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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 18:24
Bonjour,

le 15 avril dernier, je faisais pour la première fois le marathon de Paris. J'avais la ferme intention de passer enfin en dessous des quatre heures sur la distance mythique des 42,195 km. Caramba, encore raté. Bien sûr, de prime abord, c'est la déception qui l'a emporté. Puis une analyse assez fine du déroulement de la course m'a permis de relativiser le résultat. Mais commençons par le début.

Nous sommes partis de Neuchâtel le vendredi 12 avril, avec le TGV de 9 heures 08. Après presque 5 heures de voyage, nous arrivons à La gare de Lyon, avec plus d'une demi-heure de retard (ennui technique à la caténaire). Nous nous rendons rapidement à l'hôtel déposer nos affaires et nous partons immédiatement pour marathon Expo (palais des expositions de la porte de Versailles). Là, nous retrouvons l'ami Marc Hoste, belge de son état et que j'ai grand plaisir à revoir. Nous retrouvons également Michel Vandame, belge aussi et neveu du premier. Nous passerons donc une partie du week-end ensemble.

L'entrée de Marathon Expo.

Assez rapidement, nous récupérons nos dossards, puis nous regagnons le centre ville. Les épouses des deux copains et les enfants nous attendent au MacDo des Galeries Lafayette. Retrouvailles, blabla, puis nous décidons d'aller souper. C'est la terminologie helvético-belge, les français disent 'dîner', allez savoir pourquoi...

C'est donc dans un Hipopotamus que nous nous rendons et comme nous sommes assez tôt, nous ne devons pas attendre. Puis vers 21 heures, nous retournons à notre hôtel. Avant de nous coucher, je commets l'erreur, à plus d'un titre, de boire un dernier café. Premièrement, alors que cela n'est jamais le cas d'ordinaire, il m'empêche de m'endormir avant minuit. Deuxièmement, nous payons plus de 14 euros pour deux cafés, dans un troquet tout ce qui a de plus ordinaire. Nous sommes d'ailleurs les seuls clients... Vu les prix, on comprend pourquoi. Et on dit la Suisse chère... pour un prix pareil, il faut chez nous aller dans un palace de Zermatt, Davos ou Gstaad... Mais là, il y aurait quelque chose à voir justifiant un tel montant, pas comme dans ce petit café. Enfin, c'est comme ça. En tous cas, ne pas boire de café avant de se coucher. Erreur de débutant!!!

Le lendemain matin, nous retrouvons Marc et Martine pour la course dite du 'petit déjeuner', inspirée de New-York. Je ne sais pas si c'est en raison des attentats du 11 septembre, mais en 2001 à New-York, il y avait beaucoup plus de personnes pour cette petite ballade de 5 km. Par contre, je constate que malgré l'heure matinale, 8h30, la température est déjà haute. Aie, aie, aie, mois qui n'aime pas le chaud pour courir...

Le départ de la course du petit-déjeuner.

Dans la bonne humeur et entres amis!

Gants blancs et petit chien, très classe...

Petit arrêt souvenir devant la vieille Dame!

En vue de l'arrivée; le petit chein est fatigué. Sans doute se réserve-t-il pour demain...

La mode écossaise fait toujours un effet certain!

Après cette agréable mise en jambes, nous allons flâner un moment à Montmartre. Ensuite de quoi, nous rentrons nous doucher, avant de retourner en ville pour assister à une pièce de théâtre. La soirée se termine par le souper dans un restaurant italien: des pâtes, of course. Nous nous couchons de nouveaux assez tôt, et cette fois, je dors bien, avec boules Quiès (car les environs de l'hôtel sont assez bruyant).

Dimanche, le grand jour. Vers 8h15, nous retrouvons Marc et Martine à l'angle des avenues de Friedland et de Tilsit.

Sortie du métro, place de l'Etoile-Charles de Gaule.

Tout le monde est sur le pont: les athlètes et les supporters!

Michel et sa famille nous rejoignent. Nous sommes bientôt dans notre sas de départ (le vert, pour 4 heures) et bientôt, le départ est donné.

Dans le sas, ça rigole encore...

