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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 12:28

Bonjour,

enfin (presque) remis de mon relais du 19 mars 2008, je tiens à faire partager cette expérience peu commune. Pour un historique, le pourquoi du comment et toute cette sorte de questions relatives à la Méga Toff: cliquer ici , ici, ou encore ici.

 

Mercredi 19 mars 2008, 0530: je me lève après avoir passé une très mauvaise nuit. Sans doute le stress. La météo m'inquiète. Il fait -2 degrés quand je sors du lit. Donc à Noiraigue, il doit faire -5. Au moins le ciel est clair, la météo annonce des précipitations dans l'après-midi. Je prévois d'arriver à Saignelégier vers 14 heures.

 

 HPIM0600-copie-1.JPG

Me voici à la gare de Marin, l'aube pointe le bout de son nez. Il est 0615.

 A la gare de Neuchâtel, j'ai juste le temps d'acheter deux petits pains au lait. C'est quelque chose qui passe bien et qui est facile à manger tout en marchant/courant. De plus, il y a des sucres lents... Puis je prends le train qui me mène à Noiraigue.

 

HPIM0601-copie-1.JPG

Le soleil sors de derrière les Alpes. Il est 0644.

 Nous voici dans le Val-de-Travers. Au loin, le Creux-du-Van, bien illuminé cette fois. Le 21 juin 2008, je passerai là-haut, pendant le défi du Val-de-Travers. Avis aux amateurs: vu la distance, le dénivelé et le relatif éloignement dans le temps de l'UTMB/CCC, ce défi peut être un excellent jalon pour l'entraînement au Tour de Mont-Blanc...

   

HPIM0602.JPGLe soleil commence de carresser le cirque du Creux-du-Van (0654).

A 0701, j'arrive à Noiraigue. Christian Fatton, mon prédécesseur du relais précédent, m'accueille à la descente du train. Le pauvre est malade. Sans autre forme de cérémonie, il me remets le fanion et le carnet, puis il part récupérer sa voiture à Saint-Blaise avant d'aller se soigner... Quand à moi, je suis un peu stressé par le froid et l'épreuve qui m'attend. Et du coup, on oublie de se prendre en photo ensembles avec le fanion!!!


Antoinette2.jpg

Juste avant de partir, je suis encore en tenue 'chaude' (0710)

A 0710, je me mets en route. Cela commence par une montée de 1,5 km avec 250 mètres de D+. Il doit faire -5 degrés. Mais la montée me réchauffe et après un km, je peux enlever le bas de survêtement. Je suis maintenant sur la crête et je domine la vallée de la Sagne.

  HPIM0603-copie-1.JPG

La vallée de la Sagne (0738).

La traversée de la vallée de la Sagne, dans le sens de la longueur fait environ 13-14 km. Le fond de cette vallée est rigoureusement plat, avec vers la fin quelques faux plats montants. En principe, à cette saison, on y fait du ski de fonds... Par la force des choses, je suis obligé de longer le route passant par les Petits-Ponts puis Plamboz, ensuite la Sagne et enfin la Corbatière. Le moins que je puisse dire est qu'il faut être prudent. En effet, un radar dans ce secteur ne ferait pas de mal...

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Habitation typique du Jura Suisse, en l'occurence de la vallée de la Sagne (0749).

Vers 0930, j'arrive au bout de la vallée. C'était un peu monotone, mais je n'ai pas froid. Juste un peu faim, maintenant. C'est le moment de sortir mes petits pains. Depuis le départ, j'ai pris deux gels et un peu de boisson. Le froid ne pousse pas à s'hydrater.

 

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Longue, longue vallée, de la Sagne. Je suis parti des éminences que l'on perçoit dans le fond (0924).

 

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Ca, par contre, ce n'est pas typiquement jurassien! (0934)

J'arrive maintenant au bout de cette portion. J'arrive aux Grandes Crosettes, altitude 1048 mètres. Et que vois-je (enfin) au loin? Les tours de la Chaux-de-Fonds.

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Au loin, les trois tours (0959)...

La ville est encore cachée par les creux et les bosses du terrain. La Chaux-de-Fonds, c'est la ville à la campagne. C'est la troisième plus grande ville de Suisse romande, après Genève et Lausanne. La ville compte plus de trente mille habitants. C'est l'une des capitales mondiales de l'horlogerie. Parmi les personnes célèbres qui y sont nées, citons:

- Charles-Edouard Jeanneret (1887-1965), plus connu sous son nom d'artiste: Le Corbusier;

- Frédéric-Louis Sauser (1887-1961), plus connu sous son nom d'écrivain: Blaise Cendrars;

- Louis Chevrolet (1878-1941), coureur et constructeur automobile;

- Plus anciennement, Daniel Jeanrichard (1665-1741), est considéré comme l'un des fondateurs de l'industrie horlogère en terres neuchâteloises.

