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4 juillet 2006 2 04 /07 /juillet /2006 22:22
Bonjour,

cet article relate la séance 4 de la semaine 2, consistant en un parcours entier sur le tracé de la course officielle Sierre-Zinal. Je ne vous raconte pas la première partie, puisque vous pouvez  la voir dans un article datant de quelques semaines en cliquant ici. Vous y verrez également le profil et quelques photos.

J'admets que vous avez lu l'article dont il est question ci-dessus et le récit d'aujourd'hui part donc de Chandolin. Depuis ce charmant village, on continue donc de monter, mais plus gentiment.

Nous sommes ici un peu avant Chandolin. Nous arrivons dans un endroit assez étrange ou après avoir traversé de magniqfiques pâturages, nous n'avons pas d'autre issue que de suivre le sentier suspendu à la pente, ... ou de chuter jusqu'au fonds de la vallée du Rhône que nous voyons en contrebas.

Cette 'plaine' du Rhône fait penser à la vallée du Nil: sans le fleuve, le Valais ne serait pas ce qu'il est: berceau d'un des plus beau fleuves d'Europe, pays de cultures: tomates, abricots, fraises et autres fruits, sans parler du vignoble, l'un des plus beaux de Suisse.

Suit une portion de plat (tout relatif), puis une bonne montée jusqu'a l'hôtel du Weisshorn, ou je fais une petite halte de ravitaillement (15 minutes). J'ai déjà fait une pause de même durée à Chandolin, dans le but de me sustenter et de remplir mes gourdes.

Ben oui, après une montée tellement raide, ceci est du plat! De toutes façons, je dois maintenant franchir ce que l'on voit au loin!

Sachons nous retourner pour regarder en arrière: cela nous permet de voir non seulement le chemin qui reste à parcourir, mais aussi celui que l'on a déjà fait: ci-dessous, Chandolin, loin déjà.

Au loin, Chandolin.

La montée continue. Nous traversons une forêt de mélèzes, nous respirons des effluves uniques de fleurs alpestres et de rhododendrons et nous arrivons à la limite de la végétation. Nous sommes maintenant dans ce qu'il est convenu de qualifier de 'haute montagne'. Les chemins sont escarpés, rudes, le soleil tape. Mais on voit quand même des gens se baladant en espadrilles, avec des petits enfants sur le dos. Inconscience, inconscience...

Nous ne sommes plus très loin de l'hôtel du Weisshorn, encore une 'petite montée'...

Quand on est à cet endroit (à l'hôtel du Weisshorn), on a fait les trois quarts de l'effort, bien que cela monte encore un peu depuis l'hôtel. On est maintenant à découvert depuis plusieurs kilomètres et le soleil chauffe bien. Heureusement qu'il y a un petit vent pour ventiler l'air.

L'hôtel, vu de derrière. Depuis la terrasse, on a une vue sur Chandolin d'un côté, sur Grimentz et Zinal de l'autre.

On est maintenant vraiment en haute montagne, le chemin traverse des pierriers on j'aperçois une marmotte s'enfuyant à mon approche. Commence la descente et j'atteins de nouveau la limite des arbres. La descente est d'abord assez douce, puis s'incline de plus en plus.  Comme il y a de nouveau de la végétation, le parfum des plantes est de nouveau là. Parfum que certains essaient en vain d'imiter pour parfumer nos toilettes...

Cela fait du bien de se dire que l'on ne va pas monter plus haut pour aujourd'hui! Zinal est un peu plus loin que ce que nous voyons encore de la Nivazence, rivière naissant du glacier se trouvant au fonds de la vallée.

La dernière partie est vraiment très raide. J'arrive enfin dans ce village que je connais bien pour y avoir fait des camps de ski quand j'étais écolier, puis pour y être venu en vacances de neige avec ma famille plusieurs année de suite. Sans compter le Sierre-Zinal de 2003. Mon chrono est de 6 heures 43 minutes et 9 secondes, alors que j'avais fait 5 heures 18 minutes et 57 secondes en 2003. Mais aujourd'hui, ce n'étais pas une compétition, je suis parti 5 heures plus tard qu'en 2003 (chaleur) et j'ai du gérer les ravitaillements moi-même.

Bon d'accord, la vue n'est pas des plus bucoliques. C'est juste pour montrer qu'à Zinal, il y a des possibilités pour les loisirs, en dehors de la randonnée, comme le tennis, la natation, la gastronomie, etc.

Du bucolique, en voila un peu. Dommage pour l'antenne télé... Nous sommes ici à Vissoie, 'capitale' du Val d'Anniviers. Ce village était au moyen-âge le verrou de l'Anniviers. Ici, les Savoyards furent un temps les maîtres. Il est vrai que les gens du Valais et de la Savoie sont tellement semblables.

C'est dans le train qui me ramène à mon domicile que je me souviens que deux jours plus tard je vais faire la course Neirivue-Moléson! Gloup! Est-ce que je n'ai pas brûlé mes cartouches, aujourd'hui? D'autant plus que j'ai bu quelques bières pendant le voyage de retour... Bah, on verra bien!

A bientôt

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Published by Jean-Louis - dans running
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