après tout, on est à la montagne!!!



Le premier tronçon de la journée me conduit au Col de la Seigne. Cela monte dès le départ
pour 4 km et 650 mètres de D+. Comme mise en jambe après le petit dèj, c'est pas mal.
Si on m'avait fait faire ça à l'armée, quelles gueulées on aurait pu entendre dans les
vallées… Il me aut à peine 60 minutes pour arriver au col et à la frontière italienne.

Viennent 3 km de descente, jusqu'au refuge Elisabetta ou j'arrive à 09:45. Au début de la
descente, un chalet en construction, complètement isolé (voir ci-dessous) . M'étonnerait
pas que l'on vienne mettre ici un de ces bistrot à 'montagnards en mocassins'. En effet,
une route non goudronnée mais carrossable arrive jusqu'en dessous de ce chalet.



Je rencontre quelques marmottes puis je fais une pose café-coca au refuge Elisabetta. C'est
un très beau refuge, avec du parquet rutilant au sol… Je marche sur la pointe des pieds avec
mes chaussures à picots. Le bar est autant fourni que n'importe quel bar citadin. Ici, c'est
carrément par une piste 4x4 que l'on peut arriver. C'est pas tout à fait ma vision de la
montagne…



Cette piste, rectiligne même ensuite au lac Combal, qui est en fait plutôt une 'Sagne'. A ce
moment, je suis, à vol d'oiseau, à dix km de Chamonix…
J'attaque la dernière grande montée de la journée qui me mène au lieux-dit Arrête du Mont
Favre: 2,5 km pour 450 de D1 environ. Du costaud-solide, quoi. Il me faut 55 minutes pour
avaler cette portion.

En dessous de l'arête du Mont-Favre.

 S'en suivent une dizaine de km de descente casse-pattes (presque 1'300 m de D-)
jusqu'à Courmayeur. Ou je me fais escroquer d'une bière à 5€. Globalement, les prix
sont sur le Tour du Mont-Blanc plus élevés qu'en Suisse. Voilà encore un cliché qui disparaît.
On m'a d'ailleurs partout refusé mes francs suisses. Dire qu'il y a peu de temps, c'était une
valeur refuge. Décidément, tout fout le camp…

Dolonne, c'est à dix minutes de Courmayeur, but de la journée

Durant ces trois jours, j'ai marché (à la montée) et couru (à la descente, au plat et sur les
faux-plats montants): 75 km, 4'042 de D+ et 3'887 de D-. Soit moins de la moitié de l'UTMB.
Cette reconnaissance, même partielle m'a donné confiance. Il s'agit de peaufiner la
préparation et tout ira bien!!!

Pour terminer, une rafraîchissante image de glaciers, dans le région du refuge Elisabetta.


Et pour terminer ce périple, une photo du sympathique personnel de la SNCF...




A bientôt...

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Published by Jean-Louis - dans running
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