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5 mai 2006 5 05 /05 /mai /2006 20:17
Bonjour,

une séance 'OFF' est une séquence d'entraînement qui cherche à se rapprocher le plus possible des conditions de la course 'officielle' pour laquelle on se prépare. Mon but ultime pour cette année 2006, c'est l'UTMB - Tour du Mont-Blanc (http://www.ultratrailmb.com/accueil.php). Il m'a semblé nécessaire de prévoir durant la deuxième quinzaine de mars une sortie longue, histoire de me situer. Je me prépare actuellement sur la base d'un plan pour 100 km. Mon choix s'est porté sur un trajet Marin-Epagnier/La Chaux-de-Fonds et retour, soit environ 50 km pour 1958,5 mètres de dénivelé positif et autant de négatif.


Je viens de partir et déjà je vois la première difficulté: la montagne de Chaumont.

Le départ se fait à 0705, ce mercredi matin 3 mai 2006. L'altitude de départ est de 450 mètres. Le premier tronçon me mène à proximité du funiculaire Neuchâtel-Chaumont (altitude: 644 mètres). C'est à dessein que je choisis de monter jusqu'au sommet de Chaumont par ce chemin très raide, puisque parallèle au funiculaire. C'est un très bon entraînement au maniement des bâtons, la pente maximum atteignant 46%!


Chic, déjà une descente; à droite, Saint-Blaise et plus loin Neuchâtel. A droite des arbres, on aperçoit le lac de Neuchâtel.


A mi-parcours de cette montée, on voit Neuchâtel en bas, le lac et la ligne bleue au fonds, ce sont  des vallonnements de l'autre côté du lac, préfigurant les pré-Alpes.

J'arrive à Chaumont à 0845; altitude: 1087 mètres. Le dénivelé positif se monte maintenant à 637 mètres. Je m'y arrête quelques minutes pour manger une barre énergétique. Chaumont est un belvèdère qui domine la ville et le lac de Neuchâtel d'un côté et le Val-de-Ruz de l'autre.. Par beau temps, on peut y admirer les Alpes sur un très large panorama. A proximité de la station du funiculaire se trouve une tour panoramique.

La tour panoramique de Chaumont.

A peine suis-je arrivé qu'un bruit infernal me fait sursauter: ce havre de silence est troublé par la voirie qui, vive le progrès, utilise aujourd'hui de bruyants instruments pour chasser quelques reliquats de feuilles mortes. Les balais étaient plus silencieux...



Je repars donc rapidement. et j'arrive au point culminant de Chaumont (1147 mètres). Commence alors la descente sur la Val-de-Ruz. Après une trentaine de minutes de descente dans la forêt, j'arrive au village de Saules, qui se trouve sur l'autre versant de la montagne. L'altitude est maintenant de 823 mètres (D+ 697/D- 324). Je traverse la campagne du Val-de-Ruz, par le moulin de Bayerel (709 mètres, D- 438) , Engollon, la piscine d'Engollon et enfin Cernier.


Le Val-de-Ruz est encore largement agricole, même si nombreuses sont aujourd'hui les habitations individuelles dans les charmants villages de cette région.

J'arrive à la Fontanelle à 1015. De là, je dois maintenant monter au Col de la Vue des Alpes. Le point de départ est à 850 mètres (D+ 838/D- 438). Assez rapidement, le seul chemin me permettant d'arriver la haut est barré: une coupe de bois s'y déroule et c'est un vrai capharnaüm. Je contourne la difficulté en passant en dehors du chemin, ce qui est très pénible et risqué (torsion de cheville). Heureusement, le coin est désert, aucun bruit. Les bûcherons sont ailleurs...

Bientôt, j'arrive aux Loges, puis au Col de la Vue-des-Alpes (altitude: 1283 mètres; D+ 1271/D- 438). C'est le point culminant de ce parcours.  On y voit les restes de neige de cet hiver qui fût particulièrement enneigé et rigoureux.


En hiver, le parking est utilisé par les skieurs.

Je bois rapidement un coca, puis je reprends la route. Encore quelques 3 ou 4 kilomètres et j'arrive au camping de bois du Couvent, aux portes de La Chaux-de-Fonds. Depuis la Vue des Alpes, le parcours est assez vallonné et j'estime le dénivelé sur ce tronçon à 100 m+ et 100 m-. J'ai couru/marché environ 25 km, pour D+ 1371/D -538.


La ville de la Chaux-de-Fonds est la troisième de Suisse romande. Elle est pourtant méconnue, même en Suisse. Charles-Édouard Jeanneret-Gris, plus connu sous le pseudonyme de 'Le Corbusier' y est né en 1887; Frédéric-Louis Sauser , plus connu sous le pseudonyme de 'Blaise Cendrars' y est né la même année. Louis Chevrolet y est né en 1878; il fonda la marque automobile Chevrolet, à Detroit, USA. La liste n'est pas exhaustive... Pour une ville peu connue, c'est pas mal.

Je prends quelques aliments au restaurant de ce camping, me rechange et me lave un peu (dans le désordre) et après une heure de pause, je pars pour le retour, par le même chemin.

Le retour: altitude de départ: environ 1050 mètres. Tout d'abord, il faut remonter au Col, en passant par Maison Rouge (altitude: 1196 mètres), puis en traversant l'ancienne route cantonale (altitude: 1167 mètres), puis en franchissant un petit mont dont on gagne le sommet par une volée de 352 marches (altitude: 1229 mètres, HD+ 208/HD- 29).


Début des 352 marches. C'est à cet endroit que je ressens les premières 'douleurs' musculaires.

