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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 20:45
Bonjour à tous,

dans six jours, ça y est, départ samedi 21 juin 2008 à 0715 pour le Défi du Val-de-Travers: 74,3 kilomètres avec 2952 mètres de dénivelé. Ma seule inquiétude pour l'instant, c'est la météo. Je crains la pluie, pour un tas de raisons: la première est que suite aux intempéries de ces dernières semaines, le sol est déjà détrempé. Dans la première partie du parcours, de Couvet à Môtiers, cela ne devrait pas poser trop de problèmes, excepté peut être dans la descente des Chenées (avant Riau) ainsi que dans le dernière descente sur le château de Môtiers. Ces descentes sont raides et toujours humides en temps ordinaires. Avec les précipitations de ces derniers jours, cela n'en sera que plus glissant.
J'ai effectué la reconnaissance de cette première partie le 29 avril dernier: voir ici.

L'article d'aujourd'hui décrit la sortie du 10 juin 2008. Avant le départ, l'idée était de faire la deuxième partie du trajet, Môtiers-Couvet, soit environ 43 km avec environ 1300 mètres de D+.


Pour bien voir le profil, cliquer sur l'image ci-dessus. Dans le site WED du Défi, cliquer avec la touche droite de la souris sur l'image, copier l'image dans un document Word (par exemple). L'image sera plus grande et donc lisible!
Tout comme le 29 avril, je suis allé préalablement poser des effets de rechange au centre sportif de Couvet ou aura lieu le départ du Défi. Ainsi, à mon retour, je pourrais me doucher et me changer avant de grimper dans le train du retour.


La piscine couverte du centre sportif; le ciel est bleu, quelques brumes traînent encore sur le fond de la vallée. Résidus des pluies de ces derniers jours...

A 0915, me voici à pied d'oeuvre, à Môtiers. Je commence par traverser ce charmant village, dernières traces de la civilisation avant longtemps!

Le ciel est bleu, la température est encore fraîche, la journée s'annonce radieuse, j'ai bien choisi mon jour, on dirait.

Les premiers kilomètres se passent tranquillement, dans la forêt. Le sol est meuble, l'humus est tendre, humide certes, mais pas détrempé. Tous se passe sur de petites montées entrecoupées de zones 'plates', le tout est donc assez roulant. Mais souvenons nous qu'au Défi, on aura déjà à ce moment là parcouru 30 km!

Ah, les belles couleurs du printemps...

A gauche de ce chemin coule le ru du Breuil; en cas de fortes chaleurs, il pourrait nous rafraîchir... Puis les choses sérieuses commencent, on entre dans belles gorges de la Poëta Raisse. Sur quelques km vont se succéder des volées d'escaliers...

Des escaliers...

Des zones un peu plus plates...

C'est plat, je te dis! Ne chipotes pas!

Je me demande si on est bien dans le Jura... On dirait un peu l'Amazonie, non?

Des gorges un peu inquiétantes... avec des escaliers...

Pneus lisses déconseillés! En principe, il n'y a pas d'endroits dangereux. Comme ici, certaines portions sont 'sécurisées' par une rambarde ou par une main courante. Juste faire attention aux glissades. Autrement dit, vous devrez adapter votre vitesse aux conditions...

L'endroit est vraiment très très beau...

Passerelle et main courante.

Cette montée est très belle et finalement pas trop fatigante, car la vitesse ne peut pas y être élevée. Bien sûr, je parle pour les coureurs du dimanche, comme moi. Enfin, nous voila en haut des gorges (mais pas au sommet).

En Suisse, tant qu'on croise une vache, c'est qu'on est pas (trop) perdu.

A cet endroit justement, le parcours n'étant pas encore balisé pour la course, je me suis trompé de chemin et j'ai fais 3 km de plus et aussi un peu de D+ supplémentaire. Finalement, j'ai retrouvé mon chemin (avec une perte de temps qui aura des conséquences plus tard dans la journée). Arriver au bout de la Poëta Raisse ne signifie pas être au sommet du Chasseron, loin s'en faut! D'ailleurs le voilà, tout là-bas...

