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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 12:35
Bonjour,

dans le cadre de mon entraînement pour l'UTMB, mais aussi en vue du Sierre-Zinal du 13 août prochain, nous sommes allé 'reconnaître' le tracé de la course Neirivue-Moléson du 2 juillet prochain. Vous trouverez tous les renseignements techniques et réglementaires de la course elle-même ici.
Pour ma part, je me contente de vous montrer le dénivelé et quelques photos, histoire de vous mettre l'eau à la bouche.

Après 70 minutes de voiture, nous arrivons au point de départ, dans la belle région de Gruyère, lieu de production du fromage du même nom (le seul, le vrai!).

Après les orages de hier, le ciel est bleu, immaculé. Il y a une certaine fraîcheur dans l'air, ce qui est le top pour commencer une marche ou l'on passera de 750m d'altitude à plus de 1500 m en 6 km.

Voici le dénivelé.



Après environs 2,5 km, nous quittons la forêt dense et nous arrivons dans les paturages.

Nous sommes parti depuis le fonds de la vallée que nous apercevons dans l'échancrure en V du milieu de la photo. Déjà le soleil chauffe. Depuis le village de Neirivue, la montée commence directement. Au bout d'une dizaine de minutes, nous pénétrons dans la forêt et cheminons sur une petite route longeant le lit d'un torrent. La tempéture est rafraîchissante.

Quelle est verte, la Gruyère. Cette belle herbe ne peut produire qu'un beau fromage et la crème double tellement réputée!

Après environ 3,5 km, nous arrivons au chalet des Albeuves. Il s'agit d'un endroit de villégiatures pour Mesdames les vaches. Vous pouvez d'ailleurs constater qu'elles barrent le chemin. J'en profite pour signaler qu'il faut toujours traverser un troupeau avec circonspection. Il y a fréquemment des incidents, surtout quand il y a des petits. Les vaches peut alors devenir très agressives. Il faut préciser que la plupart des incidents se produisent lorsque des citadins complètement déconnectés de l'environnement naturel traversent des troupeaux en laissant leurs chiens courir après le bétail... Cet endroit est également le lieu du premier ravitaillement (voir profil ci-dessus).

Au centre de la photo ci-dessous, il y a une toute petite tache orange. Il s'agit d'un gardien de bétail qui clôture un périmètre en vue de l'arrivée de vaches la semaine prochaine. Il faut vraiment un courage certain pour travailler dans ces conditions. Et sans être un admirateur de Joseph Bové, j'estime que la façon dont nous traitons nos paysans est ignoble!

La grimpette continue.

Quelques temps après cela, nous arrivons à un chalet dont le nom est 'La Chala'. Il s'agit de patois gruérien dont je ne peux pas vous donner la signification. Les occupants des lieux viennent d'y ouvrir une buvette. Nous nous y arrêtons donc pour boire un café. Nous apprenons par la tenancière que la personne qui plante les piquets un peu plus haut dans la montagne (voir photo précédente) est le responsable de ce chalet. Après cette pause bienvenue sur la terrasse de cette buvette (vue splendide en contrebas), nous reprenons nos bâtons. Nous arrivons au lieu dit le Gros Moléson. Nous avons donc effectué maintenant 6 des 10,6 km du parcours et 800 des 1290 mètres de dénivelé.

Nous voyons maintenant le but: l'arrivée de la télécabine reliant Plan Francey au sommet.

Il nous reste environ 4 km à parcourir. De Gros Moléson à Plan Francey, le chemin est en fait un sentier didactique. Des dizaines de petits panneaux expliquent aux promeneurs le nom des plantes, leur utilité, pourquoi elles poussent à cet endroit (nature du terroir), etc. Comme vous pouvez le constater sur le profil, il y a la 1,5 km de chemin descendant, très bucolique et avec des petites montées qui agrémentent le tout. Profitez de cette zone, vous ne savez pas ce qui vous attend!

