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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 16:17

Bonjour,

L’hébergeur de mon blog à récemment évolué vers une nouvelle  plateforme. Cet article contient donc encore certainement des imperfections. Je vous prie de me les signaler, merci.

 

Ce mardi 26 août 2014 est à l'image des jours des mois de juillet et août déjà écoulés: pluvieux et venteux. Mais il y a eu une parenthèse: du 21 au 25 août, j'étais à Zermatt pour le trail des 46 km du Matterhorn Ultrak 2014 et il a fait beau du début à la fin du séjour!!! Une véritable chance, d'autant plus que j'avais invité des amis de France dans ce lieu magique jusqu'alors inconnu pour eux. A notre retour, on nous a dit qu'à Marin (mon lieu de résidence), il n'avait fait beau que le dimanche...

Le jeudi déjà les prémisses de la course sont déjà visibles...

Le jeudi déjà les prémisses de la course sont déjà visibles...

La météo est donc superbe, même si le fonds de l'air est frais pour la saison. Nous nous retrouvons tous le soir autour d'une bonne fondue puis dodo.

 

Le Cervin (Matterhorn en allemand)  fait partie des trois grandes faces nord des Alpes, avec l'Eiger et les Grandes Jorasses

Le Cervin (Matterhorn en allemand) fait partie des trois grandes faces nord des Alpes, avec l'Eiger et les Grandes Jorasses

Le vendredi matin, nous partons faire une petite excursion pour nous dégourdir les jambes. Nous partons en direction du charmant petit hameau de Zmutt. Le temps est toujours superbe et au fur et mesure du passage des heures, la température monte (il faisait 4 degrés à sept heures et demie).

En direction de Zmutt...

En direction de Zmutt...

Toujours en direction de Zmutt, nous voyons ci-dessous que le chemin est déjà balisé pour la course (balise orange).

Matterhorn Ultraks 2014, la course

Au retour, nous constatons que les préparatifs vont bon train sur l'aire de départ.

 

L'aire de départ

L'aire de départ

Le soir nous prenons l'habituel plat de spaghettis sauce bolognaise chez David qui nous a invité. De plus, un autre ami dont nous avons fait la connaissance par l'entremise de Marc Hoste nous rejoint: Pierre Joye. Il fera également le lendemain la course des 46 km. Nous nous retrouvons à nouveau à quatre, comme par le passé lorsque Marc était avec nous. Le petit nouveau, c'est maintenant David, parfaitement intégré dans notre chouette petit groupe. D'ailleurs, en fait de petit nouveau, David est simplement, sportivement parlant, le meilleurs de nous quatre.

Le lendemain, l'ambiance change, les regards sont anxieux devant l'effort qui nous attend. La météo est toujours au beau fixe, en avant.

Nous n'avons pas retouvé Pierre sur l'aire de départ et il manque donc sur la photo. Nous le reverrons sur le parcours et après la course.
Nous n'avons pas retouvé Pierre sur l'aire de départ et il manque donc sur la photo. Nous le reverrons sur le parcours et après la course.
Nous n'avons pas retouvé Pierre sur l'aire de départ et il manque donc sur la photo. Nous le reverrons sur le parcours et après la course.

Nous n'avons pas retouvé Pierre sur l'aire de départ et il manque donc sur la photo. Nous le reverrons sur le parcours et après la course.

David est arrivé, on peut partir! 07:30, le starter donne le départ pour 46 km, 3'600 mètres de D+ et 11 heures d'effort pour les derniers. J'ai déjà décrit la course lors des reconnaissances relatées dans mon article précédent, je n'y reviens donc pas en photo. Vous pouvez consulter le parcours et le profil de la course ici. Vous verrez également sur le site Internet les infos concernant les autres courses (14, 16 et 30 km).

La première tranche du parcours est la montée de Zermatt à Sunnega (environ 6 km et 700 mètres de D+). Je couvre ce tronçon en 1:12.15,3. De cet endroit, on part pour une petite descente pendant laquelle nous traversons les hameaux de Findeln (4 restaurants...). Puis vient le plat de résistance, la montée au Gornergrat: environ 6 km pour 1'100 mètres de dénivelée positive. J'y arrive après 3:33.28,5 d'effort cumulé. Cette deuxième tranche a duré 2:21.13,2 de pur plaisir. Nous avions décidé que les accompagnateurs nous retrouveraient après la descente du Gornergrat, et je reprends immédiatement la route pour l'étape suivante, Riffelalp. Au moyen d'un moteur de recherches, vous trouverez d'autres liens pour ce magnifique endroit (mais dans cette région, tout est beau!).

 

 

Arrivée à Riffelalp...

Arrivée à Riffelalp...

.. ou nous sommes acceuillis en musique!

.. ou nous sommes acceuillis en musique!

J'ai fais un peu plus de 59 minutes pour cette descente de 7 km environ. Je sens très bien que j'ai perdu beaucoup de vitesse en descente ces dernières années. Même si le chemin est par endroit assez technique, je n'arrive plus à accélérer quand c'est roulant. Ma musculature s'est beaucoup relâchée depuis que je suis sous statine. En tous cas, ce n'est pas un manque d'entraînement, je viens en effet d'enchaîner deux plans d'entraînement au trail en 12 semaines. La non plus, je ne traîne pas au ravitaillement. Je repars pour Schwarzsee, ce que je pense être la dernière 'grande montée'. Depuis Riffelap, il y a en premier 4 km de descente de mon point de vue assez technique, pour arriver à Furi, que nous atteignons après la traversée d'un pont suspendu surplombant le torrent glaciaire.