Un km plus loin et c'est le Col (HD+ 262/HD- 29). Depuis le Col, on voit, par (très) beau temps, les Alpes sur une étendue difficilement concevable! Imaginez: le sommet du panneau panoramique explicatif le plus occidental est le Mont d'Hermone (1413 mètres, Haute-Savoie, France). Le sommet le plus oriental est le Glärnisch, pour les francophones prononcer 'Glèrniche'  (2914 mètres, canton de Glaris, Suisse), en passant par le Mont-Blanc (4807 mètres, pas besoin de dire ou il se trouve) et le Cervin (4478 mètres, idem). Bon, aujourd'hui, il fait beau, mais il y a une espèce de brume de 'chaleur' (l'humidité qui remonte du sol) et on devine à peine les plus hauts sommets enneigés. Par beau temps, le lieu est très fréquenté, il y a une véritable cohue. C'est que l'endroit est le point de départ de nombreuses balades, il y a trois restaurants et en hiver, ce sont les skieurs et les racketteurs (pas ceux du fisc, les autres) qui fréquentent assidûment les lieux!


A gauche du sapin, on devine le lac de Neuchâtel et plus loin les Alpes. Difficile de faire une belle photo avec les 'mochetées' qui ont été implantées à cet endroit. On se demande ce que fait l'office de gestion du territoire...

Il est temps de repartir. Toujours en suivant le même chemin, je traverse à nouveau la zone de coupe de bois et j'arrive à Cernier (altitude: 850 mètres; HD+ 262/HD- 462). La fatigue commence à se faire sentir. Je me dirige vers une grande surface ou j'achète un Coca pour boire de suite et de l'eau pour compléter mes bidons (2 fois 1/2 litre). Tout cela me prend au maximum 10 minutes. Pendant ce genre de pauses, je stoppe mon chrono (quand je n'oublie pas). La traversée du Val-de-Ruz via Bayerel (altitude: 709 mètres, HD+ 262/HD-603) me paraît moins pénible que ce matin. Pourtant, il fait bien plus chaud. La montée dans le village de Saules jusqu'au pied de Chaumont est terrible, sur le goudron (altitude: 823 mètres; HD+ 376/HD- 603).


Cette fameuse montée à travers Saules, jusqu'au pied de Chaumont. En bas, le Val-de-Ruz et au fonds, Cernier.

J'arrive enfin dans la forêt ou je pense trouver un peu de fraîcheur. A vrai dire, elle est toute relative. Je me trompe de chemin (par rapport à celui du matin; il est très raide; cela occasionne un peu de stress, car je ne suis pas sûr d'arriver ou je veux, et je n'ai pas pris mes cartes 25'000 avec moi. Surtout, je commence vraiment à fatiguer. Finalement, je fais une ralonge de 200 ou 300 mètres, mais j'évite la coupe de bois du matin. Aux environ de 1700, j'arrive au sommet de Chaumont (altitude: 1151 mètres, HD+ 704/HD- 603) ou je fais une petite pause sur la terrasse du 'Petit Hôtel'. De cet endroit également, on a une vue magnifique sur le lac et les Alpes. Les terrains de tennis sis devant l'hôtel sont les témoins d'une splendeur passée. Il est loin le temps ou de Neuchâtel on venait en villégiature à Chaumont, à dix kilomètres de chez soi...


L'arrivée à Chaumont (la montagne et le village portent le même nom).


Devant la terrasse du 'Petit Hôtel', il y a deux courts de tennis. Au loin, au dessus des arbres, on voit le lac de Neuchâtel. Et encore plus haut, à gauche on voit également le lac de Morat (Murten, en allemand).

La dernière descente, de Chaumont à Hauterive puis Saint-Blaise. La forêt est magnifique, mais l'effort est assez rude, car la pente est prononcée. A cet endroit et seulement à celui là, le chemin n'est pas le même que celui du matin. En sortant de la forêt, je découvre une fois de plus, les merveilleux paysages des villages de ma région.


Voici la vue qui s'offre à moi à la sortie de la forêt. Au loin, Marin-Epagnier, ma commune.



Saint-Blaise, village autrefois principalement viticole. Il y a de beaux et importants restes de vignes et certains crus sont fameux. Au loin, la baie de Saint-Blaise, véritable paradis pour les activités estivales.

Je suis maintenant presque complètement cuit, à point. J'achète à nouveau un coca dans une station service (à 1,5 km de chez moi). Je n'ai pas remarqué que c'est un Coca 'vanille'. La première gorgée me retourne l'estomac, je le jette. Je ne suis pas un fan de coca, mais pour la course à pied, le coca dégazéfié vaut largement les produits spécialisés vendus bien plus chers!!!



Des spectacles comme celui-ci aident à surpasser la fatigue et la douleur. Vive le printemps!

Enfin, j'arrive à la maison (altitude: 450 mètres, HD+ 704/HD- 1304) à 1805, 11 heures après mon départ, mais après 9 heures 24 minutes de course effective. Je suis assez fatigué, j'ai deux cloques au même pied. Sinon, pas de séquelles, si ce n'est un dégoût assez prononcé pour le sucré, ce qui m'arrive rarement. Le dénivelé total: HD+ 2075/HD- 1842. La différence est due à un oubli de ma part, faisons la moyenne: 1'958,5 HD+ / 1'958,5 HD -, soit en tout 3917 mètres de dénivelé. Il faut donc ajouter 20 km aux 48,6 km effectifs pour trouver les km/effort: 68. C'est pas mal. Mais souvenons-nous que l'UTMB, c'est 158 km avec 8'500 de HD+... Restons donc encore modestes!

Mission réussie.

Dans un prochain article, je vous montrerai comment soigner efficacement des cloques (ampoules, vessies). Car aujourd'hui, j'en ai attrapé une et une belle, ce qui est aussi rarement le cas.

A bientôt.

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Published by Jean-Louis - dans running
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