En parcourant ce chemin botanique, on peut admirer la 'plaine' de la Gruyère. La petite ville de Gruyère, un vrai petit bijou ayant gardé son caractère moyenâgeux est à visiter absolument. Allez manger des fraises à la crème double, ou une double meringue avec de la crème aussi, vous m'en direz des nouvelles. Et votre balance aussi!

Sur cette vue, on voit de le lac de la Gruyère et quelques villages qui le bordent. Tout au fonds, très estompé, le Jura. Par temps très clair, on verrait l'antenne de Chasseral.


Un des panneaux explicatifs du sentier botanique.

Depuis plan Francey, vous avez la possibilité de rallier le sommet par une 'Via Ferrata'. En ce qui nous concerne, nous continuons à Pedibus. A noter que Plan Francey est aussi le deuxième endroit prévu pour le deuxième ravitaillement.


Ce Moléson est vraiment imposant. Ses caractéristiques géologiques intéressent vivement les amateurs éclairés. Elles sont d'ailleurs également expliquées le long du sentier botanique.


Depuis la fin du 'plat de Plan Francey, il reste environ 2km à faire, avec plus de 500 mètres de dénivelé. C'est la partie la plus ardue du trajet, d'autant plus si la chaleur s'en mêle, ce qui est le cas aujourd'hui. Sur la photo ci-dessous, nous sommes environ à 500 mètres de l'arrivée. Aujourd'hui, il fait beau. Mais il arrive que le Moléson aie mis son chapeau. Dans le langage populaire, cela veut dire que le mauvais temps est là et que le sommet est entouré de brouillard. Le Moléson, c'est un peu le Kilimandjaro des Fribourgeois! Quand on est là, lors de la course officielle, on entend le speaker qui félicite les arrivants par leur nom. Le problème, c'est qu'on entend ce haut-parleur depuis deux km et qu'on n'arrive toujours pas...

De la neige au sommet du Moléson le 18 juin, c'est assez rare. En haut le restanrant et l'arrivée de la télécabine.

La fin de la montée, vue du dessus. Le chemin est technique. Pneus lisses à prohiber!

L'arrivée de la télécabine. Si vous n'aimez pas marcher, vous pouvez arriver à ce sommet uniquement pas des moyens mécaniques!


Quand vous êtes au restaurant, il reste quand même un petit effort à faire pour pouvoir dire: j'ai foulé le sommet du Moléson!

Depuis la terrasse du restaurant, ou j'ai dîné d'une fondue, naturellement, on a de nouveau une vue géniale, en direction du sud-ouest cette fois. La tache bleue, c'est le lac Léman. Au loin, par temps clair (bis répétita), on verrait le Mont-Blanc...

Il est temps de prendre le chemin du retour. Nous retournons à notre point de départ par le même chemin. Ci-dessous, une vue du chemin botanique.

Comme déjà dit, le sentier est bucolique, roulant, bossu.

Les adeptes du VTT ne sont pas oubliés. Ces chemins sont parfaits pour eux, même si certains n'ont pas beaucoup d'égards pour les piétons. Les 4X4 sont très heureusement interdits!

Nous repassons par la buvette de ce matin. Le bleu, c'est du myosotis: l'endroit en est recouvert.

Le chalet à vaches 'La Chala', agrémenté d'une buvette et d'une petite terrasse surplombant la vallée de l'Intyamon.

Pourtant, que la montagne est belle...

Une fleur d'Eglantier bordant le chemin pour terminer! (on peut être barbare et aimer les petites fleurs - Astérix chez les Goths).

En fait, c'est pas tout à fait terminé: car en arrivant à notre voiture, voici le spectacle céleste:
Le ciel de Neirivue, au moment de monter en voiture pour le retour à Marin-Epagnier.

Comme quoi, en montagne, comme en mer, il vaut mieux connaître les conditions avant de s'aventurer. Un homme avertit en vaux deux et l'avenir appartient aux lèves tôt.

Et quelques minutes plus tard, dans la voiture... Orages très violents, trains en panne et toute cette sorte de choses.

Pour conclure, que je vous dise que cette journée compte comme séance 4 de la semaine une du 'plan des dix dernières semaines' (voir article précédent).

A bientôt

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Published by Jean-Louis - dans running
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