 

Pendant la descente sur Furi, au loin, Zermatt. En fait toute la course tourne autour de la petite ville, par les sommets.

Pendant la descente sur Furi, au loin, Zermatt. En fait toute la course tourne autour de la petite ville, par les sommets.

Le temps change et le Cervin se cache derrière les nuages, comme pour me dire: hâte-toi de rentrer...

Le temps change et le Cervin se cache derrière les nuages, comme pour me dire: hâte-toi de rentrer...

Voici enfin le pont suspendu de plus de cent mètres de long, que nous devons franchir au pas

Voici enfin le pont suspendu de plus de cent mètres de long, que nous devons franchir au pas

A Furi, pas de ravitaillement comme prévu sur le road book. Heureusement, j'ai encore assez de liquide pour rejoindre Schwarzsee, le prochain lieu de ravitaillement. J'y arrive enfin, après 2 heures 20 d'effort depuis Riffelalp (environ 10 km et 900 mètres de D+). A Schwarzsee, nous sommes au plus près du Cervin. Malheureusement, il est maintenant partiellement masqué par les nuages.

Depuis Schwarzsee jusqu'à Stafel, le descente est de nouveau, en ce qui me concerne, assez technique. A un km de Stafel environ, je me sens un peu esseulé quand soudainement, je trouve un concurrent affalé sur le chemin de chaille. Je vois rapidement qu'il fait une hypoglycémie assez sévère. Je connais bien les symptômes, cela m'est arrivé lorsque débutant, je ne prenais pas bien garde à mon alimentation en course. Je lui donne deux tablettes de glucose et le gars, plutôt baraqué, reprends des couleurs. Quelques minutes se sont passées. Nous redémarrons ensemble et conversons en allemand. Je dois m'arrêter pour un petit besoin et le gars continue, je pense bien, vu son état, le rattraper. Je ne l'ai plus revu...

 

 

 

Le Cervin, vu de Schwarzsee (Lac Noir)

Le Cervin, vu de Schwarzsee (Lac Noir)

J'avais pensé que la dernière montée avant de redescendre sur Trift serait une formalité. En fait, la fatigue venant, elle me semble interminable, mais mon rythme est bon. A peu près à mi-côte, je rattrape un jeune homme dont le visage et les mains sont pleines de sang. Ce n'est pas un francophone, mais il s'exprime assez bien en français. Cependant, son discours est assez confus. Nous marchons un moment côte à côte et quand je vois qu'il va mieux, je lui demande si je peux repartir. M'étant assuré qu'il est en possession du téléphone de l'organisation et sachant que la 'voiture balai' ne doit plus être loin, je repars sereinement. Encore du temps perdu, mais l'esprit trail c'est aussi (et surtout) cela. Après une montée de trois km et 600 mètres de D+, j'arrive à Trift ou je passe tout droit. La dernière partie du trajet n'est pas piquée des vers: cela commence par 4-5 km de descente avec 900 mètre de dénivelée négative!!! Et c'est par endroit très technique. Pendant la descente, je m'occupe de mon troisième éclopé de la journée, un anglais atteint de crampes au deux mollets. Je connais cela! Je reste deux minutes à ses côtés (il est seul) et je repars. J'arrive enfin à Zermatt, en dessus de la gare. Je dois encore courir presque un km avant de bifurquer sur la route principale. Je franchis l'arrivée sous un tonnerre d'applaudissements. Tout comme à l'UTMB à l'époque, je bénéficie de la sympathie accordée aux coureurs du fond du classement!!!

En résumé, j'ai passé une fort belle journée, ponctuées d'un tas de choses intéressantes et de paysages grandioses. La météo était absolument fantastique (elle le sera d'ailleurs tout au long de notre séjour), je n'ai pas eu une seule crampe, aucun bobo, pas de chutes. L'organisation était parfaite et la dotation était en dessus de la moyenne: trois bons pour des demis-tarifs pour un des moyens de transport de la région (il faut savoir qu'un aller-retour Zermatt-Gornergrat coûte 80 francs suisses), un bon pour la pasta party, un bon pour une raclette (qui a son origine dans ce si beau canton du Valais), un sac à effets sportif Scott et évidement le t-shirt de finisher. La brochure destinée aux accompagnateurs est un modèle du genre! Les bénévoles étaient également au top.

Voila, il ne reste plus qu'à décider d'un nouvel objectif: cela sera Villeret-Chasseral-Villeret, Morat-Fribourg et le semi marathon de Lausanne, dans un premier temps.

 

Le lien Facebook ci-dessous vous montrera de magnifiques photos de la course.

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.942426109117524.1073741842.458553360838137&type=1
 

A bientôt.

 

 

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Published by Jean-Louis
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commentaires

Camille 12/12/2014 12:40

Très beau cadre, ça laisse rêveur !

trafic organique 13/11/2014 06:47

Merci très beaucoup pour cet extrait de littérature. Continuez.