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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 13:23

Bonjour,


après mon abandon à l'Annecime (voir ici), je m'étais promis d'axer mes entraînements futurs sur le dénivelé. Depuis la mi-juillet, j'ai fais environ 12'000 mètres de montée cumulées, soit 2000 mètres de D+ par semaine. Pour ce faire, j'ai enchaîné 15 montées Hauterive-Chaumont, (Marc Hoste connaît) pour un total de 7'000 mètres de D+, deux fois Leukerbad-Gemmi (le même matin), ce qui fait deux mille mètres de plus (pour ces deux endroits, voir des articles antérieurs). Hier, j'ai fais ma dernière grande séance. Je désirais faire deux mille mètres de D+ durant le même entraînement. J'ai choisi le parcours d'une course (que je n'ai d'ailleurs jamais faite), dont voici le site officiel: Montreux-Rochers de Naye.

 

Après un matinal et agréable petit voyage en train, me voici à pied d'oeuvre à la gare de Montreux d'ou commence mon trajet. Il emprunte divers sentiers de randonnées et est donc très bien balisé l'année durant. En fait, mon but était de faire du dénivellé, pas forcément de la distance. La canicule m'a donc encouragé à parfois prendre au plus court et dont à m'écarter du trajet officiel. Le départ à Montreux est à 387 mètres au dessus de la mer (place de la gare).

 

Après moins d'un kilomètre de course dans les rues du haut de la ville, on quitte celle-ci par un petit chemin s'enfonçant dans les gorges du Chaudron. Avant cette journée, j'avais un peu de crainte quand à la chaleur. Fors heureusement, la fraîcheur des gorges est très agréable. Le chemin monte immédiatement, mais en douceur et par paliers séparés par des petites portions 'plates' qui permettent de relancer un peu l'allure.


Les gorges du Chaudron qui va se jeter dans le lac Léman.

Après environ trois kilomètres, je sors des gorges et de la forêt. La progression se fait maintenant dans un paysage urbanisé (basse densité d'habitation). La région de la Riviera vaudoise est privilégiée par le climat et par les paysages. Cette conjonction amène tout naturellement les hauts salaires et donc les belles habitations. Cela atténue donc le fait de ne pas courir en pleine nature. D'ailleurs, cette portion du trajet ne dure que trois kilomètres. Au km 5,5, j'arrive à Glion.


Les toits de Glion dominent le lac Léman.

Ce village est le siège de nombreuses écoles internationales prestigieuses. Il y a aussi de très beaux hôtels, certains datant de l'âge d'or de l'hôtellerie suisse. A Glion, je suis à 708 mètres. J'ai donc fait 321 mètres de D+. Un kilomètre plus loin, je suis à Caux, 340 mètres plus haut. Il est intéressant de savoir que le lieu que je veux rejoindre, 'Les Rochers de Naye" est atteignable par un petit train de montagne. Et c'est à Caux justement que mon chemin se sépare de celui du train.


Je monte, je monte, encore à proximité du chemin de fer. En bas, la région de Vevey-Montreux. Le lac disparaît dans les brumes de chaleur...

Après Caux, il y a environ encore deux kilomètres à faire sur une petite chaussée 'macadam', mais dans la forêt. Il fait donc encore assez frais: peut être 25 degrés! La montée se poursuit ensuite sur un chemin de montagne, toujours sous le couvert des arbres. Parmi ceux-ci, des fenêtres dans la verdure nous laissent admirer le paysage.

 

La vue se porte maintenant sur la bas-lac Léman. En bas à gauche, c'est la ville de Villeneuve, canton de Vaud. Au fond, avant les montages, c'est le début du Chablais valaisan. Les montagnes sur la droite, c'est déjà la Savoie.


Si je tourne la tête de l'autre côté, je vois la riviera, Lausanne est dans les brumes du fond de l'image.


Me voici à environ 1600 mètres. La température est assez élevée, mais un petit courant sur la transpiration accélère l'évaporation et maintient donc une température du corps convenable. A un moment donné, j'arrive sur une crête et j'aperçois le sommet.

 

Mon but n'est pas là ou se trouve l'antenne de télécom mais dans l'échancrure (en dessous du gros nuage).

 

Le dernier kilomètre se fait donc à découvert. Enfin, j'arrive au sommet après trois heures de course. Je suis très très content, car tout s'est passé à merveille.


Voici le train qui me permettra de regagner Montreux. Mais pas encore ...

J'ai fait 1'600 mètres de D+ et je veux en faire 2'000! Je retourne donc sur mes pas sur environ 2,5 km afin de descendre de 400 mètres d'altitude. Puis je remonte!!! Cette fois c'est OK, j'ai mes deux mille mètres!

 

Je me rends au restaurant self-service, je me change et me débarbouille un peu. Je m'hydrate, puis je vais prendre le petit train. Il y fait une chaleur étouffante. Heureusement, au démarrage les courants d'air tempèrent la chaleur.


Le train permet de contempler les paysages tout à son aise.

On voit également les bords du lac sous un autre angle.

La ligne du chemin de fer. C'est bien un 'tortillard'!

Au loin, entre les arbres, le château de Chillon, un des monuments emblématique de la Suisse.

Fin du voyage, revoici les toits de Montreux.

Je pense que je reviendrai ici très vitre après la CCC, pour peaufiner l'entraînement en vue de La Réunion...


A bientôt

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Published by Jean-Louis - dans running
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