Au centre de la photo, le Chasseron. Il y a encore environ 6km jusqu'au sommet... Cette partie est très longue.
Malheureusement, le ciel se charge de sombres nuages. La météo a bien annoncé des orages, mais plutôt plus tard... en fin de journée! Et il n'est pas encore midi.

Petite montée assez raide dans les pâturages, au lieu dit 'Crêt de la Neige'. La piste passe ici à travers un enclos ou paissent des vaches. A gauche, un précipice, à droite un chemin qui ne va pas ou je veux aller. Me voilà donc obligé de traverser le troupeau, et je n'aime pas trop ça. Je passe donc la barrière (barbelés électrifiés, vive le tourisme vert!!!). Instinctivement, je reste à proximité de la barrière, au cas ou... Sage précaution, car soudainement, j'entends un galop derrière moi et en effet, deux vaches me foncent dessus. Je me dis qu'en courant le long de la barrière, elles ne viendront pas s'y frotter. Que nenni, je suis obligé de repasser de l'autre côté. Encore une petite montée en sous bois et me voilà de l'autre côté.

Sommet du Chasseron, tout le monde descend.

Tu ne crois pas si bien dire! Après environ 13 km et presque 900 mètres de D+, voilà la descente sur Noirvaux: plus de 600 mètres de D- en moins de 3 kilomètres! Et voilà qu'il commence à pleuvoir!!! Flûte de Champagne! Le chemin est très raide, peu marqué (je dois un peu improviser) et très boueux. Chemin défoncé par les bovins plus boue, ça donne cela:

Là, je prenais la photo, et ... splash... Je vous la remets au net ;-) en dessous.

Voilà!

Malgré tout, l'effort n'est pas trop pénible et j'arrive enfin dans le vallon de Noirvaux. C'est à ce moment que le ciel ouvre complètement ses vannes et laisse tomber toute la pluie possible, le tout ponctué de coups de tonnerre. Je n'aime pas trop ça, il n'y a pas de maisons aux alentours, que des arbres... Je profite de cet arrêt pour tirer mon sandwich du sac, je bois un coup et je repars. Problème, je suis complètement détrempé, mes chaussures font splash, splash et splash. Et je n'ai pas de chaussettes  de rechange...

Une petite montée et 3 km plus tard, me voici à la Côte aux Fées. La pluie qui avait cessé reprend, moins orageuse, mais fine et serrée. La température baisse. Je me mets à l'abri et je consulte mes cartes... Il me reste environ 20 km, avec plus qu'une petite montée. Je devrai y arriver dans les temps que je me suis fixé, conditionnés par le fait que j'ai un rendez-vous à 19h30 à Marin... Je repars donc gaillardement, sous la pluie... 2 km plus loin, je dois me rendre à l'évidence: je suis un peu perdu, il n'y a plus de chemin, je suis au milieu d'un pâturage, du côté du lieu-dit 'Chez de Berne'. Le problème, c'est que le chemin n'est plus marqué sur le terrain et par endroit, même pas sur la carte... Je décide donc de changer de tactique: je vais rejoindre Môtiers (au lieu de Couvet) en redescendant sur le vallon de Noirvaux (il y a un bon chemin de forêt), puis par la route asphaltée. Il pleut toujours. Enfin, j'arrive à Môtiers ou je n'ai que cinq minutes à attendre le train (quelle chance) pour Couvet.
J'ai donc fais 30 km au lieu des 42 prévus (plus 3 de détours divers); mais les 12 derniers n'auraient été que de la descente et du plat, c'est donc pas trop grave.

Arrivée à Môtiers. En voilà qui ne font pas trop de soucis...

Moi, ce qui m'inquiète un peu par rapport au Défi (dans une semaine, donc), ce sont les prévisions météo. Selon certaines sources, il ne devrait pas pleuvoir du 18 au 25 juin, sauf le 21.... On verra bien, en tous cas, je vais prendre plusieurs paires de chaussettes et peut être mes mini-guêtres, qui retiennent la 'mouille' un moment. J'hésite également avec les bâtons, pas vraiment nécessaires à la montée, peut être utile en certaines descentes. Mais ces descentes sont assez courtes et il faudrait porter les bâtons tout le reste du temps pour rien... On verra!

A bientôt!
 

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Published by Jean-Louis - dans running
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