Il me faut 9 minutes pour franchir le tapis qui déclenche la puce électronique fixée à ma chaussure et me mettre à courir. Il fait déjà chaud, 18 degrés, je pense. C'est bien la première en plus de dix ans de cap que je peux courir en avril en débardeur et cuissards. Attention aux coups de soleil! La course commence par la descente des Champs-Elysées. A New-York, j'avais décidé de profiter au maximum du paysage urbain. Pour Paris, mon attention était fixée sur la course. Je dois dire qu'à cause de cela, je n'ai pas prêté grande attention à l'environnement. Après 5 km, rue de Rivoli, premier pointage: j'ai environ dix secondes d'avance sur le meneur d'allure, donc tout va bien. Le trajet continue par la rue de Rivoli et le boulevard Soult et nous arrivons déjà au deuxième ravitaillement. Tout se passe bien, l'eau est présente en quantité, l'organisation est au top. L'ambiance est sympa, mais bien plus calme que celle de New-York. Les spectateurs sont même assez amorphes. Pourtant, voir passer presque 35'000 bipèdes devraient réveiller les plus blasés! Au km 10, j'ai selon les classements (voir sur http://www.parismarathon.com) 2 minutes 20 secondes d'avance sur le timing. Par contre, les ballons verts sont près de moi. Nous allons donc trop vite, mais je ne m'en inquiète pas. C'est sûrement une erreur, j'aurais dû ralentir. Voilà venir le 15ème km: j'ai maintenant 3 minutes d'avance, c'est pas bon. La température dépasse déjà les 20 degrés. Heureusement, soit les hautes maisons, soit les arbres, comme maintenant au bois de Vincennes procurent de l'ombre. Et un petit vent maintient un sans blanc de fraîcheur. Le 20ème km puis le semi-marathon sont atteints. Au 20ème, je suis toujours en compagnie des ballons mais nous avons maintenant 3 minutes de retard. C'est vrai que j'ai senti un ralentissement à ce moment là, mais cela m'étonne qu'il en soit de même pour les meneurs. J'ai un petit passage à vide durant 1 ou 2 km, puis je sens que l'énergie revient. Je me dis alors que je peux recoller aux ballons qui entre deux m'avaient un peu lâché. Effectivement, au km 25, je suis à nouveaux avec les verts et nous avons toujours environ 2 minutes 30 d'avance sur l'horaire. Je vais maintenant payer l'effort consentis pour revenir. Là aussi, j'ai sûrement fait une erreur tactique. Vers le km 28, je sens que le moteur toussote. Je perds de la vitesse.

Quelque part vers le 30ème km; les spectateurs, assez indisciplinés, nous gênent passablement.

Au km 30, j'ai plus de deux minutes de retard, ce qui n'est pas (encore) dramatique. En 5 km, du 30ème au 35ème, je vais perdre plus de 9 minutes. Puis encore 14 minutes sur les 7,195 km restant. A l'arrivée, avenue Foch, il fait plus de 25 degrés!

Voici quelques photos prises durant la course.

Je ne sais pas exactement à quel endroit du parcours cette photo a été prise, mais c'est certainement dans les dix premiers km.

Ici, par contre, je crois que c'est à la place de la Bastille.

Et ici, c'est en vue de l'arrivée.

L'élaboration de ce récit me permet de tirer les conclusions suivantes:

  • je pense que l'entraînement basé sur la FCM était judicieux, à condition de le corser dans son entier comme je l'ai fais pour les dernier jours. En effet, si je respecte la fameuse équation FCM = 220 moins l'âge, je ne courre pas assez vite à l'entraînement;
  • ma relative contre-performance est clairement due à la chaleur;
  • cependant, quelques menus détails m'auraient permis de limiter les dégâts (meilleurs avant-dernière nuit, meilleures tactique de course dès le 20ème km, etc.);
  • mes deux derniers plans marathon étaient des plans à 4 séances par semaine; pour des raisons de disponibilité, j'ai les deux fois étalé le total des séances à raisons de trois par semaine, augmentant ainsi le nombre de semaines; je crois que cela a pour effet de 'diluer' l'effort et qu'au final, je me retrouve au départ moins affûté que si je fais les plans avec quatre séances par semaine. La prochaine fois, je reprends l'ancien système; car si je peux faire 4:01 au marathon de Lausanne, nettement plus difficile, il n'y a aucune raison de pas faire 3:59,59 à Paris, ou ailleurs pourvue que cela soit plat.
A bientôt

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Published by Jean-Louis - dans running
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