- Citons encore Pierre Jaquet-Droz (1721-1790), horloger lui aussi, génial inventeur d'automates qui aujourd'hui encore fonctionnent et peuvent être vus en mouvement au musée d'Art et d'histoire de Neuchâtel.

Revenons à nos moutons. Un peu de montée, passage par le camping du Creux des Olives et enfin je descends sur la 'Tchaux' (surnom de la ville). J'ai fais la moitié de mon relais. La Chaux-de-Fonds est une ville industrielle, de mécanique de précision et d'horlogerie.

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La Chaux-de-Fonds, l'avenue Léopold Robert. La bise souffle modérement, le ciel commence de se couvrir, il fait 0 degré (1028).

Je traverse la ville par l'avenue Léopold Robert et je perds un peu de temps à retrouver les chemins pédestres qui vont me mener au Jura. D'ailleurs, je ne trouve pas tout de suite le bon chemin et je progresse assez lentement sur une crête surplombant le chemin de fer du Jura. J'arrive à la Cibourg. Je suis maintenant dans le canton de Berne. La météo se maintient et quand bien même je supporterais quelques degrés de plus, je n'ai pas froid, sauf quand je m'arrête pour récupérer la page suivante de mon road-book. J'arrive à la Ferrière. Dans la région de la Chaux-d'Abel (je suis maintenat dans le canton du Jura), je me perds un moment et il me faut un quart d'heure pour me remettre sur les bon rails. Le balisage pédestre laisse parfois un peu à désirer. Les prairies sont légèrement gelées et cela a comme avantage d'éviter la gadoue... Je suis à prêt de mille mètres d'altitude et pourtant, les jonquilles commencent de fleurir. Pas sur qu'elles passent les Pâques!

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Miracle de la nature... (1228)

Je traverse le village des Bois. De là, je descende de suivre la route au lieu des chemins, car j'ai perdu du temps précédemment et je dois remettre le relais à 14 heures à Saignelégier! Le Boéchet puis le Noirmont sont traversés sans encombre. Il fait plus froid. La bise est plus forte. Voici enfin le hameau de Muriaux. Plus que deux kilomètres... Une petite montée sur les Chargeoux et je suis de nouveau à 1000 mètres. De là, je surplombe Saignelégier, 2140 habitants et but de mon périple.

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Saignelégier, 'capitale' des Franches-Montagnes (1357).

Je trouve facilement la gare et mon relais à qui je dois remettre le carnet (ou je n'ai noté que deux lignes, mais je me rattrape ici) et le fanion.

 

HPIM0615.JPG

Je suis un peu crispé par le froid et la fatigue et j'ai de la peine à sourire... (1408)

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A droite Eric Bonnotte, accompagné de Martial. Ils feront le relai ensemble, de Saignelégier à Montbéliard (62 km).

Le fanion est repassé en France! Bonne route et bon courage. Au moment ou j'écris cet article, il neige, il vente, il fait 1 degré! J'ai eu de la chance! Et quand on se rappelle que le 15 mars, pour les 15 km de Kerzers, j'ai eu 17 degrés!!!

HPIM0616.JPG

Et comme d'hab, après l'effort, le réconfort, avant d'aller prendre le train qui me ramènera à la maison (1451).

 

HPIM0618.JPG

Pas de doute, aujourd'hui je suis mieux chez moi!

Avec un temps pareil, je n'aurais jamais pu relier Noiraigue à Saignelégier! J'ai eu du plaisir à faire ce relais, même si je manquais totalement d'entraînement. Mon unique regret, c'est que les médias locaux soient passés totalement à côté de cet événement. J'ai pourtant sollicité l'Express, l'Impartial et le journal du Jura, sans succès! Je n'ai plus fait une si longue distance depuis la CCC 2007 (août 2007). Quelques jours de repos et je vais élaborer un plan de préparation pour le défi du Val-de-Travers.

Eric m'a envoyé un petit mail pour me dire que tout allait bien, ils sont bien arrivés. Sauf qu'ils ont perdu le fanion du côté de Saint-Hypolite et qu'il a fallut le chercher pendant 90 minutes... Moi, je l'avais caché dans mon sac!

UMT_drapeau.jpg


 

Carte de mon parcours

CR du relais 33, mon ami Pierre Joye (ou vous constaterez, que s'il pouvait parler, le fanion en aurait à nous dire...)

 

Avant de vous quitter, je veux encore adresser un grand remerciement à ceux qui ont eu l'idée et à ceux qui ont permis de la concrétiser. Encore merci et bravo!!!

A bientôt

 

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Published by Jean-Louis - dans running
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