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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 07:31
Bonjour,

cette fois-ci, je n'ai pas laissé beaucoup de temps avant de repartir pour une longue sortie.
C'est en effet le jeudi 8 juin, soit 5 jours après le trail du Doubs, que je suis reparti pour un entraînement lourd. Parti de la maison à 0805, j'ai rallié le sommet de Chasseral en environ
huit heures et dix minutes d'efforts. Durant la montée, je me suis égaré plusieurs fois et si
j'avais en ma possession des cartes au 25'000 récentes, j'aurais pu gagner une heure en
tout. Mais le but, une fois encore, était de faire et de la distance et du dénivelé. Donc, but
atteint.

Durant les premiers kilomètres, je longe le piémont de la première chaîne jurassienne,
jusqu'à Cornaux. Je suis à la limite supérieure des vignes, il n'y en a pas de plus hautes
dans cette région, sauf peut être au bord du lac de Bienne.

En dessus de la plaine entre les lacs de Neuchâtel et de Bienne.

Le périple se poursuit maintenant dans la forêt. La montée est rude. J'arrive dans un
endroit ou le chemin est abandonné. J'y trouve de vieux vestiges de cabanes de forêt.
La relative sophistication me laisse penser qu'il ne s'agit pas d'ouvrages d'enfants.
Peut être est-ce un ancien refuge ayant  abrité des amours secrètes... A mi-côte entre
Cornaux et Enges, le chemin s'adoucit et suit pendant un moment le flanc de la
montagne. On surplombe la plaine et la région des Trois-Lacs.

Parti du niveau du lac, je suis déjà monté un peu. On aperçoit au loin le lac de
Neuchâtel.


Je passe à nouveau par des chemins improbables, dans la forêt. Outre le fait que
cela retarde l'avancement,  c'est certainement dans ces endroits que j'ai récolté
des tiques: 2 derrière le genou gauche, une derrière le genou droite et une au
creux du coude gauche. Il faut être attentif à ces bestioles: elles peuvent même
être mortelles!
J'arrive à Lignières, à 803 mètres d'altitude (je suis parti de 448 mètres).  Ce
village se trouve sur un 'haut' plateau, le plateau de Diesse. On sent la différence
de température: ici, les lilas sont en pleine floraison alors qu'elle est déjà derrière
nous en plaine. Après 1 ou 2 kilomètres vallonnés commence la deuxième montée.

Je suis désolé pour la qualité de ces photos. Le triangle à gauche, c'est le toit
de l'hôtel de Chasseral. Ce sommet (1607,4) est le 3ème plus haut du Jura suisse,
après le Mont-Tendre (1679 m.) et La Dôle (1677,2). Son presque homonyme,
le Chasseron, culmine lui à 1606,6 m.


Le but de cette montée est donc ce fameux hôtel. Je monte maintenant la pente 'droit
haut', coupant plusieurs fois la route à péage qui permet d'atteindre le sommet en
voiture ou à vélo. Chaque fois que je coupe la route, je rattrape un groupe de familles
qui monte à vélo. Au début, ils trouvaient cela rigolo, à la fin un peu moins. Car même
si j'ai du traverser des endroits quasiment vierges (les griffures de ronces aux jambes
en témoignent, j'arrive quand même le premier en haut!

On se rapproche...

Une pause s'impose. J'utilise 25 minutes pour me changer, me restaurer, remplir
mes bidons à eau (très, trop chère...) et faire quelques photos.

De la haut, on domine une grande partie du plateau suisse. A gauche, le lac de
Bienne, avec l'île Saint-Pierre ou vécu quelques temps Jean-Jacques Rousseau,
en exil. A droite, on aperçoit l'extrémité est du lac de Neuchâtel et en dessus de
celui-ci, un peu décalé vers la gauche, c'est le lac de Morat. Les brumes de chaleur
du fond cachent les Alpes.


Petite digression: Jean-Jacques Rousseau est un écrivain et philosophe suisse, né
à Genève en 1712. En délicatesse avec le pouvoir royal français, il s'exila en Suisse:
curieux d'écrire cela: peut-on s'exiler dans son propre pays? Oui, puisque également
interdit à Genève, il trouva refuge dans le canton de Neuchâtel, à Môtiers. Ce canton
avait la particularité d'être allié aux Suisses tout en étant une principauté prussienne.
C'est donc le roi de Prusse qui prit Rousseau sous son aile. Certainement plus pour
ennuyer les français que par pure philanthropie... Rousseau séjourna aussi à l'île
Saint-Pierre. La cinquième promenade décrit le séjour qu'il fît sur cette île dont le
romantisme ne pouvait qu'inspirer ce grand homme.

Je suis maintenant reparti et le retour se fera surtout en descente et au 'plat'. Heureu-
sement, une bise modérée mais soutenue rafraîchit l'air. Je rejoins d'abord de nouveau
le plateau de Diesse, mais plus à l'ouest et j'arrive bientôt dans le charmant village de
Enges. La course Cressier-Chaumont, qui a eu lieu deux jours après cette sortie, passe
par ce village, point de départ de l'épreuve de Nordic Walking.

Peu après le départ de l'hôtel, en direction de la métairie de St.-Jean-Devant.

Un dernier regard sur la plaine qui m'attend.

Je suis maintenant presque en plaine. Chemin faisant, j'ai croisé beaucoup de jolies
propriétés, soit des fermes encore en exploitation, soit transformées en habitations
sans plus aucune fonction rurale et aussi des maison de maître, comme celle ci-
dessous au lieu dit 'Le Roc'.
Quel calme!

Encore deux ou trois kilomètres et me voila à la maison après un périple d'environ 40
kilomètres. Je ne peux pas être plus précis, car ce jour-là, je ne disposais pas de mon
GPS.

Distance: ~ 40 km;
Dénivelé positif: 1'100 mètres;
Km efforts: 51 km.

Ce qui m'a surpris dans cette sortie, c'est la facilité, compte tenu du trail du Doubs du
samedi précédent. Voilà un signe encourageant pour la suite.

A bientôt.

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Published by Jean-Louis - dans running
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