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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 17:04
Bonjour,

j'ai profité d'une relative accalmie météorologique pour faire ma deuxième sortie OFF. J'avais choisi de parcourir le canton d'un bout à l'autre (ou presque), dans le sens de la longueur. J'ai donc pris le train à 0619 à la gare de Marin-Epagnier, à destination des Verrières, à la frontière franco-suisse et en direction de Pontarlier. A ma grande surprise, le hall de la gare de Neuchâtel était rempli de monde. Etonnant, le nombres de personnes la à cette heure si matinale. Des jeunes, surtout. Mais ils ne partent pas en randonnées: ils rentrent à la maison après avoir passer une nuit blanche à la mal nommé 'fête de l'uni'. La plupart (qui d'ailleurs n'ont rien à voir avec l'université) sont dans un pitoyable état. Pour ma part, je préfère ma manière de passer l'Ascension, dans la nature, qui est la plus belle des cathédrales.
Donc à 0640, je monte dans le train qui me conduit à Fleurier. De là, je dois prendre un mini-bus qui me mène aux Verrières. La gare de cette localité frontière n'est plus desservie, rentabilité oblige. Ce qui pousse une partie du reste des habitants à déserter ce coin de pays. Ce qui entraîne la suppression d'autres prestations. Il n'y a bientôt plus que les coqs de bruyères qui habitent dans le coin...
A 0750, je commence mon parcours. Immédiatement, cela monte.

Voici le départ des Verrières.

A travers champs puis à travers bois, j'attends bientôt les crêtes de la montagne de Buttes, passant de 930 mètres à 1100 mètres. Je longe ensuite un chemin dans les pâturages, puis sur la crête menant au Chapeau de Napoléon, à 960 mètres.

Ce chemin des crêtes mène au Chapeau de Napoléon.

Le Chapeau de Napoléon est à la fois le promontaire sur lequel se trouve le restaurant du même nom. Pas grand monde: il n'est que 10 heure et la météo n'est pas géniale!

Depuis cet endroit, on a une vue fantastique sur le Val-de-Travers. Dans quelques heures, je serais tout là-bas au fond!

Je fais une petite pause de quelques minutes pour me restaurer, puis je repars pour gagner le fonds de la vallée et plus précisément Fleurier que l'on voit sur la photo ci-dessus.

Cette descente de 300 mètres de long pour 220 mètres de dénivelé négatif est très raide et plutôt technique. Le Jura vaut parfois bien les Alpes, de ce point de vue.

S'ensuivent environ 10 km sur le fonds de la vallée. Je passe les villages de Môtiers et Couvet et j'arrive à Travers, à une altitude constante de 740 mètres.

L'Areuse, paradis des pêcheurs en rivière.

Vient maintenant la montée au Creux-du-Van, fabuleux cirque rocheux du jura neuchâtelois. La montée se fait en deux tranches. La première va de Travers à la ferme-auberge des Oeuillons et je passe de 729 à plus de 1000 mètres en 3,5 km, à travers pâturages et forêt. Puis arrive le fameux sentiers des 14 contours.

Travers, vu de la montée sur les Oeuillons.

En contrebas du chemin des 14 contours: ce chemin, qui nous fait passer de 1000 à 1380 mètres en 1,5 km était autrefois entièrement en forêt. Par les fortes chaleurs, il était ainsi possible de monter 'à la fraîche'. Depuis le passage du sinistre Lothar, voilà le spectacle, désolant.

J'arrive enfin à la ferme-auberge du Soliat, à 1382 mètres d'altitude. Fin de la première étape. Je me rends aux 'commodités' ou je peux me changer. Il y a des douches car l'endroit dispose de dortoirs. Mais je n'ai pas de matériel de douche et de toute façon, je n'ai pas vraiment le temps. Ensuite, je me restaure à l'intérieur, je fais le plein de liquide et je repars vers 13h45 environ.

A la ferme-auberge du Soliat, on n'y sert toutes sortes de produits du terroir. La fondue me faisait envie, mais c'était un peu lourd, vu les circonstances...

J'ai encore du chemin à faire

Depuis le bord du cirque, on voit en contrebas la ferme Robert (restaurant). Tout au fonds, dans l'échancrure, on verrait, par temps clair, le lac de Neuchâtel.

Depuis l'auberge, le contourne le cirque, puis je me dirige vers la Grand Vy. Chemin faisant, je passe à 1400 mètres d'altitude, le plus haut point de la journée. Ensuite commence une longue descente de la montagne de Boudry jusqu'à Bevaix, par des chemin forestiers parfois très raides. En 7 kilomètres, je passe de 1400 à 490 mètres. Depuis Bevaix, je pars sur la Pointe du Grain puis la Tuilière. Le climat du bord de lac est nettement plus doux, les promeneurs sont nombreux et l'hôtel du Vaisseau est bien fréquenté. Je longe la vigne jusqu'au Petit-Cortaillod, puis je gagne Colombier par le chemin du lac. Petite pause de 5-10 minutes au camping de Colombier ou je peux faire le plein.

Depuis Cortaillod jusqu'à Saint-Blaise, je ne quitte plus le lac durant 20 km.

Colombier, Auvernier, Serrières, Neuchâtel, Hauterive, Saint-Blaise et enfin Marin-Epagnier. J'arrive à la maison à 1905, après 9:48:48 de course-marche. Par rapport à la première sortie OFF, je n'ai pas de sentiment de nausée et pas de cloques!

Dénivelé positif: +1'047 mètres;
Dénivelé négatif: - 1'431 mètres.

Prochain défi: une course dans le canton du Jura: Les 66 du Doubs. Il s'agit d'une épreuve de 64 kilomètres à caractère familial, quasiment confidentielle. Pour les déçus de la suppression du Défi du Val-de-Travers, il y a la une bonne occasion de remplacement. Renseignements: http://w3.jura.ch/services/sat/course_66/m_66.htm.

A bientôt

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Published by Jean-Louis - dans running
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