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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 18:23
Bonjour à tous,

il s'est passé quelques semaines depuis mon dernier article: vacances obligent! Ma dernière intervention date du 11 août. Entre deux se sont passés quelques entraînements et pour terminer Sierre-Zinal le 13 août (alors que j'étais grippé). En effet, 4 ou 5 jours avant SZ, j'ai attrappé une grippe estivale qui m'a fort inquiété, car les symptômes était assez proches de ceux que peuvent donner les piqûres de tiques. Or durant ma préparation, j'ai été plusieurs fois (une dizaine) piqué par ces animaux peu ragoûtants! Heureusement, fausse alerte. Sans quoi mon UTMB était KO d'entrée, après deux ans de préparation.

Enfin le départ: 23 août 2006, nous partons de Marin-Epagnier pour quatre heures de voyage en train, jusqu'à Chamonix et sans soucis de bouchons! Nous arrivons donc sur place en fin de matinée et immédiatement nous prenons possession de notre logement dans le joli hôtel que nous avons choisi pour notre séjour.

Mon hôtel est à proximité du lieu de départ, encore désert en ce moment.

Un petit saut au Bartavel (un des seuls endroits de Chamonix faisant des pâtes correctes) et nous partons pour une petite excursion jusqu'aux Gaillands: il est clair que je vais éviter les erreurs de l'année dernière, c'est à dire supprimer les 'bigs' excusions du style Chamonix-Les Houches-Voza et retour!!!

Le soir venu, nous retrouvons un copain venu de Belgique et que j'ai connu lors des reconnaissances des 14-15-16 juillet dernier (voir les articles précédents). Nous faisons connaissances avec son épouse et nous allons prendre notre repas du soir, des pâtes, 'of course'.

Les amis belges: Martine et Marc.

 Le jeudi matin, nous nous présentons à dix heures à la remise des dossards.
Nous avons bien fait de venir tôt, il y a déjà une bonne file. Mais l'organisation étant meilleure que l'année dernière, notamment en ce qui concerne la place à disposition, tout se passe assez rapidement: contrôle du matériel obligatoire, réception du dossard. Nous visitons les stands, certains ne sont pas encore installés. A la sortie, il pleut: c'est toujours ce qui ne nous tombera pas dessus pendant la course!

La zone de distribution des dossards, à la patinoire. Il y a déjà beaucoup de concurrents, mais ils sont deriière la barrière qui se trouve tout à gauche de la photo.

Les journées se passent tranquillement, cool. Le lendemain à 16 heures 30, nous retournons au même endroit pour cette fois déposer nos sacs de rechange pour Courmayeur et Champex. Personnellement, je suis assez anxieux. Avant même le départ, je me sens déjà fatigué. Sans doute s'agit-il de séquelles de la grippe de la semaine précédente. Cela m'inquiète et je décide de demander un produit à la pharmacie pour m'aider à surmonter cette fatigue: c'est qu'il faudra supporter deux nuits consécutives sans dormir!

La veille du départ, on piaffe d'impatience au bistrot...

... et sur les terrasse!


Une admiratrice! (parmi d'autres...)

L'endroit se prête bien à une petite prière! Les personnes à l'arrière (amis, parents, touristes) semblent être au moins autant anxieux que nous!

Que de monde! Il paraît que la manifestation attirent 10'000 personnes dans la région!


De gauche à droite, Marc de Belgique, Jean-Pierre Foucault de Marseille et moi-même, sur le lieu de départ.

Mon 'fans-club' juste avant le départ. A la fin de la course, ses effectifs auront doublé, vous saurez plus tard pourquoi.

Enfin c'est le départ, il fait beau temps. Ne pas partir avec les pieds mouillés, quel bonheur. Le premier tronçon se passe de jour, la plupart du temps le long de l'Arve (qui prend sa source sur les pentes de Balme et se jette dans le Rhône à Genève). Le chemin est très agréable, vallonné (un peu) et déjà il y a un peu de dénivelé (voir ci-dessous; pour mieux voir, allez sur le site de l'UTMB).

Vous verrez une vidéo du départ en cliquant ici.



Juste après le départ, Sandrine rayonnante parmi un groupe d'amis.

Comme nous tous, Sandrine est émue, le départ, c'est une délivrance.

Quelques kilomètres  après le départ, les mines sont graves! Plus que 154 kilomètres... Avec le dossard 1457, Jean-Pierre Foucault, de Marseille, peu chère! Avec le dossard 2776, Christian Loye arrivé à Chamonix en 41h13m55s.

Arrivée aux Houches, la nuit va bientôt être là.

Au village des Houches, c'est déjà le premier ravitaillement, il y a beaucoup de monde, on secoue des cloches de vaches à tout va. Quand l'ambiance est bonne, bonne, bonne. Actuellement, je courre avec Jean-Pierre, je viens de perdre de vue Marc, et du coup je loupe mes supportrices. Elles devront attendre les Contamines pour me voir quelques instants. Après ces huit kilomètres faciles, le premier col, la première vraie difficulté sur la dizaine que compte le parcours. Techniquement, la montée est facile: larges chemin, pente pas trop accentuée. Une bonne mise en bouche, quoi. Le coucher de soleil est très beau, pas autant que celui de l'année passée (voir ici) qui au dire des indigènes était exceptionnel. J'arrive au col de Voza à 21:16, soit avec 14 minutes d'avance sur mon tableau de marche (vous pouvez le télécharger ici).

En montant au Col de Voza.

Je suis toujours en compagnie de Jean-Pierre, mais depuis les Houches, nous n'avons pas revu Marc. Cela m'inquiète un peu, car je l'estime plus rapide que moi et il semble être derrière. Mais bon, parmi cette foule, il n'est pas facile de se retrouver et de plus la nuit est maintenant tombée. Nous nous ravitaillons un peu et je change de t-shirt. J'enfile aussi mon coupe-vent. Pour le moment, tout va bien.

Nous amorçons la descente sur les Contamines. La aussi, les chemins sont agréables. Finalement, nous retrouvons Marc durant la descente. Je suis rassuré. Car même si la course à pied est un sport d'individualistes en troupeau, nous comptons bien rallier ensemble l'arrivée! Après le lieu dit le Champelet, cela se gâte un peu: le chemin est étroit (une seule personne de front), très sombre car sous le couvert forestier, et nous voila obligé de marcher une vingtaine de minutes. Nous sommes bloqués par les personnes qui n'ont jamais couru la nuit et qui ont un peu peur. Bientôt, nous retrouvons un chemin plus large et nous arrivons aux Contamines ou l'acceuil à nouveau est délirant. Je retrouve mon épouse, ma fille et Martine, l'épouse et les enfants de Jean-Pierre. Pour le moment, tout va pour le mieux. Nous avons déjà (!) fait 25 km et 1205 mètres de D+ (presque autant de D-). Seule ombre: j'ai maintenant 12 minutes de retard: cela correspond au temps perdu en descendant sur les Contamines. Ici aussi, ravitaillement express, changement d'habits (nous refilons les anciens à nos 'coachs' respectifs et en route pour le prochain pointage, Note Dame de la Gorge. Mais comme j'y arriverai samedi, cela sera pour le prochain article!

Il fait maintenant nuit noire, les lampes frontales sont activée, l'équipement est ajusté, on peut affronter cette première nuit (ravitaillement des Contamines.)

A bientôt

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Published by Jean-Louis - dans running
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